mardi 6 juillet 2010

Vieux mots

La semaine dernière, je rangeais un peu et je suis tombée sur ces vieilles lettres d'un ex. Très vieilles. Par curiosité, je les ai lues.

Avec le recul, j'ai pu constater que ce gars avait mis beaucoup de lui dans notre relation... Mais beaucoup d'illusions aussi.

Ces lettres m'ont fait penser à ce carnet que j'ai. Un carnet de folle que j'ai écrit il y a environ un an de ça. Je l'appelle mon carnet de folle parce que je l'ai écrit et rempli avec l'énergie du désespoir. Je l'ai écrit comme écrit une femme qui veut se purger d'un homme, qui veut l'effacer de ses veines. Il n'est pas tout à fait plein ce carnet, mais il contient tellement. Des lettres que je lui ai écrites comme une dingue, des pensées, des émotions, des questions sur la vie et l'amour, des propos sur le bonheur, le malheur et la tristesse... C'est rempli d'illusions d'un bout à l'autre. Un peu comme les lettres retrouvées. C'est rempli d'illusions parce que dans les écrits, il y a toujours plus d'amour que dans la vie.

J'ai déchiqueté les lettres la semaine dernière et je les ai jetées (pour la plupart)... Je songe, bien qu'encore avec un certain effroi, à faire la même chose avec le cahier...

4 commentaires:

The Green Head a dit…

J'ai fait la même chose, il y a quelques années avec tous mes écrits sur un homme qui a traversé ma vie à l'adolescence. Nous avons niaisé pendant 9 ans à vivre sur des illusions, alors j'ai écris, écris. Cru qu'on allait se retrouver (lui aussi d'ailleurs y croyait) et quand nous nous sommes retrouvé...Bof. Mais je te jure le deuil à faire à été déchirant. Je l'ai brailler pendant 9 ans, mais cette année de deuil, j'ai été un puit sans fond. J'ai noircis des centaines de pages, j'ai rêvé presque toute les nuits à lui. Et un matin, je ne sais pas pourquoi, je me suis dit que j'avais deux choix. Accepter ou retourner dans ses bras et ne pas être comblée comme je le désire. J'ai décidé d'accepter. J'ai tout deleté mes écrits, brulé ceux sur papier. Et spirituellement j'ai laissé cet amour s'envoler au loin. Je sais que c'est difficile. Courage. Un jour il est possible de passé à autre chose, même si on oublie jamais.

Viv a dit…

J'ai une boîte dans le fond de mon garde-robe qui contient toutes les lettres que des amis m'ont écrites durant mon secondaire. Certaines sont des lettres d'amour, d'autres parlent de trucs beaucoup plus anodins. Certaines autres sont plus "hardcore", me rappellent une période de ma vie où j'étais malheureuse et où j'ai eu très mal. Je ne les relis pas souvent, parce que je n'ai pas nécessairement envie de me souvenir, mais je n'arrive pas à les jeter. Je sais que je devrais, ça me séparerait de ce passé que je n'ai pas totalement oublié, mais je n'ose pas. Une partie de moi veut se rappeler, parce que sans cette douleur, je ne serais pas celle que je suis aujourd'hui...

Camille a dit…

C'est drôle, je pensais justement à brûler mes vieux journaux intimes la semaine dernière. Pas encore trouvé le guts de le faire. Je salue d'avance ton courage si tu parviens à déchiquetter ce cahier!

L'impulsive montréalaise a dit…

@The Green Head : Ah ! mais j'étais toute seule à jouer...
Et t'inquiète, l'histoire est derrière moi. Disons juste des petites récurrences quand je me sens seule.
Mais brûler un cahier ? Déjà j'ai flushé plein de courriels. Mais ds ce cahier, y'a pas juste lui. Y'a mes tripes. Je vais voir... Mais l'histoire est derrière.
@Viv : J'ai fait ce ménage-là dernièrement. Je n'en ai gardé que quelques-unes, choisies en souvenirs. Car les souvenirs, c'est aussi important. Et j'ai déchiqueté tout le reste.
@Camille : Ah ! Ben les journaux intime, c'est no way. Mais le cahier peut-être. Faudrait bien. Histoire de laisser derrière ce qui est derrière.