mardi 20 décembre 2011

Vivante

Je gronde. Je bouillonne. Tu me réveilles des pieds à la tête. Une jument en furie. Une folle qui rue dans les convenances. Un volcan en éruption qui crache son feu.

Ce sont mes jambes, ce sont mes bras. Tout bouge et remue. Une fébrilité d'écorchée. J'ai besoin de mots violents, d'écartèlements, de ressentir l'extrême, d'avoir la peau qui démange et le coeur qui hurle. Une sève en moi, dans mes artères. Une canicule qui me brûle jusqu'aux vertèbres.

Je ne cherche pas de jolis mots pour toi. Je cherche des mots en vie. Des mots qui font trembler et résonner. Car cette histoire, cette non histoire en fait, n'est pas jolie.

Elle est brutale.

Elle me déchire les viscères, elle me brûle les ovaires, elle carbonise mon ventre. Et si ce n'est pas une histoire que j'aime, c'en est une que je chéris, car elle me fracasse de force dans le monde des vivants. Elle m'extrait de mes trops mornes torpeurs.

Alors, je me rattache. Délibérément, comme une sale petite sotte. Pour vibrer encore. Juste un peu, encore.

Je cherche la dernière goutte, celle qui m'achèvera ou me délivrera.

4 commentaires:

FRANKIE PAIN a dit…

éruptive cher demoiselle
je vous embrasse

johan a dit…

Attention à vouloir trop approcher de l'enfer parfois on s'y abîme! Je connais cela, j'ai essayé de le décrire... les cicatrices sont longues à se refermer et restent à jamais douloureuses...prudence même si en ces instants on éprouve de si près le secret de l'être... bonne chance pour cette aventure extrème

Elle Mnop a dit…

Solidarité face à la suite..Que je lirai avec avidité!

L'impulsive montréalaise a dit…

@Frankie : Merci. Oui j'érupte. Des phases comme ça.
@johan : Je sais que je joue avec un certain feu. J'ai eu une vie pour l'apprendre. On s'essait, on pense y arriver. C'est dangereux. Mais c'est vivant.
@Elle Mnop : Solidarité, tiens. Comme si tu avais vécu la même chose. Il y aura sûrement un peu de suite. Ça bouille en dedans.