jeudi 17 janvier 2013

Au fond de l'âme

Hier, j'ai eu la chance d'avoir un peu de temps libre en fin d'après-midi. Il faisait encore clair. Je pensais marcher une vingtaine de minutes. Je ne me suis arrêtée qu'une heure et quart plus tard. J'avais besoin de clarté, j'avais besoin de temps, j'avais besoin de penser.

Il fait creux dans mon âme ces jours-ci. Pas nécessairement sombre. Mais j'ai des réflexions qui m'enflent le coeur. Des tonnes de choses qui virevoltent. C'est les grands vents et les incertitudes. Comme si c'était bien nouveau.

C'est creux dans mon âme. J'ai des flammes. Plusieurs éteintes. D'autres qui me brûlent. J'ai du vide. Un grand vide. Ça me remplit. Ça m'occupe les angoisses le soir. J'aspire... Parfois, je ne sais plus à quoi j'aspire. Et pourtant, des réponses j'en ai.

Comment se fait-il qu'on soit dans une société qui ne ressemble pas à la majorité ? Quand on cherche, quand on avoue l'inavouable, quand on dit et nomme, on se reconnaît. Des milliers d'âmes semblables. Qui étouffent dans des enveloppes trop petites. Mais on continue à marcher sur des routes qui ne nous ressemblent pas. À faire des pas dans des mauvaises directions.

Je me cherche des possibilités. Je vois trop de murs. Ou des possibilités trop petites. Mais y a-t-il des possibilités trop petites ? Peut-être qu'à saisir celles-là, on ouvrirait des portes. Est-ce les portes qu'on vise ? Pas toujours. Mais parfois, si ce sont les portes qui nous visent, c'est plus facile. Presque toujours en fait. Car on ne peut se sortir soi-même d'un trou. On a besoin d'un coup de main de la vie. Ou de quelqu'un autour. Ou du destin. On ne peut pas grimper à des parois lisses.

C'est creux dans mon âme. J'ai des pensées lancinantes. Je récris les mêmes bouts de textes vingt fois. Des phrases précises et vraies. Dans ma tête seulement. Je n'ose pas encore le noir sur blanc. Je ne sais pas toujours où je veux aller. Mais je sais souvent d'où je veux partir. C'est déjà un point de départ.

3 commentaires:

Julie Deblois a dit…

Comme il résonne en moi ce texte!
Trop de murs!
Et l'impression de ne me reconnaître nulle part.
Et pourtant constater qu'on est des centaines de milliers à se sentir comme ça.
Happés que nous sommes à se sentir seuls...
Magnifique texte Impulsive!

Le factotum a dit…

C'est à cela que sert les amis. Il s'agit simplement de saisir la main que l'on nous tend et de croire à l'avenir.

L'impulsive montréalaise a dit…

@Julie : Merci, merci Julie. Comme toujours, quand on se sent seule, on constate que non. Ça fait un peu de bien. De douceur à l'âme. Si on arrêtait deux minutes nos vies de fous, peut-être qu'on finirait par se reconnaître quelque part. Merci encore.
@Factotum : Des mains qui se tendent, il y en a bien peu. On vit dans une société parfois bien individualiste...