mardi 20 octobre 2009

J'ai la mort

J'ai la mort dans la tête, j'ai la mort dans le coeur, j'ai la mort dans le corps.

Pourquoi les épreuves et les coups de poings ont-ils un effet sur une personne et un autre effet sur une autre ? Pourquoi certaines personnes ont-elles un optimisme à tout casser et ne démordent presque pas de leur sourire ? Pourquoi d'autres ont peur de la dépression, peur que ce truc qui bouffe la peau revienne dans leur vie ? Pourquoi la vie s'acharne sur quelqu'un qui veut s'en sortir, qui se félicite de voir que jamais elle n'a été aussi heureuse, aussi bien ?

Mais voilà, parfois, la vie est une salope qui vous fout un poing à la gueule et vous laisse à terre. Mais quand on est à terre, la question vient.... Vais-je être capable, vais-je trouver la volonté de me relever même si c'est la millionème fois que je tombe et que la vie a eu la bonté de me faire trop émotive (assez pour tomber à rien), mais assez forte pour l'encaisser ? Puis, parfois, on se dit qu'on ne pourra juste plus encaisser rien de plus. Que tout est gelé en-dedans, que c'est un désert de glace. Que les coups nous foutent par terre, mais que tout est tellement gelé que c'est de la mort qui sort de notre coeur. De la petite mort banale. De la petite mort qui fait mal à un autre niveau que le réel. Parce que dans le réel, ça ferait trop mal. Puis, il y a le doute, un énorme doute, un doute envahissant. Même si notre vie n'a jamais mieux été, on se montre douteux. Cela peut-il réellement s'améliorer et rester ainsi ? Les coups de poings maudits vont-ils arrêter ? C'est la merde, c'est la fichu merde. Mais keep on smiling ! Le sourire est l'obligation du jour. Parce que sinon, c'est perdre la face et avouer l'inavouable. Pas parce qu'on refoule. Non, le refoulement, on ne connait pas. Mais entre sauver sa face ou exprimer ses émotions, il faut parfois sauver sa face.

Pardonnez le larmoiement du texte. Je n'ai pas de face à sauver sur mon blogue. Et il faut toujours retenir que les écrits subliment le présent, l'accentuent. Et aussi que la vie vient de me crisser un foutu coup de poing sur la gueule...

4 commentaires:

Camille a dit…

À la question que tu poses à savoir pourquoi certaines personnes semblent mieux encaisser les épreuves parce qu'elles gardent le sourire je te répondrais que c'est pas parce que ça semble plus facile pour eux que ça l'est. Souvent c'est juste l'orgeuil qui fait que le sourire est là. Mais la blessure est aussi vive je pense.

L'impulsive montréalaise a dit…

Possible pour certains, mais je connais des personnes qui sont d'incurables optimistes et qui savent passer par-dessus quelque chose ou à autre chose en presque un claquement de doigts ! Ceux-là sont nés avec un don inestimable je crois...

Camille a dit…

Je fais partie de ceux là.. par choix! Je ne suis pas née comme ça! C'est venu à force de travail, d'échecs, de réussites, de réflexions. J'ai juste réalisé un jour que ça servait à rien de m'attarder sur ce qui ne va pas, que ça aidera pas à aller mieux. Alors je passe au truc suivant. Mais je vais te confier un secret: souvent, j'ai peur que ça me saute dans la face.

L'impulsive montréalaise a dit…

Je ne fais pas partie de ceux-là et ne croit pas un jour en faire partie. P-être que parfois, je vis les épreuves de façon intense, mais contrairement à toi, je n'ai pas peur que ça me saute dans la face par surprise. Non, je ne refoule pas. Je reçois le coup de poing, pleurniche ou pleure à gros sanglots selon la douleur, me soigne puis passe à autre chose. Est-ce plus mal ? Différent en tout cas.