samedi 27 octobre 2012

Questionnements

Je me demande si une personne peut dire en toute vérité qu'elle a besoin d'être en couple pour être heureuse. Est-ce nécessaire d'être en couple pour atteindre un "vrai" bonheur ? L'être humain est sociable, nous le savons bien. Mais pour autant le couple est-il le Saint Graal du bonheur ? En même temps, dire qu'on a besoin d'être en couple pour être heureux n'est-ce pas là une affirmation démontrant une forte dépendance affective ?

(Parenthèse : à tous les gens en couple qui ont envie de dire que le couple ce n'est pas parfait et que ça n'enlève pas tous les malheurs du monde, épargnez votre salive de clavier. De un, je le sais. De deux, votre couple doit au moins être satisfaisant à 51% si vous restez. Et si ce n'est pas le cas, séparez-vous.)

Je réfléchis à tout ça à cause de comment je me sens aujourd'hui. Depuis mon voyage et mon retour de voyage, je peux affirmer que je vais en général plutôt bien. Je n'ai pas envie de morosité, mais plutôt de joie. Et là, je me ramasse aujourd'hui, morose, sans énergie. Je m'ennuis.

Quand je regarde ma vie, je vois plusieurs insatisfactions. Mais je vois plusieurs satisfactions aussi. Je crois que mes plus grandes satisfactions me viennent des petites choses. Mon chat me fait sourire, le bruits des feuilles l'automne, un rayon de soleil qui tombe bien, une bouchée de nourriture succulente, me permettre une journée pyjama, m'acheter une revue de cuisine (oui, je ne suis pas guérie), me sentir jolie dans une robe.... Je crois avoir là un certain talent. Oh ! parfois, je me laisse emporter par un tourbillon et je ne vois plus rien. Mais souvent, j'essaie de m'arrêter mentalement et de savourer tout ça.

Sauf que, bien que les petites choses soient fondamentales au bonheur, est-il possible d'être pleinement heureux quand des grandes choses de notre vie nous laissent insatisfaits ? Mon célibat me pèse. Il colore d'un peu de grisaille les petites joies de ma vie. Il n'y a pas que ça. J'ai d'autres aspirations, d'autres rêves. Aujourd'hui, je parle de célibat, mais ç'aurait pu être autre chose. N'empêche, là où le bât blesse le plus, c'est à la vie en solitaire. Et non, des amis et de la famille, ce n'est pas la même chose. Je ne m'endors pas près d'eux. Ils ne me donnent pas de baisers sur la bouche. Leurs je t'aime n'impliquent pas de pétillements dans les yeux.

Je ne dis pas que j'ai besoin d'être en couple pour être heureuse. Je me demande si on peut affirmer ça. Je ne dis pas non plus que le couple résout tout. Il a son lot de petits travers aussi. Mais à choisir, je préfèrerais les travers de la vie à deux. En attendant, je vais essayer d'ouvrir l'oeil sur les petites choses. Même si je vous avoue, que dans le coeur, ce n'est pas un samedi après-midi où c'est facile.

7 commentaires:

Petite libellule a dit…

Certaines personnes préfèrent être en couple, d'autres aiment la liberté du célibat, d'autres ont une famille (enfants) et ne se voient pas sans (j'en suis). Pourquoi on ne pourrait pas dire qu'on a besoin d'être en couple pour être pleinement heureux? C'est une question de mode de vie. La dépendance affective, c'est rester avec qqn avec qui on est malheureux, ou enfiler les relations sans prendre de recul par peur de se retrouver seul. Ce n'est pas de préférer partager sa vie et son quotidien avec quelqu'un. Est-ce que c'est toujours facile, la vie à deux? Est-ce qu'être en couple, ça garantit le bonheur? Eh non... Mais ça, c'est un autre sujet. :)

prinsessan Fluflu a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Laure a dit…

