mercredi 28 novembre 2012

La mort a frappé

Ce matin, j'avais en tête un petit texte tout rigolo que je voulais vous écrire. Sérieux, quand j'insomnisais cette nuit, je m'amusais à l'écrire dans ma tête et il y avait une ou deux jokes pas pires je crois bien.

Puis là, je me lève, je vais sur facebook et j'apprends la mort de quelqu'un. Bang ! Bon, je précise tout de suite et rapidement, ce n'est pas quelqu'un dont je suis proche. Du tout. C'est le frère d'une correspondante (quoique les lettres, on s'en écrit moins et probablement par ma faute) de longue date. Je l'ai vu une semaine quand j'avais 15 ans. Il y a des siècles, quoi !

Tout de même. Apprendre que quelqu'un a perdu un proche, c'est triste. Apprendre qu'un gars de 38 ans est mort, c'est triste. Apprendre l'âge de son fils en lisant un article sur le sujet, 11 ans, c'est triste. Que puis-je dire de plus, c'est triste. Pas besoin d'en rajouter, tout est dit. Suffit de penser aussi à l'idée de perdre mon frère. Naaaaaan ! ce n'est pas le genre d'idée que je veux même imaginer...

Alors, tant pis l'autre texte. Fallait que je dise un petit mot. La mort, ce n'est pas la première fois que j'en parle. Tout ce que j'en sais, c'est qu'on ne sait jamais quand elle frappera. Autant pour nos proches... que pour nous-même.

6 commentaires:

Éphémère a dit…

Mon frère s'est ma vie. J'y pense parfois. Il fait du vélo à Montréal et ça me stress pas possible. Une vraie mère poule. Il y a quelques années, il avait "disparu". Il n'était pas joignable sur son cell, ni chez lui, ni par le net. J'ai jamais eu aussi peur de toute ma vie. Pendant 3 jours j'étais sans nouvelle, de plus nous étions supposé nous voir mais il n'avait pas confirmé. J'ai appelé ma mère et mon père pour savoir s'ils avaient des nouvelles. Le soir du 3e jour, je m'en allais chez lui après le boulot pour voir s'il n'y serait pas quand il m'a appelé parce qu'il avait parlé à mon père et avait su que j'étais folle d'inquiétude. (il n'avait pas payé ses comptes et tous ses services avaient été débranchés..)

Aujourd'hui, on en parle en blaguant, mais il me le dit toujours maintenant quand il part de Montréal et qu'il ne sera pas joignable. J'assume ce côté protecteur, même si on se moque un peu de moi. Mais mon frère il le sait que je l'aime et il se prête au jeu de bon coeur tout de même.

Ellora a dit…

Depuis que j'ai eu mon cancer, j'ai l'impression que la mort rôde tout autour de moi... mais aussi tout autour de mes proches.

Je n'ai ni frère, ni soeur, mais ces derniers temps, je songe beaucoup à ce qui m'arriverait si je perdais mon mari... C'est angoissant tout ça.

Michèle a dit…

Il y a un mois: une prof de notre village s'est pendue. Deux enfants. Une dépression. Ça a fait réfléchir. Énormément. Ce qu'il y a de beau avec toute cette histoire horrible, c'est que soudainement, les gens sont devenus hyper sensibles aux gens autour d'eux. On ne devrait jamais attendre de tels évènements pour s'ouvrir aux autres.

L'impulsive montréalaise a dit…

@Éphémère : Je comprends tellement ce sentiment. En plus, moi, c'est mon "petit" frère, 7 ans plus jeune. On a beau vieillir, il y a toujours le côté grande soeur qui reste.
@Ellora : C'est facile d'avoir le vertige quand on pense à la mort...
Je me demande à quel point un cancer nous fait avoir encore plus peur de la mort... Si on l'a vu d'aussi près. C'est un sujet lourd.
@Michèle : J'avoue, oui. Ça fait vraiment réfléchir. Et non, on devrait pas attendre ce genre d'évènements. Mais le plus dommage, c'est que ça dure quelque temps... et ensuite on oublie et on retombe dans les vieilles habitudes.

Laure a dit…

C'est bien triste en effet.
La mort... est inéluctable... mais là, c'est vraiment trop jeune.
Bises, Laure
http://ptitesphotosdelolo.blogspot.fr/

L'impulsive montréalaise a dit…

@Laure : Oui, triste. Soudain. Jeune. Trop.