dimanche 22 août 2010

Franchement, je n'ai pas d'idée de titre‏

Je ne sais pas ce que j'ai en ce moment. Je suis à la fois légère et lourde. Légère parce que j'ai envie de légèreté, parce que j'ai envie d'alléger, parce que ça se fait presque tout seul on dirait. Et lourde parce que j'ai la tête lourde. Je pense, je pense plus, je pense encore. Là, je pense à mes hontes. Ces choses que j'ai faites. Celles que je n'aurais jamais dues faire. Parfois, ce n'étaient que de petites choses. D'autres fois, elles étaient beaucoup plus grandes. Mais ce qui est drôle, c'est que peu importe la grandeur que ces choses ont eues, c'est le temps qui est passé qui détermine maintenant leur importance. Le petit geste ridicule d'hier ou d'il y a 2 jours est beaucoup plus lourd de conséquences dans ma tête que le geste grave d'il y a quelques années. Comme quoi tout passe.

Et pourtant, là, je pense. Je pense à tout ce que je fais qui ne me semble jamais assez correct. Et tout ce que je fais qui me fait demander ce que l'autre a bien pu en penser. Comme si c'était important. L'important, c'est soi-même.

J'écris ces mots et ça coule tout seul. C'est comme un déversement. De toutes les petites hontes, tous les petits travers. Ce qui me manque le plus, bien souvent, ce n'est que quelqu'un pour me serrer bien fort. Ça me fait penser à mon chat. Il a ce cri si précis. Il dort tranquillement pendant que je fais autre chose. Et tout à coup, il m'entend. Et là, c'est comme s'il s'apercevait de ma présence et du fait qu'il a vraiment besoin d'amour. Là, maintenant, sans attendre. Il lève la tête, me regarde tout endormi, fait son cri et cours vers moi pour que je lui donne de l'affection. J'aimerais bien être un chat.

Je ne sais pas pourquoi je vous raconte tout ça. Pourquoi d'un sujet, j'en suis venue à un autre. Je crois que mes réflexions ne font qu'aller dans tous les sens selon leur propre gré. Je suis un peu lasse. Surtout fatiguée. Pas malheureuse. Pas heureuse. Ailleurs. Bien plongée en moi. J'ai toujours été introspective. Ne me dites pas que vous êtes surpris !

5 commentaires:

Lui a dit…

Je suis surpris, mais c'est juste pour te contrarier.

L'Ermite à Montréal a dit…

J'aimerais bien être un chat moi aussi! ;-)

shaton a dit…

Nan, pas surpris ;-))
Mais tout indique que tu es à un moment-charnière de facture classique. Profite du fait que ces (souvenirs de) hontes remontent pour les minimiser et les anéantir !
Ta légèreté y gagnera... en légèreté ;-))

shaton a dit…

Ah j'oubliais, j'ai une idée de titre pour toi :

"Franchement, je n'ai pas d'idée de titre"

Ça en jette, non ?

L'impulsive montréalaise a dit…

@Lui : Ça ne me contrarie pas. Mais ça m'intrigue. Pourquoi cette envie de me contrarier ? ;)
@L'Ermite : Tellement plus simple !! Héhé ! :)
@shaton : J'ai souvent des moments charnières je dirais. En ce moment, c'est du contemplatif.
Quant à mon titre, avoue quand même que mes titres, celui-là compris, sont toujours pittoresques, disons. :) Moi jles aime.