dimanche 5 septembre 2010

Tranches de vie

En ce moment, je dois avoir des restants de couleur homard sur le corps. Habituellement, je ne suis pas celle qui prend les douches les plus chaudes. Mais là, ça s'imposait.

Je suis perdue quelque part dans Charlevoix. Je viens de m'ouvrir une bière. D'ici of course. Et j'ai envie d'écrire. Après tout, ne suis-je pas venue ici en partie pour ça ?

Il fait chaud. Vraiment chaud. Ça compense pour les quelques frissons tout à l'heure lorsque j'ai pris une longue marche sur la plage. Je me suis gavée de beauté. Ainsi que mon appareil-photo. Qui m'avait démangé toute la journée. Bon, j'avais bien pris quelques photos un peu plus tôt. Mais seulement en conduisant et pour le hasard de voir ce que ça pourrait donner. J'aime faire ça. Ne pas toujours prévoir la photo. La laisser se créer d'elle-même.

La bière est bonne. Pas trop forte. Un léger goût d'épices.

Je suis seule. J'ai fermé tous les stores et allumé 2 lumières. C'est un peu en apesanteur comme sensation. J'ai vraiment l'impression d'être très loin de tout. Mais ce n'est pas le lieu qui fait ça. C'est moi. Quand je suis dans un hôtel, seule à l'étranger, je n'ai aucun problème à être seule. Ni chez moi. Je ne dis pas que j'en ai ici. Mais d'être seule dans un hôtel au Québec m'a toujours fait une drôle d'impression.

La journée a été longue. Pas longue pour me plaindre. Juste longue. Comme le sont parfois les journées. Parce qu'on a peu dormi. Des choses qui arrivent. Parce qu'on a fait plusieurs heures de voiture. Faut bien se rendre. J'ai bien aimé la route aujourd'hui. Pour le temps de penser, pour le temps de chanter à tue-tête. Le temps de regarder aussi. Le temps d'arrêter quand je veux. Un cappucino glacé, un arrêt toilette, un dîner, quelques photos...

J'ai dîné d'un sandwich et d'une soupe. À côté de gens qui ont certainement eu aujourd'hui la conversation la plus ennuyante de la planète. Les mots étaient gauches. La femme a dit quelque chose. L'homme n'a rien compris. Il a dit la même chose plus tard. La femme a acquiescé de façon laconique. Même les silences avaient l'air ardus et pénibles. Qui sait que les silences peuvent se révéler délicieux si on choisit la personne avec laquelle on les partage. Ce n'était pas leur cas.

Il y a eu la plage aussi. Magnifique. Où j'ai marché longuement. Pris de nombreuses photos. J'aime le fleuve. D'un amour inébranlable. J'aime ses couleurs, ses textures, ses nuances, ses humeurs. Ça vide la tête. Non pas que j'aie tant de négatif à vider en ce moment. Mais ça fait du bien. Respirer, regarder, ne pas trop penser, prendre des photos.

Les bruits de fond du studio sont étranges. Vous savez ces bruits qui font que l'on est jamais plongé dans un silence complet...

J'ai hâte de me lever demain matin, de sûrement ouvrir ma porte, de faire quelques pas à l'extérieur et d'aller voir le fleuve. Qui n'est vraiment pas loin.

Mes vacances se poursuivent fort bien jusqu'à maintenant. Agréables et simples.

4 commentaires:

L'Ermite silencieuse a dit…

Pas rapport avec ton billet mais je voulais te dire que j'étais déménagée. Ma nouvelle adresse : http://ermitesilencieuse.blogspot.com/

Merci de revenir me voir!

Camille a dit…

Profites en bien ma chère!!! :) Ce que je donnerais ces jours-ci pour m'éclipser le long d'un fleuve moi aussi..

Phil a dit…

Bonnes vacances ! Et bonne écriture !

L'impulsive montréalaise a dit…

@L'Ermite : J'avais vu ton billet.
@Camille : Ça fait du bien. C'est beau. Une belle pause. Le retour à la vie sera bien aussi, j'ai confiance. Mais là, je savoure.
@Phil : Merci beaucoup. Et pour l'écriture, je devrais m'y mettre plus mercredi et jeudi. P-être demain. Selon la météo. Pour mercredi, jeudi, à date, y'a un déluge d'annoncé. Ahahahaaha ! Tk, on verra. Je savoure et je fais ce qui me plaît quand ça me plaît. :)