dimanche 19 août 2012

Racines

Une main qui se tend pour caresser une joue. Une larme de bonheur qui glisse doucement. Un rire qui éclate. Un sourire qui fond. Des yeux qui aiment.

La beauté. La vie.

Il était une fois une petite fille. Sa tête lui a scrappé sa jeunesse. Elle pensait trop. Des idées sombres. Des voiles noirs. Allez savoir pourquoi, elle bouffait le malheur par la racine...

La fillette a grandit. Est devenu une femme. Elle cherche la beauté. Réussi parfois à voir derrière le rideau. À débusquer de jolies couleurs.

Puis elle regarde ses pieds.

Et elle voit ses racines.

Ça l'attriste. Un peu.

6 commentaires:

Lucille Bisson a dit…

J'aurai envie de prendre cette petite fille dans mes bras et de lui donner un gros et doux câlins, comme seule une maman attentionnée saurait le faire.

À cette belle personne, j'envoie des ondes de paix et de sérénité en lui disant que les racines peuvent être transplantées ailleurs, dans une terre plus fertile, plus saine, plus riche. Tout est toujours possible!

Petite libellule a dit…

Il n'est pas trop tard. Tu sais d'où tu viens, mais tu peux aller ailleurs. Ceci dit, je comprends ce que tu veux dire.

Mathieu a dit…

Tu écris pas mal bien, moi je te souhaite beaucoup de bonheur!

Tattoo a dit…

Ne regarde pas en bas alors! C'est ça qui donne le vertige. Droit devant!

Je sais bien aussi qu'une tête peut te scrapper la jeunesse. La vie au complet même. Faut parfois mettre ça à OFF. Et regarder la parade défiler.

Ligeia a dit…

Magnifique texte. Très touchant.

L'impulsive montréalaise a dit…

@Lucille : Les petites filles, ça fait toujours courir les foules.
Merci pour le message, pour les ondes.
@Petite libellule : Non, il n'est jamais trop tard. Mais comme tu dis, tu comprends ce que je veux dire.
@Mathieu : Merci beaucoup. C'est gentil.
@Tattoo : C'est si facile de se laisser avoir des vertiges. Droit devant ? C'est où droit devant ?
@Ligeia : Merci. J'apprécie.