mercredi 21 décembre 2011

Foncer dans le mur

Quand on était plus jeune, on disait en bravade " j'ai même pas peur". Maintenant, c'est un peu plus complexe; les peurs ne sont plus pareilles. Mais on fonce souvent quand même. Droit dans le mur, pied au tapis. On voit le mur. On n'est ni idiot ni aveugle. Puis, au fond de nous, on le sait bien qu'on a peur même si on dit que non. C'est que le mur, il a l'air solide.

Qu'est-ce qui déclenche cet instant-là ? Celui où l'on fait fi et on fonce ? Pourquoi on agit en sachant qu'on aura mal ?

Peut-être pour ne pas stagner. Pour que ça bouge, que ça  nous fracasse. Parce qu'on a besoin de se sentir en vie. Parce qu'on veut se relier à quelque chose, n'importe quoi. Parce qu'il faut la pluie pour traverser le désert et tomber pour pouvoir se relever. Parce que la douleur, ça nous réveille. Un électrochoc sur la routine et l'ennui. Parce qu'il le faut, que certaines choses se doivent d'être. Parce que. Juste parce que.

Oui, qu'est-ce qui fait que quand on sait qu'une chose nous fera mal, on la fait quand même ?

10 commentaires:

Michèle a dit…

Je suis du genre à préférer avoir des remords d'avoir fait quelque chose que des regrets de ne pas l'avoir fait.

Ça répond à ta question?

Petite libellule a dit…

D'accord avec Michèle. Vaut mieux risquer d'avoir mal que de juste attendre la mort. Mais fais un peu attention quand même, garde la petite voix pas loin. Car certains risques doivent être calculés. (C'est drôle, j'ai comme l'impression de savoir de quoi tu parles, mais je peux me tromper aussi... ;-))

Viv a dit…

Je pense qu'on agit quand même parce qu'au fond, on espère un peu que ça ne fera pas si mal que ça. L'espoir que pour une fois, ça va bien tourner. Ou qu'on se fait peut-être des peurs pour rien. Et en effet, il faut bien bouger, ne pas s'enliser trop longtemps à la même place...

Quelquepart a dit…

Des fois aussi, avant de peser sur le gaz, faut faire faire 180 degrés à la voiture, même si ça oblige à se rendre vers des contrées inconnues, ça évite parfois de se tirer à toute vitesse dans le mur...

Jeff a dit…

J'opterais pour l'adrénaline combiné au défi. Ce qui résulte au courage ou encore à de la témérité... Non ?

Mais l'important, c'est de faire ce qui te plaît. Après tout, vaut mieux prendre le risque de faire quelque chose sur le moment plustôt que d'avoir des regrets de ne pas l'avoir fait...

Rosabelle (Mélanie) a dit…

l'humain est ainsi fait !! Je suis aussi du genre à foncer et on regretteras après si y a regrets!

caméléon (happygirl) a dit…

parce que si on ne fonce pas ou qu'on essaie pas, on a rien... Cela peut nous faire passer à côté de beaucoup de bonheur! De plus, en fonçant, je trouve qu'on limite les regrets! ;)

L'impulsive montréalaise a dit…

@Michèle : Oui et non. Parfois, certains résultats sont inévitables. Alors pourquoi foncer tête baissée ? Je sais pas. Mais oui, je suis du genre à au moins me mettre la tête dans le sable.
@Petite libellule : Peut-être tu sais de quoi je parle. Va savoir. Tu dois commencer à me connaître à me lire... Et oui, attendre la mort, c'est plus déprimant que de souffrir et se débattre.
@Viv : C'est fort l'espoir. Je crois que t'as raison. Il y a toujours un peu de ça. Et sinon, ben on s'enlise et on meurt. Alors on n'a plus ou moins le choix.
@Quelque part : Tiens, une opinion différente. C'est pas fou non plus. En fonçant ailleurs, qui sait ce qu'on pourrait trouver. L'important, c'est surtout de foncer peut-être.
@Jeff : Le défi, possible. C'est vrai qu'on veut parfois se prouver qu'on est capable, qu'on peut y arriver. Les regrets de ne pas l'avoir fait... J'en ai un peu de ça...
@Mélanie : Oui, le fameux impulsive. Que je suis. Penser trop parfois, on y arrive plus. Vaut mieux agir.
@caméléon : On n'a rien. Ça, ce serait triste. Plus triste qu'un petit coup dans le ventre...

Anonyme a dit…

Peut être sont ce des "actes manqués" selon la définition freudienne, d'aller à l'échec, nécessairement à l'échec, non consciemment...pour se rassurer sur ce que l'insconcient cesse de nous affirmer de ce que nous sommes, nous le rappeler... alors que nous avons (non volontairement) refoulé cela et qu enotre vie cherche à contredire...bon je dis ça mais freud ce n'est pas du truc tangible :-) alors gardons toutes les explications possibles et imaginables :-)
Johan

L'impulsive montréalaise a dit…

@Johan : Il est vrai que parfois on recherche un résultat auquel notre insconcient s'attend... et peut-être aussi notre conscient quand on veut se l'avouer... Ce n'est pas tangible, ce n'est pas faux non plus.