mercredi 8 juin 2011

Un fond d'espoir

Aujourd'hui, tu me manques. Je ne sais pas ce qui m'a fait penser à toi. Quelque chose de non identifiable, de non tangible. Mais tu m'as envahie. Je suis pleine de toi. De ton souvenir. Pas les moments tristes. Ni les moments souffrants. Plutôt les moments doux. Les regards tendres. Une nostalgie au fond de la gorge. Un voile léger.

Tu me manques comme quand on s'ennuit lassivement. L'envie de toi. Ou plutôt de ce que tu représentes. L'envie de quelqu'un. De ses regards, de son désir, de son empressement. L'envie de plus que toi aussi. Car tu n'as représenté que l'amour non-rendu. Que l'espoir déçu. Alors l'envie de plus. L'envie de toi, mais qui serait magnifié. L'envie de beauté.

Je suis nostalgique. Je me complais dans la romance. Je rêve d'amour. Tu es celui qui me le rappelle le plus. Pas parce que c'était l'amour. Mais parce que tes yeux disaient. Et que je sortais d'un cauchemar où les yeux fuyaient. Tu me manques. La lueur. Croire en quelque chose, même un mensonge, plutôt que de ne croire en rien. J'ai oublié la colère. J'ai oublié la rage. Car j'en ai eu de la rage. Ou plutôt, sans l'avoir oublié, je ne la vis plus. Je ne voudrais pas revivre ça. Mais je voudrais trouver mieux. Et ce souvenir me plonge dans l'espoir. Comme quoi même le désespoir contient toujours un fond indélogeable d'espoir.

4 commentaires:

Marico a dit…

Tellement magnifique et tellement vraie ta dernière phrase! Je te souhaite une tornade amoureuse! Bisous

Quelquepart a dit…

Comme c'est bien dit, combien on s'attache parfois, à cette histoire si belle dont on enrubanne l'histoire réelle. Et quel plaisir coupable de s'y vautrer parfois!

Viv a dit…

J'ai des élans de nostalgie moi aussi, parfois, d'une aventure passée qui m'a tellement fait rager, mais qui semble-t-elle m'a marqué aussi. Même si je suis en couple. Et j'en ai honte des fois. Pas que je n'aime pas mon homme. Au contraire. Et je ne ressens plus rien pour l'autre, que j'ai connu avant mon chum. Mais il y a de ces moments, de ces phrases qui ne s'effacent pas si facilement que ça faut croire...

L'impulsive montréalaise a dit…

@Marico : Je crois que c'est l'espoir qui nous tient tous. Que ça se cache partout cette bébitte-là. Héhé ! Merci pour la tornade. Mais petite, hein. Une gentille tornade ! :-P
@Quelquepart : Pour tout dire, c'était une histoire fort sombre et glauque avant même de commencer. Je ne préciserai pas pourquoi, mais bon. Disons que vous pouvez me croire. Sauf que je me suis fermée les yeux pendant des années. Deux, trois ans presque. Puis on me les a ouvert de force si je peux dire.
@Viv : Je ne ressens plus rien pour le gars non plus. Mais j'aurai passé plusieurs phases avant de m'extirper de ça. Faut dire que les circonstances ne me facilitaient pas la tâche. Puis là, je peux me rappeler le peu de bon. Et je peux surtout espérer mieux. Les jolis souvenirs donnent envie d'en revivre d'autres.