samedi 26 février 2011

Saturée

Saturée. Ce que je suis. Comme un vase à qui il ne manque qu'une goutte pour déborder. Tout entre et ressort aussitôt de moi. Je me répands sur le sol. De la sueur, du sang, des problèmes, des joies, des envies, des projets, des douleurs. Rien, plus rien. Saturée. Limite atteinte.

J'ai besoin de me défaire, de me délester. Besoin de laisser aller ce qui ne sert pas ou ce qui n'existe plus. Renaître Autre. Ne laisser que de l'essentiel. Enlever ces couches de peau superflues qui m'encombrent et m'accablent.

La société nous construit, les gens nous façonnent. Au milieu de tout, on se perd et on oublie. On se robotise et on s'enterre. Des corsets pour bien pensants, des muselières pour empêcher, des camisoles de force qui avalent nos énergies primaires.

Parfois, je voudrais retrouver cet instinct animal. Celui de se battre pour l'essence de la vie, la volonté de survivre. Oublier tout, baisser les masques et rugir. J'existe dans un moule trop serré que je ne sais comment déshabiter.

4 commentaires:

Petite libellule a dit…

Que répondre à ça... sinon que je ne comprends que trop bien ce que tu veux dire.

Edgar Jean a dit…

« La société nous construit, les gens nous façonnent. Au milieu de tout, on se perd et on oublie. »

C'est une vision un peu marxiste des choses ça... comme si l'individu n'existait pas... mais attends, l'individu n'est que des pulsions d'après Nietzsche.

penseesfranglaises a dit…

Bonjour... je lis ton blog depuis un petit moment, et je voulais juste te dire que sur mon blog, j'ai ajouté un lien vers le tien. J'espère que cela ne te dérange pas! Mais tu écris si bien que j'ai envie de te lire et puis faire des commentaires.

Je dois te dire également que je comprends trop bien cette entrée, je partage les mêmes sentiments ces jours-ci. Je me sens coincée, mais j'ai trop envie de m'évader d'ici, de voyager loin... mais il me manque de l'argent (merci au chômage...).

A bientôt,
Erica

L'impulsive montréalaise a dit…

Petite libellule : C'est notre mode de vie de nos jours aussi... Sans arrêt sollicité, poussé de tous côtés.
@Edgar : Je le disais dans un sens émotif/psychologique et non pas politique.
@penseesfranglaises : Non, ça ne me dérange pas du tout. Au contraire. Merci beaucoup pour le gentil compliment. :)Et j'apprécie toujours les commentaires. Sinon, l'envie de s'évader.... On se comprend bien. Juste histoire d'en avoir moins sur soi. De se délester un peu. Un jour...