lundi 13 septembre 2010

Ce que j'ai envie de t'écrire‏

Je sais, je commente chez toi, tu commentes chez moi. Mais je porte des mots en moi. Je les offre ici. À toi et à tous ceux qui voudront bien les prendre pour eux-mêmes. Parce que tout le monde a besoin d'encouragement. Parce que tout le monde cherche ou au moins voudrait améliorer sa vie. Je sais aussi que j'ai l'air de jouer à la grande soeur là-dessus. Disons que soeur seulement serait plus juste.

***

Chère Green Head,

on ne se connaît pas, mais il m'arrive de penser à toi. À tes combats. Je n'ai pas besoin de les nommer, tu les connais... J'en ai tant des combats dans ma vie moi aussi. Pas les mêmes. Ils sont différents. Mais j'ai l'impression que le brassage d'émotions à l'intérieur de nous se ressemble étrangement. Nous semblons entières et sans pitié pour certaines de nos faiblesses. Pourtant... Comme nous ne devrions pas.

Je suis forte; tu l'es aussi. Notre but est noble : améliorer nos vies, atteindre une certaine sérénité. Je ne sais pas pour toi, mais moi j'y arrive de plus en plus.

Sauf que. Mais.

C'est peut-être pour ça que chaque ''échec'' (oui échec entre guillemets, car ce n'en est pas toujours) me rentre dans le coeur aussi fort. Pour ça que j'ai ces pensées négatives, ces douleurs vives, ces angoisses, ces sentiments de culpabilité... Parce qu'on dirait qu'une fois qu'on y a touché, au mieux, on ne se pardonne pas assez le droit de ne pas être parfaites, de parfois fléchir le genou comme je l'ai déjà dit. Pourtant, comme c'est normal dans la vie, comme c'est humain, si humain. Et humaines, nous le sommes.

Je crois qu'il faudrait apprendre à se serrer plus fort qu'on ne se juge, à s'aimer plus fort que l'on ne s'en veut. Je crois qu'il faudrait encore plus d'indulgence. J'en ai beaucoup pour moi. J'ai appris avec les années. Je le dis, je suis de mieux en mieux. Mais lorsque la vie me donne un fouet imaginaire dans les mains, comme j'y vais fort. Comme je m'en veux. Comme je frappe sans pitié. Il faudrait arrêter tout ça. Il faudrait comprendre que la vie nous donne les épreuves qu'on est capable d'affronter, les obstacles qui nous apprendront à prendre encore mieux soin de nous...

La route est belle. La vie est belle. Je nous souhaite le meilleur.
On ne se connaît pas. Mais je pense parfois à toi.
Câlin virtuel. Bonne route. Bon chemin de vie.

Une soeur de mots

9 commentaires:

Marie a dit…

Ah c'est cute cette pensée. Vrai aussi.

Grimimi Sue a dit…

Je me reconnais tellement... Ce soir c'est encore plus vrai. J'ai sorti le fouet et je me suis battue jusqu'au sang.
Tendresse et becs chinois.

The Green Head a dit…

La principale concernée est très émue de ces mots. Une grande soeur je n'en ai pas eu. C'est moi la grande soeur. Ça fait du bien, de se sentir bercé par l'empathie.

C'est vrai qu'avec le temps moi aussi je suis beaucoup plus sereine. Sinon, je crois que je n'aurais pas survécu. Je suis une grande résiliente et sais comment tirer le meilleur des épreuves de la vie, j'y arriverai surement avec ce combat-ci aussi. Du moins, j'y aspire.

Il faut vraiment que je j'arrête de me frapper psychologiquement. Répercussion d'une mère qui ne me permettait pas l'erreur, qui me demandait d'être toujours plus, toujours mieux. Pas le droit de pleurer. Je suis censé être un pilier. Alors qu'aujourd'hui en tant qu'adulte, je me rends compte plus que jamais, que je ne suis qu'un humain avec tout le bon et le mauvaise que ça implique.

Encore une fois...je suis vraiment touchée en plein coeur de cette attention. De cet amour envers la personne que je suis et la délicatesse de tous ces gens qui viennent m'encourager.

Que dire de plus que MERCI

The Green Head, la combattante ! ♥●•٠·˙

The Green Head a dit…

En passant, il existe une belle synchronicité entre nous ces dernières heures. J'ai écris quelque chose pour toi. Tu sais, je t'avais parlé d'une théorie qui expliquait pourquoi parfois on n'a pas la même impression de nous que les gens on de nous ?

Je posterai demain sur mon blog ;)

Anonyme a dit…

Tomber c'est humain, se relever c'est divin
Mimi

shaton a dit…

Tu dis le mot magique : "indulgence".
Cette qualité injustement peu citée est pour moi l'une des plus importantes en ce bas monde.
Très émouvant ce petit échange gémellaire ; pardon d'y avoir glissé deux yeux et quelques mots ;))

ramblings a dit…

Touchant.

:)

The Green Head a dit…

@Shaton : Indulgence oui...c'est ce donc j'ai besoin envers moi-même. Aujourd'hui, je veux bien l'être. La colère n'est plus.

Gémellaire, c'est nouveau pour moi ça. Merci !
Pas de problème pour le zieutage je m'expose à ça en publiant publiquement ma vie.

L'impulsive montréalaise a dit…

@Marie : Je suis comme ça moi, cute et vraie ! :)
@Grimimi : C'est pour ça qu'il faut être indulgentes envers nous-mêmes. Se fouetter jusqu'au sang, ce n'est pas sain.
@Green Head : Je suis contente que ça te touche. Je n'ai pas de soeur du tout. Mais bon...
Oui, je te sens plus sereine. Comme je le suis un peu. Parce que dans le passé, les remous se sont faits violents.
Quant à se frapper psychologiquement, on le fait tous plus ou moins. Je le fais. Je l'ai déjà fait plus. Et quand je le fais, je suis cruelle. Mais ça ne sert à rien. Et surtout, on ne le mérite pas.
Je suis vraiment contente que ça te touche.
Pour la théorie, j'ai hâte de voir ça. Et pour la synchronicité, on me le dit si souvent. J'ai les mots magiques parfois je dirais. Un don.
@Mimi : Oui. Voilà. Il faut s'en rappeler.
@shaton : J'en parle souvent moi de l'indulgence. Envers soi-même du moins. L'acceptation aussi de soi-même dans tout sa splendeur, mais aussi sa laideur...
Tu pouvais y poser les yeux sans gêne. Ce texte a été écrit en pensant à quelqu'un, mais plusieurs peuvent s'y reconnaître.
@ramblings : Je suis comme ça moi. :) Et ça vient du coeur.