samedi 29 septembre 2012

S'arrêter

Cet après-midi, j'ai fait quelques courses ici et là. Et j'ai constaté comment parfois, trop souvent, on ne prend pas le temps de s'arrêter et de vivre le moment présent.

Voyez-vous, ça sentait le gris et la pluie. Alors je me disais que je devais me dépêcher. Espérant pouvoir éviter que ça me tombe dessus. Je volais sur les trottoirs. Et comme vous le savez, je suis quelqu'un qui marche beaucoup. Alors si je dis que je volais...

Puis, tout à coup, je me suis arrêtée. Non pas physiquement, mais mentalement. Pourquoi je courais ainsi ? Je suis à Montréal, je peux me réfugier dans des commerces, dans des restaurants. La pluie ne tue personne. J'ai même joyeusement visité une petite île à vélo sous la pluie pendant mes vacances en Irlande. Alors, pourquoi étais-je en train de courir, l'esprit absent, sous prétexte que ça sentait la pluie ?

Ce n'est qu'un exemple. Mais combien de fois court-on ? Au propre ou au figuré. Combien de fois ne prend-t-on pas le temps de vivre le moment, de s'apercevoir de ce qu'on fait, de vivre simplement ?

J'ai ralenti. J'ai regardé autour de moi. J'ai humé l'air délicieux de l'automne. N'est-ce pas que l'air goûte bon en automne ? J'ai juste pris le temps. Et vous savez quoi ? Pas une goutte de pluie pendant que j'étais dehors !! Comme quoi trop souvent on a peur de choses qui n'arriveront jamais au fond...

11 commentaires:

annejutras a dit…

Bonjour, je découvre ton blog par l'entremise de Misurlenet.

C'est très vrai ce que tu racontes. On court, on marche vite, pressés que nous sommes d'arriver à destination. On oublie de savourer les petits bonheurs qui enjolivent notre vie. Moi aussi, j'ai pris le temps de respirer l'air frais de l'automne et ça m'a fait un bien fou!

Sophie Legendre a dit…

Tellement vrai. Quand on coure trop, non seulement on ne profite pas du moment présent mais en plus, on arrive fatigué à l'autre bout. Faque on ne profite ni de l'un ni de l'autre. Merci de nous le rappeler.

Le factotum a dit…

" Tempus fugit" pour la plupart des gens.
C'est tout un art que de prendre le temps de profiter du moment présent.
Moi, j'ai passé l'après-midi, dans mon petit boisé , à écouter mes amis à plumes. Et quelle bonne fraicheur qui se dégage en ce début d'automne.

prinsessan Fluflu a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Michèle a dit…

Oh que ce billet me parle...Moi la speady, la vite, la rapide qui parle vite, qui marche vite, qui pense vite, qui fait tout vite.

Je n'ai qu'une vitesse. Mais je dois m'habituer à passer au neutre un peu plus souvent. Essoufflant cette course que l'on s'impose souvent, sans raison.

Laure a dit…

Comme c'est doux de te lire et de revenir aux vraies valeurs... prendre le temps d'apprécier le moment présent :-)) Merci et bon dimanche
Bizzz Laure
http://ptitesphotosdelolo.blogspot.fr/

Bruno Moulin a dit…

Si tu savais...
Moi je ne cours que rarement...en fait je prends très souvent le temps..faut même souvent que je stoppe un peu ceux qui sont avec moi....et depuis que je vis à la campagne...c'est le pied!!
:-)

Basile a dit…

On va sortir un bon vieux cliché : "Rien ne sert de courir ; il faut partir à point."

http://journaldunjeunedegueulasse.blogspot.fr/

L'impulsive montréalaise a dit…

@annejutras : Bonjour et bienvenue. C'est vrai et c'est surtout si facile à oublier. Même si on le sait, on se surprend toujours à ne pas le faire. Mais l'important, c'est de ne pas renoncer !
@Sophie : Voilà. En plus, ça nous épuise pour rien. C'est un art de s'arrêter. Soyons artistes !
@Factotum : Je crois qu'on arrive plus à profiter du moment présent en pleine nature. Oui, ça se fait partout. Mais le calme de la nature aide à trouver ça en soi.
@prinsessan Fluflu : Et c'est vrai. Il suffit de changer ce qu'il y a dans la tête !
@Michèle : Ahahhah ! Contente de te parler un peu. La basse vitesse est si agréable à savourer. Oui, un peu d'efficacité parfois, pas vraiment le choix. Mais le reste du temps, prenons le temps de voir la vie qui passe doucement.
@Laure : Merci. C'est gentil. Et si je peux permettre aux autres de s'arrêter et de constater, quel bonheur.
@Bruno : Toujours positif, jamais pressé... Il doit y avoir d'autres défauts cachés ! Héhé ! Plus sérieusement, comme je le disais en commentaire, je crois effectivement que la nature aide à un rythme plus lent et agréable.
@Basile : Les clichés n'existent pas pour rien. Ils ont souvent du vrai !

Viv a dit…

Tiens, ma citation s'applique vraiment bien à ton article! ;)

"Il ne sert à rien d'ouvrir votre parapluie en attendant qu'il pleuve"

Pour ce qui est de courir, au sens propre pour moi, je ne cours plus depuis l'an passé. Mes jambes ne sont plus capables. Alors ça règle une partie du problème.

L'impulsive montréalaise a dit…

@Viv : Oui, quand j'ai lu ton texte, j'y avais pensé !
Et crois-moi, les gens courent plus souvent au sens figuré qu'au sens propre !!!