jeudi 19 juillet 2012

Ces broutilles

Parfois, je trouve tellement que l'être humain se détruit avec des niaiseries.

Oui, il y a des trucs graves. Des choses qui vaut qu'on s'en fasse. Ou qu'on s'insurge, qu'on se fâche, qu'on s'attriste, qu'on réagisse.

Mais il y a tout le reste. Des broutilles. Des âneries. Des trucs superficiels. On est englués dans tout ça, pris. C'est une mode. C'est le trop de choix. C'est les bébés gâtés. C'est un mode de vie. C'est une éducation qui n'évolue pas toujours dans la meilleure direction. Je ne sais pas. C'est tout et rien à la fois. Mais c'est là. Clairement. Dans l'air du temps.

On perd du temps, on se cause du stress, on vit des disputes, on s'empoisonne de négatif. Pour rien. Des broutilles comme je disais. Quand est-ce qu'on est devenus si suffisants ? Quand a-t-on perdu de vue les belles choses, celles qui comptent ?

Là, je prendrais une dose de bois, de forêt, de silence, de douceur, de gentillesse (gratuite et spontanée), de zen, d'amour, de beauté. Je n'ai plus envie de toutes ces couches de merde qu'on se fait mettre sur la peau à grands coups de noirceur et de méchanceté. Ouin, ce soir, je vais dire ce que souhaite les filles dans les concours de beauté : Mon plus grand souhait, c'est la paix dans le monde !

8 commentaires:

Jeff a dit…

C'est bien trop vrai ce que tu écris. On ne prend pas suffisamment de temps pour faire une pause, ou plusieurs, de s'arrêter et de prendre une bonne dose d'air par les narines (j'allais dire par les naseaux) et de faire le vide autour de soi, de ne plus penser à ce qui nous fait courir, ce qui nous rend si bougon, triste, râleur, impatient, colérique et j'en passe... Joli texte en passant Martine... :-)

seb haton a dit…

Tu devrais venir passer quelques jours de vacances chez nous, tout y est : forêt, silence, douceur, gentillesse, zen, amour, beauté. Tu y ajoutes pitits zoiseaux et pitits animaux, nourriture saine et goûteuse, absence de véhicules... et voilà, bienvenue.
Ici, nous avons évacué les petits riens que tu listes et qui nous pourrissent le quotidien. Nous avons banni les broutilles, supprimé les âneries, écarté les trucs superficiels.
Nous avons choisi d'accepter le monde en vivant à notre manière.
Becs à toi,
s.

Grand-Langue a dit…

Même la paix dans le Monde est épuisante, dérangeante.

Il y a moyen de vivre autrement, tout est dans l'attitude, la perspective. Enfin, il me semble que c'est relativement facile d'adopter une façon de vivre quelque peu différente, de rester imperméable à certains détails, au négativisme.

Grand-Langue

Julie-Anne a dit…

Comme dit Grand-Langue, un certain détachement, même si cela peut s'avérer ardu, peu être une bonne chose, surtout quand l'on est comme moi, et, semble-t-il, comme toi : très sensible !
Tu as raison, un retour à la simplicité nous ferait à tous un très grand bien, surtout aux Occidentaux.

Edgar Jean a dit…

Je suis d'accord... on a oublié que la vie est faite de choses simples.

L'impulsive montréalaise a dit…

@Jeff : On ne prend plus le temps parce qu'on vit dans une société qui n'a plus le temps. Pourtant, le temps, c'est tout ce qu'on a... Merci !
@Seb : Alors, j'arrive. J'attends l'adresse ! Héhé ! Plus sérieusement, on n'a pas tous la même chance, la possibilité de faire les mêmes choix. Du moins à court terme.
@Grand Langue : Il semble que peu de choses vous atteignent Monsieur Grand Langue. Ce n'est pas nécessairement le cas de tout le monde. Je peux me détacher de certaines choses. Pas toutes. Je suis témoin de l'air du temps et je réagis...
@Julie-Anne : C'est ardu justement. Comme tout ce qui se vaut. Je travaille là-dessus. Mais je n'ai que l'expérience et l'apprentissage que j'ai. Et oui, un retour à la simplicité. Aux belles valeurs. Aux vraies.
@Edgar : Ouaip ! On veut toujours foutre le trouble dans tout, chercher les bibittes. C'est pourtant plus simple que ça.

Kalte a dit…

Ton billet m'a rappelé un texte de Gaston Mandeville: "On passe ses jours a chercher de l'amour,attendre quelques chose, attendre quelqu'un...
et tout remettre en cause pour un petit chagrin"

Je trouve aussi qu'on capote souvent pour rien...on qu'on remet tout en cause parce le plancher n'est pas propre, l'essence est chère et qu'on a pas l'écran plasma de 60 pouces qu'on aimerait tant avoir.

L'impulsive montréalaise a dit…

@Kalte : Très belles paroles. Justes. Oui, on a perdu le sens des priorités. On veut tout, tout de suite et encore plus. Jamais satisfaits. C'est triste.