dimanche 21 janvier 2018

Temps de manque

Pourquoi est-ce les gens qui le méritent le moins qui nous manquent le plus ?

Tu me manques...


lundi 15 janvier 2018

Violence (in)humaine

Je viens d’être victime de la laideur humaine de façon violente. 

On vient de m’insulter comme si j’étais une mauvaise herbe, une sale merde, un insecte nuisible. Comme si je n’étais rien du tout. On m’a insultée sur tous les plans possibles, sur toutes les facettes de ce que je suis, de ce que je vis, de ce que je veux. À coup de messages carrément dégueulasses.  De claques sur la gueule mal écrites. 

J’ai ma peau qui en tremble. Comme si la laideur était allée s’y installer. Je comprends à peine. Pourquoi ? Mais aussi comment est-ce possible de puiser tant de haine en soi pour la cracher sur les autres ? Quelqu’un que je connais très peu. Que j’avais bien mal jugé.

Je me sens humiliée, je me sens sale. Comme si j’avais son vomi de mots qui coulait partout sur mon corps. Comme si j’étais fautive, au moins naïve. 

J’essaie de me calmer, mais je reste physiquement atteinte par ce déferlement de saletés. Oui, mon esprit aussi bien sûr. Mais je le sens dans mon corps. Dans mon ventre serré. Dans mes poumons étouffés J’essaie vraiment de prendre de grandes respirations et je me dis d’aller chercher le calme en moi. C’est difficile. 

Et tout cela survient alors que quelqu’un d’autre, que j’appréciais beaucoup et respectais, vient aussi, il y a quelques jours, de me montrer sa laideur. Du moins, sa souffrance. Des propos que je n’avais pas pensé pouvoir entendre de cette personne. 

J’ai de bonnes amies qui m’ont soutenue, me soutiendront. Mais ça ne lave pas ce goudron épais qui me suffoque actuellement, cette cruauté qui empoisonne mon sang. 

J’ai répondu. Un peu. Comme un met un pare-feu lorsque des flammes nous attaquent. Aurais-je dû me taire ? Laisser couler le flot de toute cette purulence ? J’ai lancé certainement une ou deux insultes senties. Pour le reste, je n’ai que tenté d’arrêter l’hémorragie en nommant le mal qui était fait et en demandant une fin à ce calvaire. La violence par la violence n’est pas une solution. Mais n’était-ce pas que de la simple autodéfense ? 

On dirait que je ne crois pas encore à toute cette violence. Que ça me semble surréaliste tellement c’était inattendu, presque gratuit et agressif. Je hais l’idée que je serai confronté à cette personne encore. Parce que la vie. 

Comment fait-on pour se laver l’âme ? Une âme boueuse de laideur humaine. Car c’est ainsi que je me sens. 

Et moi qui veux tant croire à la gentillesse, à l’amour, à la compassion, à la beauté humaine. En ce moment, j’ai la croyance vacillante...

vendredi 5 janvier 2018

Vieillir

J’ai eu 37 ans il y a moins d’un mois... Je crois que c’est la première fois de ma vie que je me sens vieille. Je ne dis pas que je le suis. Je ne prétends pas que 37 ans soit un vieil âge. J’ai d’ailleurs toujours eu un rapport paisible avec le fait de vieillir. Mais voilà, je me sens un peu vieille et je ne sais pas si j’aime ça. 

Il y a les traces sur mon visage. Que je n’ai jamais regardées avant. Mais que je scrutais l’autre jour pour la première fois tout en me demandant où s’arrêtaient mes cernes et où commençaient mes rides. Il y a ces cheveux blancs. Ces nombreux cheveux blancs. Qui disent que ma teinture est due, qui me rappellent que bien qu’ils soient là depuis mes 22 ou 23 ans, ils gagnent du terrain. Il y a ces jeunes que je côtoie quotidiennement. Lorsque j’y pense, je pourrais techniquement être leur mère. Mère... À l’âge que j’ai, le serai-je un jour ? Le glas est du mauvais côté. Non pas que ce soit un besoin absolu. Mais la vie qui décide pour toi, ça rend le choix un non choix. Et vieillir, vieillir toute seule... Dans un appartement petit, avec un chat, sans personne pour nous ouvrir les bras le soir lorsqu’on revient fatiguée. Sans personne pour nous encourager lorsqu’on, sans être malheureuse, on est épuisée de ce poids sur nos épaules. 


J’ai la vie d’une femme de 18 ans. Mais j’en ai 37. Ce rapport serein que j’avais avec la vieillesse, assurément, il se transforme. La vieillesse dans le corps, inéluctable. La vieillesse dans la tête qui prend des couleurs différentes selon les jours. L’observation de notre façon de vieillir. Je suis de plus en plus la personne que je veux. Mais je n’ai pas pour autant la vie que je veux. J’y travaille. Mais c’est aussi une course du temps. C’est aussi se regarder vieillir et avoir peur de certaines choses pour notre avenir. Vieillir seule, ça fait un peu peur. 

samedi 9 décembre 2017

La capacité de rêver

Mais oui. Je suis en vie. Encore.

Bon pour être honnête, je n'ai pas failli mourir. J'étais juste silencieuse ici. Et là, je reviens parce que j'ai bu un peu et je suis nostalgique. De vous, oui, je m'ennuie. De la vie. Car décembre, c'est ma fête, Noël, la nouvelle année qui arrive à la fin du mois. Alors c'est les moments de bilans. De regarder derrière voir ce qui est. De jeter un œil vers l'avant en se demandant.

