jeudi 24 juin 2010

Le câble d'acier de la vie

L'habitude commence comme un fil de soie et devient vite un câble d'acier.
Proverbe espagnol

Parfois, quand je regarde ma vie, je trouve que je me laisse un peu trop avaler par celle-ci, par mes habitudes, par mon quotidien. Je trouve ce proverbe tellement vrai...

Ce n'est pas quelque chose que l'on choisit. Au début, on commence, c'est un léger fil de soie. On adopte quelques habitudes. On s'installe trop devant la télé. Ou devant l'ordi. On est fatiguée. On mange vite devant un écran quelconque. On a toujours du bruit dans les oreilles. Que ce soit la télé, les autres, la musique. On n'écoute plus le silence. Puis c'est la même chose pour les yeux. Des pubs partout. De l'information. Jamais le cerveau au repos. Le temps de faire les choses. Ou de n'en faire aucune. On ose moins, on a peur plus.

Puis, on essaie de s'arrêter, on y arrive parfois. On essaie de prendre le temps de réaliser un rêve ou deux, on y arrive parfois. Mais les parfois s'estompent. Ou les parfois sont plus difficiles à provoquer. Parce que le petit fil de soie du début se durcit, devient plus gros, se transforme en câble d'acier. Et sans savoir comment c'est arrivé, on s'aperçoit soudain qu'on étouffe un peu. On pense à ce qu'on a. On trouve notre appartement trop plein. On pense à ce qu'on veut, mais on manque d'espace pour y penser. Parce que notre vie est encombrée de trop de choses qui ne sont pas primordiales. On laisse des banalités prendre la place de nos vrais objectifs, de nos vrais rêves. Ce n'est pas conscient. C'est un processus vicieux et discret.

Sauf qu'au final, le câble d'acier est là. Et il prend beaucoup de place...

Vous auriez pas de bonnes pinces à métal à me prêter ?

3 commentaires:

Josie a dit…

Une bonne pince à métal qui est devenue un coupe-ongle pour moi : une alarme quotidienne sur mon cellulaire à l'heure choisie. Titre de l'alarme "arrête-toi 2 sec".

Bonne chance :)

Marie a dit…

Nice cette alarme!

C'est vrai qu'il est difficile de sortir de sa routine, c'est un carcan dans lequel on s'engouffre lentement et on se dit souvent "demain je vais faire autre chose" puis demain devient le surlendemain et ainsi de suite jusqu'à ce qu'on s'écoeure pour de bon.

N'attends pas d'avoir atteint ta limite pour changer ce que tu veux changer. Des défis personnels, aussi petits soient-ils au quotidien ça peut être un bon départ.

L'impulsive montréalaise a dit…

@Josie : Wow ! Quelle drôle d'idée. Mais quelle idée géniale. N'ayant pas de cell (oui, je sais, je n'ai pas rejoint mon siècle...), ce serait difficile à faire pour moi. Mais wow ! Mais il ne faut pas juste s'arrêter. Après, il faut aussi savoir agir. Vers ce qu'on veut vraiment. Bonne chance à toi aussi. :)
@Marie : Oui, je sais. Il faut se fixer des petits buts. Parce qu'après, on s'enivre de la réussite et on veut s'en fixer et en réaliser de plus grands. Mais tu l'as dit. C'est facile de remettre à demain. D'être fatiguée ou pris dans un carcan. Faut se dépoussiérer tout ça. :)