lundi 27 février 2012

Une tristesse

Avez-vous parfois l'impression de ne pas être la meilleure version de vous-même ?

Parfois, je me regarde aller et je trouve ça triste. Juste triste. Avec les années, j'ai appris à me connaître. J'ai donc appris à connaître mes capacités, mes limites, mes forces, mes faiblesses. J'ai appris à me connaître, moi. Et je sais pertinement que je ne suis pas la meilleure version de moi-même. Je suis pas ce que je pourrais être.

Je suis parfois lâche. Je ne fonce pas, ne me démène pas assez, suis paresseuse. Je suis parfois méchante. Oh ! toujours sans vouloir, jamais dans le but de l'être. Mais parfois les résultats font que certaines personnes peuvent se sentir blessées. Je me sens parfois bien coupable. De tout et de rien. De ne pas être une assez bonne personne. Parfois aussi, je réalise que je pourrais faire plus de ma vie. Aller plus loin, me réaliser davantage, développer des projets plus ambitieux.

Voilà. Je suis moi. Je suis humaine. Je suis une version limitée de moi-même.

Je trouve ça triste. Juste triste.

11 commentaires:

Michèle a dit…

Il y a de ces jours où je ne m'aime pas. Physiquement, intérieurement, dans mes agissements, dans mes réflexions, dans mon tempérament, dans mes jeans que je ne peux plus supporter mais malheureusement encore porter.

J'essaie de faire un lendemain meilleur.

djali a dit…

Est-ce vraiment une version limitée? Nous avons tous des jours moins bons. Je suis la première à procrastiner et à faire l'inverse de ce que je voudrais faire. Et je suis incapable de lutter contre cette force qui me paralyse, et qui me pousse parfois à être "mauvaise". Mais ces moments me permettent aussi de reprendre des forces, et au moment où je ne m'y attends pas, je suis une bien meilleure version de moi que ce que j'espérais. C'est comme dans n'importe quoi, on ne peut pas toujours exceller. Ça serait épuisant, pour nous comme pour les autres. Mais ces moments de faiblesse nous rendent plus humains et nous font apprécier encore plus les dépassements de soi. Je crois.

Jean-Pierre Hamel a dit…

« version limitée de moi-même. »
- Ça me fait penser à ces machines informatiques qui sont commercialisées en plusieurs versions, certaines ayant des performances inférieures aux autres.
Or ce sont – parfois – les mêmes machines, simplement leurs performances ont été bridées, pour justifier le moindre prix. Ce qui réjouit fort les geeks, qui se font un plaisir de débrider la machine pour lui rendre la plénitude de ses capacités.
Bon : si on fonctionne avec une version limitée de soi-même, reste plus qu’à trouver le geek qui saura débrider tout ça.

Juju a dit…

Je ne suis pas ce que je pourrais être.

Cette phrase vient me chercher et je me sens comme ça présentement. Prise dans un tourbillon à toujours refaire la même chose sans savoir par où commencer pour m'en sortir.

Enfin, j'essaie du mieux que je peux, mais je ne vois pas encore de résultats et ça m'énerve.

Bonne journée et bonne chance dans tes projets les plus fous.

Petite libellule a dit…

Pour ma part, ça m'arrive à l'occasion de me sentir comme ça... mais de moins en moins. En vieillissant, (bon, j'ai 35 ans, pas 75, là...), je suis de plus en plus en paix avec ma vie, les choix que j'ai faits, etc. Pourtant il y a deux ans, de l'extérieur, ma vie était très semblable, et pourtant, ma perspective en était très différente.

Personne n'est parfait, et l'important, au lieu de s'auto-flageller et de se taper sur la tête à la moindre occasion, c'est de se donner une bine sur l'épaule quand on en mérite une. Et si les choses semblent stagner, c'est parce qu'elles se travaillent en arrière-plan. Tout ne peut pas toujours aller à la vitesse grand V! On serait étourdis... :-))

Petite libellule a dit…

Un excellent dossier sur la question à lire ici :

http://styledevie.ca.msn.com/vie-pratique/vie-personnelle/7-étapes-pour-enfin-lâcher-prise

Un autre Bob a dit…

Le pire, c'est que ce genre de réflexions (auquel à peu près tout le monde se livre de temps à autre) nous déprime souvent au point de nous enlever l'envie de poser les gestes qu'on pourrait poser pour améliorer notre réalité concrète. Notre situation finit alors par se détériorer, et on se sent encore moins à la hauteur. Tout ça à cause d'une créature 100% imaginaire, le moi idéal.

Fascinant. À trop penser à ce serpent qui se mange la queue, on peut finir par se laisser convaincre par un formulaire de commentaires qu'on est un robot...

L'impulsive montréalaise a dit…

@Michèle : Oh ! on essaie toujours de faire meilleur. Mais l'éternel recommencement est parfois lourd à porter.
@djali : Ce n'est pas faux. Je suppose qu'on ne peut pas toujours être à 100%. En même temps, quand je regarder le chemin parcouru (immense) et que je regarde le chemin à parcourir (encore plus immense), je sais que ça donne quelque chose. Mais j'ai aussi l'impression de donner des coups d'épée dans l'eau.
@Jean-Pierre : Il n'y a que soi-même au final pour faire ça. Pour briser nos chaînes et nos retenues.
@Juju : C'est très libérateur de voir que d'autres partagent mon point de vue, mes sentiments. Et c'est vrai que travailler sans relâche pour si peu de résultats (parfois), c'est décourageant. Mais d'autres fois, ça déboule...
@Petite libellule : Je suis aussi de plus en plus en paix avec moi-même. Mais de moins en moins avec ma vie. Celle auquelle j'aspire. Et oui, il m'arrive de plus en plus de constater que je m'auto-flagelle beaucoup. Beaucoup plus que je ne l'aurais pensé avant.
@Autre Bob : Oui, voilà. On se laisse décourager par l'ampleur de la "tâche". On part un peu perdant d'avance. En un sens. Nos peurs les plus présentes sont définitivement des choses qui ne sont jamais arrivés et n'arriveront jamais.

Kalte a dit…

J'ai lu un jour: "Ce qu'un homme peut être, il doit le devenir"...je crois que c'est de Maslow. Comme tu ne pointe pas du doigt le responsable de la condition dans laquelle tu te sens, c'est difficile de pouvoir te dire: Moove forward!...mais tsé souvent, ça prend seulement qu'un petit déclencheur pour changer tout cela...alors moi jte dis seulement: garde espoir.

Viv a dit…

Y a des jours où je me sens plus moche que d'autres. Où je me dis que je pourrais être tellement plus, faire tellement plus. Mais en même temps, on ne peut pas être parfait, il faut simplement l'accepter. Il ne faut pas se demander l'impossible non plus. Juste y aller selon ce que l'on est capable.

L'impulsive montréalaise a dit…

@Kalte : Oh ! en un sens, je suis une indécrottable pleine d'espoir. Mais voilà, j'ai aussi un fond de désespoir. Et non, personne de responsable sauf moi.
@Viv : Non, on ne peut pas être parfait. Mais je m'aperçois que si me pardonne certaines choses, il y en a d'autres avec lesquelles je suis beaucoup plus implacable...