lundi 29 octobre 2012

Pourquoi

Parce que j'ai grandi sur une terre aride.
Parce que j'ai cultivé des pensées sombres.
Parce que ce qui se dépose au fond de l'âme ne s'enlève jamais vraiment.
Parce qu'une cicatrice a déjà été une blessure et nous reste dans la peau.

Chaque fois que j'oublie, je me rappelle.
Chaque fois que j'efface, ça me hante.

Je n'ai rien vécu de si grave.
J'ai juste porté en moi la gravité.

On dit qu'on peut se délester. C'est vrai. Jusqu'à un certain point.
Car on ne se quitte jamais.
On évolue, on avance. Mais on reste qui on est.

8 commentaires:

Laluna a dit…

Je dis souvent qu'on ne change pas vraiment. Que l'essence de qui on est, évolue, se raffine, mais reste intact. Je le vois avec mes enfants... j'ai l'impression que leur tempérament est le même en plus affirmé de la naissance jusqu'à maintenant.
Mais je crois aussi que le bonheur se cultive et s'apprend, que même dans les terres arides poussent des trésors.
Et habituellement les gens qui ont des cicatrices, sont souvent plus beaux et intéressants. À mon avis,existent en eux, des profondeurs rarement aperçus de ma part chez les gens qui n'en ont pas...
Je te souhaite une bonne journée Impulsive. Que les grands vents, balaient les nuages qui cachent le soleil!
:)

Petite libellule a dit…

On a tous nos démons intérieurs tu sais... Certains jours, ils prennent toute la place, d'autres ils se font tout petits jusqu'à presque disparaître. Chose certaine, ils n'ont que la place que l'on accepte de leur laisser.

Laure a dit…

Je pense souvent que ma nature profonde prend toujours le dessus en fin de compte :-))
Alors il faut bien faire avec !!
Bizz Laure
http://ptitesphotosdelolo.blogspot.fr/

Kalte a dit…

Il y a certains chagrins que le temps n'efface pas et qui laissent aux sourires des cicatrices imparfaites... (Marc Lévy). Jme suis rappeler cette citation en lisant ton billet. Jte fais un câlin?

L'impulsive montréalaise a dit…

@Laluna : Oh ! bien sûr que le bonheur s'apprend, qu'on peut cultiver de belles choses... Il y a juste souvent un arrière-goût. Ou des rechutes. Et même si elles se montrent plus courtes, moins fréquentes, on les craint toujours. On sait qu'elles reviendront toujours. Ça fait partie de soi. Mais je suis une personne joviale, enjouée au jour le jour. J'ai juste une gravité en moi.
@Petite libellule : Les démons n'ont pas tous la même teneur...
Tu as sans doute raison, ils prennent la place qu'on leur laisse. En même temps... On ne naît pas tous égaux intérieurement.
@Laure : Elle prend toujours le dessus, oui. Et quand on comprend qu'il faut l'accepter, elle s'atténue, se montre moins effrayante. Il faut parfois descendre pour mieux remonter.
@Kalte : Je ne tripe pas Marc Lévy, mais c'est une bien jolie citation.
Oui, je prendrais bien un câlin.

Kalte a dit…

...et j'ai fait une faute... rappelé! dsl!

Ligeia a dit…

Magnifique texte ! Tu mets des mots sur ce que je ressens. Comme quelque chose de nocturne qui dort en nous, et qui parfois se réveille pour nous submerger, ou pour nous rappeler ce qui nous définit un petit peu, toujours. Rien de très grave, ni de très lourd, juste une trace de noirceur que l'on porte.
Merci pour ce texte.

L'impulsive montréalaise a dit…

@Ligeia : Merci beaucoup pour ton immense compliment. C'est parfois difficile de mettre le doigt sur ce genre de sentiment. Par écrit du moins. Mais quand on y arrive et que ça touche quelqu'un, ça fait toujours plaisir.