mardi 1 juin 2010

Souvenirs de pluie

Ce matin, j'essayais très fort de piger dans mes beaux souvenirs de pluie. Pour tenter d'aimer le déluge qu'il y a dehors. En forçant ben fort, j'ai réussi à en trouver quatre ! C'est bon en maudit comme nombre.

Pis j'ai pensé au premier... Le numéro 1 souvenir.

C'était un déluge. La pluie ruisselait sur le boulevard. Une vraie flaque à grandeur inhumaine. Allez savoir pourquoi, mais dans mon souvenir, il faisait quand même beau.

Mon souvenir, il est juste à moi. Même si on était deux.

De la grosse pluie lourde et belle. Une certaine chaleur peut-être. Je me souviens des textures, des impressions. Mais pas des détails. Ton visage. Ton sourire. De la pluie magnifique. Des rires qui tombaient du ciel.

Tu étais là, mais ce souvenir-là, il n'est qu'à moi je suppose. Tu as dû l'oublier.

Quand on est finalement entré quelque part, à l'intérieur, on a rit, on s'est secoué comme deux petits chiots étonnés et tous mouillés. On riait. On souriait.

Mon criss de souvenir, il est juste à moi. Même si tu étais là. Il est juste à moi. Parce que j'étais la seule à aimer dans ce merdier. La seule qui a mis son putain de coeur sur la table et te l'a offert en repas. Un repas gastronomique. Tu l'as bouffé avec appétit. Tu n'as laissé que des morceaux.

Ben, vous savez quoi, la vie sucks. Pis la criss de pluie aussi. Ça m'apprendra à essayer de l'aimer.

Mais le pire, c'est que je l'aime quand même... Tellement... La pluie, j'veux dire.... Ouin, la pluie...

5 commentaires:

Chill-Vie a dit…

Heureusement dans la vie il y a de ces jours de pluie car jamais on apprécierait la chaleur du soleil sur notre peau. Heureusement qu'il y a de ces goinffres qui nous bouffent le coeur avalant tout rond les moindres émotions. De cette façon on reconnais les fins gourmets qui partagent avec nous les fines recettes du jour qui peuvent durer toujours

Mais il y a cette maudite souffrance et remise en question qui nou gruge plus que ne le ferait n'importe qui

Heureusement qu'il y a tous ces moments différents pour nous différencier tous autant que nous sommes

bonjour à toi ma belle xox

ment3use a dit…

Ton souvenir, c'est vrai, il est juste à toi. N'empêche que malgré cette rancœur qui t'alimente à son sujet, t'auras merveilleusement bien réussi à y mettre les ingrédients pour qu'il fasse vibrer, sur ton blogue, quelqu'un d'autre que toi.

ramblings a dit…

Ouin... Ben tu devrais peut-être sauter au souvenir numéro 2?

orangesky a dit…

La vie sucks, and then we die.
Je me suis laissée dire qu'avec le temps, les mauvais souvenirs, on les regarde avec nostalgie.
Ramblings a raison, il y a le souvenir numéro 2 et pis ça suffit, il y a le 3... C'est ce qui est bien avec les nombres, ils sont infinis...

L'impulsive montréalaise a dit…

@Chill-Vie : Oui, bon, là, je suis due pour faire le plein de soleil. Je suis bien d'accord que j'ai beaucoup appris de tout ce que j'ai vécu. Mais là, je veux du mieux, du beau, du enivrant... :)
@ment3use : Merci. Merci beaucoup. De la rancoeur, j'en ai, c'est vrai, par rapport à lui. Je suis contente qu'au moins cette rancoeur me rapporte quelque chose de positif. La faculté de faire vibrer quelqu'un.
@ramblings : Disons que le numéro 2 n'arrive pas à la cheville du numéro 1. Et que bon, disons, je me sens seule et... Voilà, il y a des souvenirs qui sont très forts.
@orangesky : J'ai déjà cette nostalgie. Et vois-tu, c'est peut-être ça le problème...