mardi 28 juin 2011

En attendant

On ne choisit pas ses pensées. Ou du moins, si on ne se concentre pas, il nous arrive toutes sortes de pensées diverses qui viennent de nulle part.

Aujourd'hui, je pensais à la mort. Mais pas la mort triste. La mort comme un constat.

Première pensée subite. Je marchais sur la rue. J'ai pensé que j'étais près de l'endroit où il y a quelques jours, semaines, une balle accidentelle a tué un passant. J'ai senti la balle qui me rentrait dans le ventre. J'ai senti mon incrédulité. Je me suis demandée ce qui se passe dans notre tête lorsqu'on sait qu'on va mourir, que le moment arrive.

Deuxième pensée. Je prends une photo dans ma bibliothèque. Pour voir un livre derrière. Je la tasse souvent cette photo. Mais je la regarde rarement. Du moins, je le regarde en surface. Pas profondément. Ce soir, j'ai scruté le visage de ma marraine. Longtemps. J'ai pensé à ce qu'elle a manqué. Elle est morte dans un accident de voiture il y a de ça plusieurs années. La vie, ça tue.

Je ne sais pas pourquoi j'ai pensée à tout ça. Pourquoi ces idées me sont venues. Elles étaient là. Tout simplement. La mort fait partie de la vie. En attendant, il faut vivre. Pleinement.

5 commentaires:

What the fuck? a dit…

On pense tous à la mort à un moment donné. Toi tu dis : La vie, ça tue. Et moi je dis que la vie est une maladie mortelle. Si jamais un bon livre sur le sujet te tente : La mort est un nouveau soleil de Elisabeth Kubler-Ross.

Quelquepart a dit…

Et oui, la Mort nous prend comme ça par surprise. Difficile pour moi de l'accepter. J'aimerais penser que je vais vire éternellement, Merci de remettre mes pendules à l'heure.

Sophie a dit…

C'est vrai qu'il faut en profiter pendant que ça passe.

Michèle a dit…

La vie est si fragile. Il faut savourer chaque moment. Et prendre soin de soi et des autres.

L'impulsive montréalaise a dit…

@WTF : J'en ai lu un bon aussi quoique probablement d'un autre genre. Ce qu'il faut savoir avant de mourir. Le genre de choses qu'on sait tous... et qu'on oublie tous !
@Quelque part : On aimerait tous penser ça quand on est plus jeune. Mais je crois que si on arrive au bout de notre vie, heureux et satisfait, on a moins peur.
@Sophie : Oui, parce qu'on ne sait jamais quand on mourra ou quand on ne pourra plus en profiter physiquement ou mentalement.
@Michèle : Des autres, mais de soi-même aussi. Car si on n'est pas bien, on ne pourra pas rendre les autres bien.