samedi 4 mai 2013

Déchance sociale. Ou ce qu'une nuit de mauvais sommeil et l'espoir peuvent provoquer

Je ne crois pas avoir jamais fait de titre aussi long sur mon blogue. Aussi long que le temps aujourd'hui.

Je suis levée depuis beaucoup trop tôt. Après une nuit de sommeil merdique. Rien de neuf là-dedans, quoi. Lecture pendant la nuit. Réveil aux deux heures. Incapacité chronique de me rendormir.... Je me sens beeuuuhhh ! Sans trop de oumphf. En clair, je fonctionne par onomatopées. Presque revenue à l'état des cavernes.

Presque parce que j'ai réussi, au bout de 3 heures de misère, après avoir mangé un déjeuner vitaminé et bu un smoothie au café, à prendre une douche. Bon, c'est encore un work in progress de me préparer à vivre en civilisation. Car oui, la douche est prise, même lavé la tignasse, mais je n'ai pu aller que jusqu'aux sous-vêtements dans mon processus de décision de ce que j'allais porter aujourd'hui. Oui, je confirme pour ceux qui veulent, ou ne veulent surtout pas, d'image mentale : je vous écris en culottes et soutien-gorge dans mon salon ! Mais est-ce vraiment si important ? Mon chat a l'air de s'en foutre, lui. Et il est seul qui verra cette scène pittoresque.

J'essaie de me convaincre de sortir. Il fait beau dehors. Mais là, les seules bribes de beaux temps qui me parviennent sont les ?%#&*?$*)@ de bruits de scie électrique (d'ailleurs, je songe fortement à aller lui couper la tête avec à ce criss de voisin !!!!!) dans la ruelle et les voix animés des voisins... Y a-t-il un party, je ne saurais vous le dire ?! Je n'ai pas ce gène de la voisine qui écornifle aux vitres. Pas toujours.

Disais-je donc, j'essaie de me convaincre de sortir. Ce qui veut dire que je joue à un jeu poche sur internet. Of course. Que je me dis vaguement que je pourrais vous lancer une invitation à souper. Ça avait marché une fois. Mais qui va vraiment voir mon message par un après-midi paradisiaque ? Ou presque. Qu'en sais-je, peut-être sommes-nous envahis par des monstres qui veulent contrôler la terre. Faudrait que je consulte les nouvelles... Je me dis aussi que ce gars devrait m'appeler. Honnêtement. Qu'est-ce qu'il attend ? Il semble intéressé. Peut-être pas à me supplier d'être la femme de sa vie. Mais au moins à me connaître... Les signes. Vous savez les fameux "signes" sont positifs. Et non, ce n'est pas seulement ma mère qui le dit. En fait, elle ne pourrait pas le dire, car je ne lui en ai pas parlé. J'ai même un semblant d'avis masculin sur la chose. Peu importe, le bruit du téléphone n'est vraiment pas assourdissant en ce samedi. Et au point où j'en suis, je me dis que n'importe quel sondage téléphonique mettrait un peu de piquant dans ma vie. Parce que pendant 3 secondes au moins, j'aurais cet espoir que.... Ben tsé. Vous savez. Ai-je vraiment besoin de tout vous expliquer ? Je vous entends déjà me dire de l'appeler. Je ne le ferai pas. Mais n'ayez crainte, j'ai quand même manifesté et encouragé le dit jeune homme. Je suis une femme de mon temps... sans l'être complètement.            

Disais-je donc, j'essaie de me convaincre de sortir. C'est définitivement un texte têtu qui n'a ni queue ni tête. J'essaie de sortir et c'est très difficile. Tout d'abord, il faudrait que je rassemble tous mes cernes et que je les embarque dans une petite brouette. Des cernes comme ça, ça ne se traîne certes pas à mains nues ! Faudrait que je finisse de m'habiller aussi. Robe ? C'est comme la grosse question du jour. Sortir faire quoi ? Mon char ne marchant pas (je change la satanée batterie demain, woot, woot !), il faudra que ce soit moi qui marche. À moins que je ne m'écrase quelque part ? Mais s'écraser pour s'écraser, ne suis-je pas bien ici, en sauvage, dans le confort de mon sofa ? Ok, ok, je ne feel pas sauvage.... C'est que vous voulez toujours avoir raison, vous ! Mais sortir, rester, le résultat serait le même. Acheter des fruits au marché Jean-Talon ou un pain à l'épicerie, ça n'a jamais donné des enfants forts ! Ni l'impression d'appartenir à une communauté. Hein ? Mais qu'est-ce que je dis là, moi ?! Je pourrais appeler quelqu'un vous dites. J'y ai pensé. Je sais déjà les réponses de tout le monde. Je suis devin (devine, ça se dis-tu ?).

D'où la déchéance sociale du titre. Y'a des samedis comme ça ! Quand y'a la tempête dehors, allez savoir pourquoi, la couverte est confortable et le cœur au chaud. Mais par belle journée, la couverte étouffe et le cœur, ben le cœur, ouin, qu'est-ce qu'il a le cœur... ? Oooohhh ! vous avais-je dit à quel point j'ai mal dormi ? Ça tue ça. Y'a des samedis, y'a des samedis comme ça...

6 commentaires:

Le factotum a dit…

Eh, bon dimanche!
Une petite course avec ça. On annonce un beau 25C.

Viv a dit…

C'est toujours quand le soleil brille dehors que c'est le plus dur de n'avoir rien de prévu pour la journée. L'hiver, on s'en fout, on veut pas sortir de toute façon, on se les gèle! Et moi, hier, tu vois, j'étais dans l'attente comme toi, pas d'un téléphone, mais d'un e-mail. C'est aussi pire. A-t-il appelé finalement?

Kim G. a dit…

Le pire, c'est que, quand il fait beau, je finis toujours par culpabiliser de ne pas sortir! Alors, t'as eu un appel? Je croise les doigts pour toi:)

L'impulsive montréalaise a dit…

@Factotum : Ouin, pas de course ! Et toute une journée !!! Mais j'ai survécu ! :-o
@Viv : Et bien, je crois qu'on a eu le même genre de weekend et que tu comprends exactement comment je me sentais !! Non, pas d'appel. Et toi, un email ????
@Kim : Le croisement de doigt n'a pas fonctionné.
Oui, c'est vrai que j'ai aussi cette tendance à me sentir coupable. Mais plus au début de l'été ou quand ça fait plein de jours moches qu'on a. Parce que bon, un moment donné, on peut pas passer l'année dehors. Héhé !

Viv a dit…

Oh, je suis désolée d'apprendre ça. Dans mon cas, oui j'ai reçu un e-mail finalement.

L'impulsive montréalaise a dit…

@Viv : :-( Mais j'ai des nouvelles régulièrement. Et je me dis que le reste va p-être suivre..... C'est vraiment un à suivre.....