mercredi 31 octobre 2012

Les petites attentions

Cet après-midi, on m'a fait une confidence plutôt triste. J'ai écouté, posé des questions, laissé la personne se confier. Ensuite, un peu plus tard, j'ai imprimé une image de Calinours et suis allée la poser sur son bureau pendant qu'elle n'était pas là. Puis je lui ai envoyé un petit message en lui disant que des amis voulaient la voir, les Calinours en l'occurence.

Parfois, je fais des desserts et j'en amène au travail. Ou j'achète un sac de petits chocolats fins et je passe autour. Ou j'envois par courriel une image de Calinours (je sais, encore eux) ou de schtroumpfs à quelqu'un qui se sent tristounet. Ou je compte les dodos avec quelqu'un qui part en voyage bientôt. (Surtout depuis que je me suis fait répondre textuellement "va chier" par quelqu'un à qui je disais que je venais de me réserver un voyage.) Ou je laisse des magazines dans l'entrée de mon bloc appartement pour que quelqu'un puisse les ramasser. Ou j'amène un vieux livre de recettes que je ne veux plus à quelqu'un qui me dit manquer d'inspiration pour ses repas. Bon, vous comprenez le principe...

Je ne le fais pas tout le temps. Je ne le fais pas non plus dans le but qu'on me rende la pareille. Mais, voyez-vous, je trouverais ça le fun qu'on le fasse. On dirait que les petites attentions gentilles, ce n'est pas à la mode. Que les gens n'en ont rien à foutre d'être généreux, à l'écoute ou un peu sympathique. Pourtant, ce n'est rien de très compliqué ce que je fais. Je porte attention. Je donne un peu à l'autre. Et bien souvent, sans dépenser un sous. Juste en posant un petit geste.

Mais pire que le fait qu'on ne me rende pas la pareille, c'est le manque de reconnaissance. Vous seriez surpris du nombre de fois où aucun merci ne se manisfeste. Comme si cela leur était dû. Ou que c'était normal, habituel. Ou qu'il n'y avait rien là d'assez important pour dire merci.

Je ne le fais ni pour la pareille, ni pour les mercis. Je n'arrêterai pas pour ça. Pour autant, je sais que je le ferais plus si parfois je sentais que les gens autour avaient envie de participer à ça. De faire des petites attentions. À moi. Mais aux autres autour aussi. La vie est difficile parfois. Pourquoi on ne pourrait s'encourager et se faire sourire un peu en étant attentionné ? C'est dommage. C'est pourtant dans ces petites choses-là qu'on découvre vraiment la nature de l'autre. Dans ces gestes aussi qu'on peut retrouver un peu de bonheur. Ou juste un peu de surprise et d'étonnement.

9 commentaires:

Le factotum a dit…

Les petites attentions sont toujours de mise pour moi!
Et les nombreux sourires que cela provoquent chez mes amies.
Incroyable comment bien peu de choses peuvent apporter de bienfait chez les autres.

Michèle a dit…

Tu es très attentionnée. Ce n'est malheureusement pas donné à tous, même à très peu de gens. Reste comme ça, même si tu n'as rien en retour, je crois que ça peut quand même devenir un peu contagieux, du moins, je l'espère.

Kim Garceau a dit…

C'est fou, je me reconnais que trop à travers ce que tu écris. Je suis aussi quelqu'un de très attentionné... C'est vrai que l'ascenseur ne revient pas souvent, j'en connais aussi un bout là-dessus! Moi, je te le dis, il faut continuer... Peut-être qu'à force de recevoir les attention, les gens deviendront attentionnés à leur tour (c'est ce qui est arrivé au travail)!

prinsessan Fluflu a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Laure a dit…

Je suis très très sensibles aux petites attentions !!!
J'essaie d'être attentionnée avec mes amis, mais parfois je suis timide, j'ai peur de déranger et je n'ose pas...
Bizzz Laure
http://suivre-mon-etoile.blogspot.fr/

Viv a dit…

C'est justement ça le problème: on vit dans une société où tout le monde pense que tout leur est dû. Faire attention aux autres? Pourquoi, quand j'ai mon petit nombril qui requiert mon attention! Je fais parfois des petits gestes pour les autres, mais j'avoue que de ne recevoir au moins un minimum de reconnaissance ne m'encourage pas à recommencer. Je ne suis pas assez altruiste, j'imagine...

L'impulsive montréalaise a dit…

@Factotutm : Encore plus incroyable le manque de sourire que ça provoque chez certaines personnes. Trop, en l'occurence. Mais je t'encourage à continuer. Et je m'encourage aussi.
@Michèle : Je n'ai pas l'intention d'arrêter. Pas complètement. Quand j'ai envie, je le fais. Contagieux ? J'attends encore que ça arrive.......
@Kim : Contente que de ton côté la contagion ait eu lieu. Malheureusement, dans mon cas, je cherche encore. Et franchement, c'est pas le cas. Mais je suis comme je suis.
@prinsessan Fluflu : Comme toi, je continue à faire comme mon coeur me dicte. Quand j'ai vraiment envie spontanément, j'y vais. Mais d'autres fois, je m'arrête. Parce que c'est juste plate ce manque de retour d'ascenseur. Oui, le monde est tellement plus joli avec de la gentillesse spontanée ! :)
@Laure : Plus jeune, j'étais de ce genre : avoir peur de dérangé. Il y a pire défaut. J'encourage à foncer. Ça fait au moins plaisir à soi-même d'être gentille ! :)
@Viv : Voilà : tout le monde pense que tout leur est dû. C'est vrai. C'est pourquoi non seulement les gens ne rendent pas...mais ils ne remercient pas non plus. Dommage. Je suis un peu comme toi aussi, je ne suis pas complètement altruiste. Je me lasse de l'unidirectionnel. Et pourtant.... Parfois, j'ai envie, je le fais et tant pis. Ça me satisfait au moins moi-même !

Kalte a dit…

C'est un beau billet! Tu vois, avant j'étais un peu comme toi. Bon, pas des calinours, on s'entends, mais en situation de gestion, c'est le genre de trucs que je faisais régulièrement...acheter des Timbits, des muffins pour l'équipe, comme ça, sans attendre une occasion particulière...j'en avais envie, ça faisait plaisir et en plus, c'est bon pour la cohésion d'équipe. Bref.

Puis, je suis arrivé au gouvernement en continuant mon petit rituel mensuel...mais l'ascenseur ne revenait jamais et j'y ai perdu goût après les premiers mois...j'en ai compris qu'une majorité de gens s'en foutent Je me suis donc arrêté, sauf pour mes proches.

On vit dans une bulle. On aime notre nombril, on passe nos journées à se l'observer, et on crois que c'est ça la vie...tendre la main pour recevoir et ne jamais rien donner en retour.

Un merci et un sourire ne coûte rien, même forcé.

L'impulsive montréalaise a dit…

@Kalte : Merci. Contente que tu aies apprécié.
Qu'as-tu contre les Calinours ? :-o
Tiens, je ne t'aurais pas vu exactement comme ça. C'est bien. Mais pas de cesser. Bon, j'avoue, moi-même, j'ai diminué. Mais parfois, je me fais plaisir à moi. J'ai envie d'être gentille et puis voilà.
Je ne crois pas que les gens s'en foutent. C'est juste que comme tu dis, il y a une grosse question de son petit nombril. C'est chose due. Ils prennent et repartent.
Non, un sourire, un merci ne coûtent rien. Être chaleureux, non plus. Et ça donne tellement. À celui qui donne et à celui qui reçoit.