Je ne pense pas qu'être en couple résout tout... mais enfin, je n'en sais rien, il est facile pour moi de le dire puisque je suis en couple depuis 20 ans.
Je dirais simplement que cela dépend du compagnon, et qu'il est certainement parfois préférable d'être seule que mal accompagné !!
Bon dimanche
Bisous, Laure
http://suivre-mon-etoile.blogspot.fr/

Viv a dit…

Elle est vraiment dure cette question-là. Il y a des jours où j'aurais tendance à répondre que d'être en couple est ce qui me rend le plus heureuse. Que je rayonne littéralement quand je suis amoureuse. Mais les autres jours, où je réalise que c'est bien d'être seule et de ne pas avoir de comptes à rendre à personne, je me demande si mes énergies ne sont pas mieux investies quand je me concentre uniquement sur mes propres besoins. Ça reste que c'est du trouble être en couple. Mais les petits moments à 2 ne s'inventent pas non plus. Je ne connais pas la bonne réponse au fond.

Le factotum a dit…

"Mais à choisir, je préfèrerais les travers de la vie à deux."
Je vis avec ma douce depuis toujours, mais j'ai besoin tous les jours de mes petits moments d'intimité.
Il faut de part et d'autre respecter ces petits moments.
Mon ami Platon le disait, v'la quelque temps, la vie en couple, c'est l'affaire d'une heure par jour, le reste du temps demeure de la négociation...

Anonyme a dit…

On est tous dépendants affectifs, autrement, on est un robot! L'être humain a besoin d'au moins une autre personne significative dans sa vie pour son équilibre.

Autrement c'est le sentiment de vide. Et parfois, l'entourage ne comble pas ce sentiment qui est tout à fait "humain".

La "dépendance affective" a été galvaudé et maintenant, tant de gens s'en culpabilise même s'ils n'en font pas partie, comme si c'était devenu péché d'avoir besoin d'aimer et d'être aimé.

Les vrais dépendants sont comme des pots-de-colle, ils étouffent.

Mais pour les autres, l'humain est un électron qui a besoin des autres pour vibrer et avoir le sentiment d'exister. C'est tout à fait humain et il faut embrasser qui l'on est! 8)

L'impulsive montréalaise a dit…

@Petite libellule : Pas fou ta réflexion. Pourquoi on ne pourrait pas le dire ? Je sais pas, je trouve le concept honteux en soi... Bizarre. Y'a une réflexion à me faire là-dessus.
Oui, c'est un autre sujet ! Merci ! :-P
@prinsessan Fluflu : On doit rester entier, oui. Mais pour autant, ça ne veut pas dire que l'autre ne peut pas nous compléter et nous rendre plus heureux. Effectivement, il n'y a assurément pas un seul modèle. À chacun/e de choisir le modèle qui lui convient. Et oui, je crois qu'il faut être bien avec soi-même pour pouvoir laisser quelqu'un d'autre nous aimer. Du moins, si on veut que ça marche. Oh ! crois-moi, je donne chance à qui la veut. Mais qui la veut justement ?
@Laure : Je ne crois pas non plus que ça résout tout. Mais certains sont davantages faits pour être en couple et d'autres, seuls. Et oui, facile quand on est en couple depuis 20 ans. Le bonheur est facile. C'est merveilleux que tu aies trouvé ton homme.
@Viv : Oui, dure. Car se cache une certaine peur du jugement. Mais certes, il y a des avantages à tout. Ce qui est bien c'est de savoir prendre sa liberté à deux. Alors on a le meilleur de tout.
@Factotum : C'est comme je viens de dire à Viv... Il faut savoir prendre notre liberté, nos moment seuls en couple et alors on a tout ce qu'il nous faut. Si la douce est là depuis toujours, il y a sûrement bien du bonheur au milieu de tout ça.
@Anonyme : J'aime beaucoup ta réflexion anonyme. Il est vrai qu'on galvaude l'expression, l'état aussi. On jure et on est dur envers ces "dépendants". Mais pour autant, l'humain a toujours été et sera toujours sociable. Vraiment, j'aime beaucoup cette réflexion et je la trouve sensée. Merci.