dimanche 18 octobre 2009

Avoir 12 ans, des broches et des lulus

Non, je n'ai ni eu ni broches ni lulus quand j'avais 12 ans et de nos jours, 12 ans, c'est porter des strings et vouloir apprendre la technique pour faire une bonne pipe. Mais il y a quand même eu une époque où ça existait avoir 12 ans, des broches et des lulus. Et parfois, j'ai l'impression que c'est cette petite fille conceptuelle qui m'habite. Ou bien la collégienne rougissante. Le concept est bien semblable. Mais voilà, ma honte et ma gêne sont une petite fille de 12ans avec broches et lulus. Et cette fille, elle est là pour me hanter quand je suis gênée.
Gênée parce que ce garçon me donne un peu trop d'attention et me complimente avec les mêmes phrases qu'il répète à n'importe quelle fille. Gênée parce que j'insiste un peu trop, je poursuis, je veux trop, j'aime (vautour, je le suis parfois autant que celui que j'ai surnommé ainsi). Gênée parce que j'ai fait cette petite chose qui me rend toute honteuse, celle qu'il ne faut pas faire et qui nous empêche de nous endormir le soir. Gênée parce que j'ai agis trop vite et pensé trop peu, que j'ai été impulsive. Gênée donc et honteuse bien souvent. Et voilà que je la vois, cette petite fille conceptuelle. J'ai 12 ans et avoir la gêne ou la honte, c'est la mort. Que va penser ce garçon ? Que dirait mes amies si elles le sauraient ? Et mes parents ? Pourquoi j'ai fait ça ? Pourquoi je ne contrôle pas les rougeurs sur mes joues ? Des petits squelettes de placard généralement pas bien dangereux... Mais quand on est une fillette de 12 ans, avoir honte ou être gênée, c'est la mort.

2 commentaires:

Camille a dit…

En te lisant j'ai de mauvais souvenirs de mes 12 ans qui me sont revenus en mémoire... la mort, c'est le mot! Merci de m'avoir fait repenser^à ça, quand je trouverai ma vie poche me me dirai que finalement c'était bien pire à 12 ans.

L'impulsive montréalaise a dit…

Je ne sais trop si je dois être contente de t'avoir rappelé tes mauvais souvenirs ou bien de t'avoir donné une bonne raison pour relativiser tes futurs malheurs. Je vais y aller avec être contente vu que tu dis merci ! Et OUI, c'est toujours la mort à 12 ans !!! Voilà, une des joies de vieillir !