Je vous écris parce que je viens d'écrire d'autres trucs. Et que les mots sont là. Ils sont toujours là. Et la musique qui joue. Et les attirances qui me font me retourner seule dans mon lit la nuit. Et les besoins. Et cette année. Cette année qui n'a ressemblé à aucune autre. Tout en étant exactement comme toutes les autres. Aux mêmes dates l'an dernier, j'étais dans un grand tourbillon de tout. J'ai survécu à mon année. J'ai vécu des choses. Et d'autres. Des débuts. Des départs. Des adieux. Des échecs. Des réussites. Des questionnements. C'était une grosse année. Ma vie ne se ressemble plus et en même temps, j'ai la vie de mes 20 ans.

Ce soir, j'ai bu. J'ai envie de créer des opportunités. De faire des folies. J'ai envie d'écrire. Je devrais penser à mon avenir. On attend des réponses. J'y met la gravité du monde puisque.

Il me manque des repères. Un phare. Un fort inébranlable. Je ne crois pas qu'on puisse être son propre phare. L'endroit où l'on retourne en paix. Les bras où le monde ne nous atteint plus. J'ai toutes les forces. Mais où est la demeure de mon cœur ?

Si ma vie va bien ? Ma vie va. Si j'ai fait le bon saut dans le vide ? Oui. Oh ! oui. Même si je ne sais pas la destination finale du saut, je me devais à moi de le faire.

Je suis dans cet état. Celui de fébrilité. D'impatience. De découpures franches. De cru. D'espoir. De doutes. D'envies. Quand ma peau est trop frémissante pour moi. Quand je veux faire joli avec des mots parce que ça fait du bien au ventre. Parce que ça calme un peu la houle. Parce qu'il le faut. Parce que quand je regarde ces mots, mes lèvres arborent un sourire.

J'ai découvert des sourires faciles cette année. Et des confiances nouvelles. Je me suis redécouverte. Une petite fille et une femme à la fois.

Je ne peux croire l'âge que j'aurai dans quelques jours. Je ne me plaindrai jamais de vieillir. L'endroit que je préfère dans ma vie jusqu'à maintenant, c'est toujours le présent. Oh ! bien sûr, j'ai les envies folles du futur parfait. Mais je ne détruirais rien de mon passé. Je suis toutefois contente qu'il soit bien derrière moi.

Je sais que je suis décousue. Que je joue des mots et des métaphores. Je sais qui je suis. Presque ce que je veux. Pas exactement comment le bâtir. Et je vie ma vie en ce que je ne veux pas et que j'abandonne derrière parce que ça le mérite. Et surtout, je rêve. Je rêve parce que je n'ai jamais perdu ma capacité de rêver...

dimanche 14 mai 2017

Ma mer

(Non le titre n'est pas un jeu de mot avec la journée d'aujourd'hui... même si j'ai pensé et parlé à ma maman aujourd'hui.)

J'aimerais vous dire que tout est parfait. 

Bien entendu, ce n'est pas le cas. J'ai une tuile qui vient de me tomber sur la tête.

J'alterne les moments où je ressens un certain calme (à défaut d'un calme certain) et les moments où l'angoisse fonce sur moi à toute vitesse. 

On se dit que quand on s'aide, tout ira bien. Mais jamais il n'arrivera que tout ira bien. Car tout est un extrême. 

Je suis déjà contente de voir la réaction que j'ai maintenant plutôt que celle que j'aurais eue avant. Mer et monde. 

Le fond de ma mer intérieur réussi à rester sensiblement stable. Mais là-haut, c'est les fortes vagues. Et moi qui aspire à une mer immobile et paisible...

Je m'apaise du mieux que je peux. Même si pour cela, j'exploite, dans ma tête seulement, le malheur des autres. En me comparant à ces malheurs, je me dis que ma tuile n'est pas la fin de mon monde.

N'empêche, j'aspire vraiment à une mer immobile et paisible. Pas seulement dans ses profondeurs, mais bien aussi à sa surface.

dimanche 5 mars 2017

Je vous néglige

Oui, c'est vrai, je vous néglige affreusement. 

Ma vie a changé à 180 degrés depuis quelques mois. Vous le saviez, j'étais dans une grosse phase de remise en question. 

Depuis quelques mois, j'ai vécu cette phase de questionnement. Et j'ai pris actions. 

Quitter l'emploi que j'ai occupé depuis plusieurs années. 
Retour sur les bancs d'école. 
Trouver un boulot à temps partiel pour les sous. 

C'est la folie. 

Je ne sais pas si j'ai encore beaucoup de recul. 

Mais j'ai beaucoup de bonheur de ma décision. C'était nécessaire. 

J'aimerais vous revenir. Vous me manquez. 

L'écrivaine en moi me manque...

samedi 10 décembre 2016

Samedi soir de célibat

Je me sens seule. Si seule. Dans le sens de célibataire. 

Dans le sens de célibataire qui s'ennuie de bras pour l'entourer. De support pour l'épauler. D'une oreille ou deux pour l'écouter. De savoir que je ne suis pas seule. Que je ne vis pas seule. Que j'ai la majorité de mes samedis soir programmés. Que j'ai la douceur des dimanches matins en grasse matinée amoureuse. 

J'ai des amies, des gens qui m'entourent. Je sais que je ne suis pas seule.

Mais ce n'est pas cette solitude-là que je ressens en ce moment.

C'est cette solitude du ventre de la personne célibataire. Cette année, je ne l'ai pas ressenti très souvent. Mais ce soir, mon corps et mon âme en sont pleins.