mercredi 8 septembre 2010

En réponse au labyrinthe...

La vie est parfois bien étrange avec moi. En ce sens, qu'il m'arrive parfois quelques hasards assez impressionnants. De mon regard à moi. Il m'est arrivé de lire le nom d'une femme à qui j'avais fait une demande de stage la journée même dans l'agenda de quelqu'un assis à côté de moi (je l'ai eu... le stage, pas l'agenda). Il m'est arrivé de tourner la page de mon calendrier avec une image de Londres la journée précise où j'allais réserver mon voyage pour là-bas (et il y a quand même 365 pages dans ce calendrier...). Vous comprenez un peu le principe !

Aujourd'hui, mon texte précédent le dit, je réfléchissais sur cette faculté que j'ai de vouloir un peu trop croire. Ou de chercher le mieux parfois. Ça n'a pas toujours été le cas. Mais de plus en plus, on dirait que je développe ce réflexe-là. Et dans mon texte, je ne comprenais pas ma stupidité qui me poussait à croire vite et rapidement versus mon cynisme qui me protégeait un peu.

Puis, cet après-midi, alors que je faisais quelques pas sur le sentier des amoureux (oui, c'est bien son nom), j'ai vu ceci.


Et voilà. Voilà en une citation ce que je tentais d'exprimer. J'ai de l'idéalisme en moi. J'ai envie de plus. Je veux croire en plus. Je veux avoir plus. Je veux penser qu'il y a mieux. Je ne veux pas arrêter de chercher. Je veux tout idéaliser. Bon, ok, tout, c'est extrême. Mais parfois, il faut un extrême pour mieux comprendre. Parfois, il faut plus pour arriver exactement dans le juste milieu. Sur la terre pour tout idéaliser. Rien de moins.

Je l'ai déjà dit. Je ne suis pas mesurée. Sauf à la hauteur de ma démesure. Tant pis. Il faudra que je l'accepte. Que j'apprenne à me protéger comme je peux et que sinon, je largue les amarres vers ça. Parce que c'est ce que je suis. Et tant pis, si ça fait de moi une personne un brin naïve à l'occasion. Tant pis, si je dois prendre un brin de cynisme pour me protéger de ça. Je suis plus grande que nature.

***

Sinon, puisque vous aimez mes photos d'ici et que je vous ai affreusement négligés hier (j'en ai tellement des belles en plus !), en voici une. De ce midi. Qui montre l'ambiance fantômatique et pluvieuse de Charlevoix depuis ce matin. Car oui, le déluge est commencé. Léger, mais quasi continuel.

5 commentaires:

The Green Head a dit…

Tu fais partie de ceux qui croient ! Ce n'est pas mal...oui tu auras à te protéger parce que bien des attentes seront déçues, mais par ta foi en toujours plus, toujours mieux, tu créeras ce à quoi tu t'attends. En tout cas c'est mon avis ! Sois le changement que tu veux voir dans le monde, disait Gandhi.

La photo me fait capoter. Elle a un petit quelque chose d'écossais ...d'irlandais. Le chalet, c'est là où tu habites pour les vacances ?

Edgar Jean a dit…

Une autre belle photo par temps brumeux. Et comme The Green Head, le vert donne un air celtique à cette photo.

Patty a dit…

Ah, voilà! Tu vis avec des synchronies! Merveilleux! Ça ne m'étonne pas de toi...(j'en avais le feeling)

shaton a dit…

Idéaliser, c'est aussi considérer que tout est toujours plus beau qu'on essaie de nous le faire croire.
Je trouve que c'est beau les gens comme ça.

L'impulsive montréalaise a dit…

@Green Head : Oooh ! ma chère ces mots-là me sont si doux. Me faire dire que je vais créer ce à quoi je m'attends. J'y crois un peu tu sais. De plus en plus. Il y a une sérénité en moi qui grandit de plus en plus. Mais oui, il y a aussi les déceptions. Mais ça fait partie de la vie. Alors l'important, c'est d'être le mieux possible avec soi-même.
Contente que tu aimes la photo. Mais non, pas là du tout que j'étais. J'ai juste vu ce petit coin de nature et j'ai vu la photo qu'il y avait derrière. Des photos, il y en a partout.
@Edgar : C'est que de la brume, il y en a eu. Un moment donné, pendant quelques brefs instants, je ne voyais même pas à 3 pieds devant moi sur la route. Je roulais dans un nuage. En apesanteur du reste du monde.
@Patty : Oui, je crois qu'on peut dire ça. Là, je cherche à comprendre pourquoi le camion en face de moi tantôt avait mes initiales dessus... Je crois aussi que quand on la laisse parler, la vie a beaucoup à nous dire. J'aime ça moi des petites affaires comme ça. :)
@shaton : " Je trouve que c'est beau les gens comme ça." Merci, merci. Et moi, je veux la voir la beauté de la vie. Même si bien des fois, elle se dissimule sous beaucoup de crasse et de moisissure...