mercredi 26 mai 2010

Mes états d'âme‏

Il y a une limite je suppose à la quantité d'états d'âme que je peux exposer sur ce blogue... ou dans la vie aussi en fait.

Soit les gens se lassent doucement d'une plainte qui revient trop souvent.
Soit ils s'écoeurent d'entendre la même rengaine et surtout de voir que ça ne change pas.
Soit ils s'en foutent parce que ça ne les touchent pas.
Soit ils n'aiment pas les gens tristounets. Ils veulent de la joie continuelle. Même si elle est fake.
Soit ils veulent trop trouver des solutions. Même mauvaises.
Soit ils n'aiment pas ça parce que ça leur rappellent trop ce qu'ils vivent eux-mêmes.

Je sais que je suis lassante parfois. Du moins, je me le demande. Et en même temps, je sais aussi que la plupart du temps, depuis plusieurs mois, je suis un petit soleil, de bonne humeur, dynamique, qui rit, qui fait des farces, qui est attentive aux humeurs tristes des autres quand il y en a.

Je ne sais pas. Je ne sais plus. J'ignore tout et même le reste.

Avant, je maintenais fermement que je n'étais pas douée pour le bonheur. Maintenant, je ne sais plus comment je décrirais ça. Je suis peut-être douée pour les petites joies légères. Mais le bonheur du coeur, profond et intense, qu'on ressent très fort en soi, je ne sais pas. J'y touche quelques fois. Du bout des doigts. Mais c'est encore assez volatile. Mais peut-être aussi qu'être douée pour les joies légères, c'est quelque chose de précieux. De très précieux. Du quelque chose qui n'est pas si facile à obtenir.

Je ne sais pas. Je ne sais plus.

10 commentaires:

Sednah a dit…

J'ai déjà fait un billet semblable...
Le monde s'en contre-fout qu'on file pas, ils veulent du jus, veulent voir juste du beau-bon-pas cher.

Le fake devient un must

ramblings a dit…

Quand on demande à quelqu'un si ça va, on s'attend jamais à c'qu'on nous réponde "non".

Mais j'te comprends. J'pense qui faut juste s'accrocher aux p'tits bonheurs, en attendant l'grand.

:)

narcochocododo a dit…

Être doué pour les joies légères, c'est déjà pas mal. Moi je me demande tout le temps quelle est ma part de responsabilité dans ce bonheur qu'on attend tant : si je ne l'ai pas, est-ce que c'est ma faute? Ou est-ce que je dois attendre d'être atteinte? Apparemment, c'est pas simple d'être heureux.

Viv a dit…

Le bonheur peut être simple, mais je pense qu'on a tous pas mal tendance à se compliquer l'existence. On veut tellement être heureux que dès qu'une parcelle de bonheur se pointe le bout du nez, on s'y accroche de toutes nos forces et c'est ce qui le rend compliqué par la suite. À trop vouloir, peut-être qu'on le fait fuir... Ça revient un peu à ce que quelqu'un a dit dans un autre commentaire: fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve... Mais vaut mieux avoir de petites joies légères dans sa vie que rien du tout!

orangesky a dit…

Tu as raison, le bonheur se trouve dans les plaisirs simples de la vie...
Et pis, tout le monde a ses hauts et ses bas...après ça passe. :)
Bref, courage!

L'impulsive montréalaise a dit…

@Sednah : Ben moi, je suis pas fake. Je me révolte ! Héhéhéhé ! Mais bon, j'étais loin d'être si pire que ça aujourd'hui. Juste 2-3 soupirs bien placés !
@ramblings : Oui, la maudite question dont tout le monde se fout de la réponse ou presque. Soupir.
Et vive le tout plein de petits bonheurs !
@narcochocododo : Merci. Effectivement,j'essaie de me dire que c'est déjà pas mal. Et je crois qu'on est pour une bonne partie responsable de notre bonheur et notre malheur. Car c'est ce qu'on pense des évènements qui nous fait mal. Pas les évènements en eux-mêmes. Bien entendu, certains sont plus difficiles que d'autres. Mais le principe reste là.
@Viv : Oh ! oui, on aime ça se compliquer la vie. Quand ça va trop bien, on aime ça. sauf qu'on se méfie toujours un peu. Comme si ça se pouvait pas et que ça n'allait pas durer. C'est con ! Mais humain.
@orangesky : Bon, alors je vais essayer de focuser sur tous ces petits trucs simples. Mais bon, je vais bien là. Juste des petits soupirs à cause de 2 ou 3 petites choses.

Quilestdifficile a dit…

Vous ne devez surtout pas vous censurez et surtout soupirez si vous avez besoin de soupirez. J'aime bien le titre du livre "Cessez d'être gentil, soyez vrai" de Thomas D'Ansembourg.
Quand rien n'allait plus dans ma vie, j'ai décidé d'être vrai; j'ai alors cessé d'être gentille (tout le temps) en me faisant plus rare. Je trouve que c'est la seule façon d'éviter aux autres mes hauts et mes bas car je me sens tellement jugée quand je suis déprimée ou dépressive. J'ai ainsi appris à m'intérioriser et je me sens bien. Évidemment, mon entourage se sent mis de côté mais ça c'est leur problème.
Et puis tout passe, autant nos hauts que nos bas..
Je sais que je suis plate mais je vous dis Chère Impulsive que vos états d'âme négatifs passeront...

Camille a dit…

Tu t'en rapproches tranquillement du bonheur à mon avis ;-)

Miss Candy a dit…

Je crois "qu'être douée pour les joies légères", c'est un don, un trésor qu'il faut chérir et entretenir. Parce que bien souvent, les grands frissons ne durent pas. Une fois la poussière retombée, il ne reste que ces petites joies glanées au passage, un peu partout et surtout là où on ne les cherche pas.

L'impulsive montréalaise a dit…

@Quilestdifficile : Ohhh ! Je n'ai aucun problème à soupirer aussi souvent que ça m'est "nécessaire". Je ne suis pas quelqu'un qui retient ses émotions. Je suis très vraie. C'est pourquoi parfois je crains qu'on s'en lasse. Mais je suis ainsi faite et j'aime être ainsi faite. Car ce qu'on exprime s'envole plus vite.
@Camille : J'espère, j'espère. Possible... :)
@Miss Candy : Alors voilà que j'ai un don de plus. :)Je vais essayer à ce que tu dis. Que les grands frissons finissent toujours par se terminer. Mais que par contre, la vie est parsemée de petites joies de tout son long...