mardi 24 août 2010

Arrghhhhhhhhhhh !‏

Écrit cet après-midi :

J'ai vraiment, vraiment, vraiment besoin d'air. D'espace. Je suis tannée, écoeurée, je veux du silence, du fucking silence.

Je ne veux entendre les plaintes de l'autre qui se lamente. Je ne veux pas entendre les questions de l'une. Je ne veux pas entendre le monde qui jase. Je ne veux pas entendre des bruits. Je veux du silence. Ou sinon du bruit de choses ou d'objets.

J'ai une boule d'agressivité dans le ventre. Ça fait presque mal. Ça bouge et ça menace d'éclater.

J'en ai marre de l'insignifiance. Marre de l'incompétence. Marre de l'innocence. Marre de l'impolitesse. Marre du monde qui ne respecte rien. Marre du monde qui prenne toute la place.

Et là, c'est moi qui ne respecte rien. Si je m'écoutais, je crierais un immense AAAAARRRGGHHHHHHHHHHH ! Interminable et puissant. Un grand cri de mort. Un long défoulement d'agressivité. Qui sort à grosses gouttes de mon coeur, de mon corps, de ma tête.

Je suppose qu'il y a des journées comme ça. Où on a de la difficulté à endurer les autres, mais aussi à s'endurer soi-même.

Quelqu'un veut me prendre dans ses bras... en silence ??!

Update de ce soir : Vive le 5km de jogging, le 10 minutes "d'escalier" et la musculation. Je suis un brin plus zen. :) Voyons de quoi sera fait demain.

5 commentaires:

Miss Candy a dit…

Y en a une qui est due pour des vacances, on dirait!

Je sais que t'es pas très religion. Mais le meilleur moyen d'avoir le silence et de faire le point, c'est dans une retraite monastique... Tu vas l'avoir, ton silence. Et qui sait, peut-être que tu vas réussir à convaincre un jeune prêtre mignon de te réconforter ;)

Lui a dit…

On m'a dit ça dimanche "Tu peux me prendre dans tes bras, comme ça, sans rien dire, juste parce que je sais que toi aussi tu sais c'est quoi avoir mal". Je l'ai prise dans mes bras, en silence et je n'ai même pas écouté le temps passer par là. J'ai fini par confondre son souffle qui me disait merci et une brise de fin d'été.
Mon remède pour connaître le silence : mon balcon, la nuit. Rien de tel.
Quoi que les bras d'un prête/moine pourrait sans doute faire la job.

L'impulsive montréalaise a dit…

@Miss Candy : Ahahahaah ! Mais non, voyons, voit comme la course m'a rendue zen et sereine. Le update est important tsé. Mais oui, oui, j'ai besoin de vacances.
Oui, j'aimerais bien faire une retraite un jour. Et là, avec tes allusions à un jeune prêtre mignon pour me réconforter... Faudrait bien que me décide bientôt ! Ahahahah !
@Lui : C'est bien joli ça. Cette petite histoire de dimanche.
Pour ton balcon, je veux bien te croire sur parole. Parce que ça serait un peu effronté de dire à un inconnu de me prêter son balcon quelques heures.
Oui, des bras pourrait aussi faire l'affaire je suppose.

Marie a dit…

Je te comprends tellement!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Pense à tes vacances, penses à tes vacances.

Moi, c'est ce que je fais en tout cas. Je m'auto-fait le truc de la carotte au bout du bâton. Ça fonctionne à moitié seulement, mais ça aide quand même un peu à se lever le matin.

L'impulsive montréalaise a dit…

@Marie : Une carotte, ça te motive, toi, une carotte ? On pourrait pas mettre autre chose au bout du bâton (by the way, je comprends bien que la carotte, c'est les vacances.... mais bon...).