La semaine dernière, j'ai eu une drôle de situation qui m'est arrivée lors d'un échange de courriels professionnels. Sans entrer dans les détails, vous me connaissez, disons juste que j'ai réalisé que des mots, ça n'était pas assez pour se comprendre.
Pour plusieurs raisons. Oui, bien sûr, dans le cas présent, il y avait une raison spécifique. Mais des raisons, au fond, il y en a une multitude. Surtout par écrit; c'est si facile... Les gens interprétent avec leurs propres filtres. Leurs définitions de certains mots, leur langue maternelle, leur tempérament, leur champ lexical personnel, leurs impressions, leur humeur du moment... Une liste, aussi bien le dire, éternelle. Surtout lorsqu'on parle d'interpréter quelque chose par écrit. Ne dit-on pas que les mots représentent le pourcentage le plus petit (10% ??? j'ai un blanc....) lorsqu'il s'agit de comprendre et d'analyser une conversation. Sauf que par écrit, il n'y a que ça les mots. Et même en face, le ton de voix, les gestes, les mouvements, la proximité et tout le reste ne sont pas des choses qui viennent avec des sous-titres !
Tout ça pour dire, que c'est compliqué. Mais bon, je n'invente rien avec ce constat-là. Disons juste que j'avais envie d'en parler. Que la situation qui m'a amené cette réflexion m'a vraiment fâchée et fait rire à la fois. Disons juste que depuis que j'ai un blogue et que je suis lue par plusieurs personnes différentes de façon très régulière, je me rend compte que je ne contrôle que ce que je dis. Pas ce que les gens perçoivent. Imaginez en plus quand ces mêmes personnes me connaissent. Alors là, tout est prétexte à s'approprier quelque chose. Car oui, ça aussi, ça m'est arrivé à quelques reprises. Quoique... C'est la même chose en personne de toute façon. Combien de fois ai-je été mal interprétée... ! Décidément, on ne s'en sort pas de ça !
Me comprenez-vous ? :-P
dimanche 31 octobre 2010
samedi 30 octobre 2010
You've Got Mail
Je viens d'écouter ce film. You've Got Mail. Cette "vieille" comédie romantique avec Meg Ryan et Tom Hanks. Je l'aime bien moi, ce film. Et je les comprends ces personnages. Surtout lorsqu'ils parlent du pouvoir de ces mots : "you've got mail." Un tel pouvoir.
Je n'irais pas jusqu'à dire que je trouve que ces mots, du moins recevoir un courriel, ont du pouvoir... mais bon... La vérité, c'est que j'adore qu'on m'écrive. Depuis toujours. Déjà, au secondaire, on passait nos semaines longues moi et mes amies à s'échanger des lettres. Jusqu'à peu, j'en avais une énorme boîte pleine. J'ai fait du ménage dernièrement et j'en ai jeté la plupart. N'en ai gardé que quelques-unes plus significatives ou qui me rappelait quelque chose en particulier. Ensuite, il y a eu des correspondants/es de partout dans le monde. J'en ai eu plusieurs. Parfois pour quelques lettres, parfois pour beaucoup plus. D'ailleurs, techniquement, j'en ai encore deux. Techniquement parce que disons juste que les lettres s'espacent de plus en plus. Un peu, beaucoup par ma faute. Et que ça me désole vraiment. Oui, par ma faute pourtant. Faudrait bien que je sois plus assidue...
Ensuite, il y a eu cet ex. Qui me laissait des petits mots d'amour partout. Ou m'écrivait de longues lettres. Je trouvais ça si charmant. Puis, il y a eu quelques rencontres ici et là à cause d'échanges courriels qui ont débordé du cadre internet.
Les temps changent, mais le plaisir est encore le même. J'aimais ouvrir ma boîte aux lettres et y trouver une lettre. Ça égayait ma journée. Et bien maintenant, j'adore ouvrir ma boîte de courriels et en avoir reçu un. Pour jaser. Ça égaie ma journée. J'aime qu'on m'écrive. Des amis, des inconnus, de vieilles connaissances. N'importe qui. J'aime les échanges courriels. Je trouve que ça enrichit une relation. Ou ça permet d'en faire naître. De quelques types que ce soit.
You've Got Mail. Ça ne dit plus ça maintenant quand on ouvre notre boîte de courriels. En fait, moi, ça ne l'a jamais dit. Mais quel pouvoir quand je vois, vous avez un nouveau message dans votre boîte de réception. Oui, quel pouvoir...
Je n'irais pas jusqu'à dire que je trouve que ces mots, du moins recevoir un courriel, ont du pouvoir... mais bon... La vérité, c'est que j'adore qu'on m'écrive. Depuis toujours. Déjà, au secondaire, on passait nos semaines longues moi et mes amies à s'échanger des lettres. Jusqu'à peu, j'en avais une énorme boîte pleine. J'ai fait du ménage dernièrement et j'en ai jeté la plupart. N'en ai gardé que quelques-unes plus significatives ou qui me rappelait quelque chose en particulier. Ensuite, il y a eu des correspondants/es de partout dans le monde. J'en ai eu plusieurs. Parfois pour quelques lettres, parfois pour beaucoup plus. D'ailleurs, techniquement, j'en ai encore deux. Techniquement parce que disons juste que les lettres s'espacent de plus en plus. Un peu, beaucoup par ma faute. Et que ça me désole vraiment. Oui, par ma faute pourtant. Faudrait bien que je sois plus assidue...
Ensuite, il y a eu cet ex. Qui me laissait des petits mots d'amour partout. Ou m'écrivait de longues lettres. Je trouvais ça si charmant. Puis, il y a eu quelques rencontres ici et là à cause d'échanges courriels qui ont débordé du cadre internet.
Les temps changent, mais le plaisir est encore le même. J'aimais ouvrir ma boîte aux lettres et y trouver une lettre. Ça égayait ma journée. Et bien maintenant, j'adore ouvrir ma boîte de courriels et en avoir reçu un. Pour jaser. Ça égaie ma journée. J'aime qu'on m'écrive. Des amis, des inconnus, de vieilles connaissances. N'importe qui. J'aime les échanges courriels. Je trouve que ça enrichit une relation. Ou ça permet d'en faire naître. De quelques types que ce soit.
You've Got Mail. Ça ne dit plus ça maintenant quand on ouvre notre boîte de courriels. En fait, moi, ça ne l'a jamais dit. Mais quel pouvoir quand je vois, vous avez un nouveau message dans votre boîte de réception. Oui, quel pouvoir...
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L'impulsive montréalaise
à
21:49
vendredi 29 octobre 2010
Ce rapport à la beauté
Il y a quelques jours, dans le métro, j'ai vu un homme qui m'a fait retourner sur son passage. Beau. Juste beau. D'une beauté que j'aime.
Et ça m'a fait réfléchir sur ce rapport que nous entretenons avec la beauté. À quel point tout ça est relatif surtout.
J'ai pensé que j'aurais pu mettre ce gars devant 10 de mes amies... et qu'aucune ne se serait retournée. Que voire même, la majorité ne l'aurait pas trouvé beau. Il faut dire que j'aime les beautés, disons, naturelles, beaucoup moins les beautés plastiques (même si je ne suis pas aveugle...). Moi, je me suis retournée. Moi, le souffle m'a coupé. D'un coup. Quelque chose dans son regard que j'ai entreperçu pendant quelques trop brèves secondes. Moi, c'était un coup de coeur. Pas un coup de foudre. D'ailleurs, je ne suis pas trop certaine de croire au coup de foudre. Je sais que ça doit bien faire depuis la 3e année du primaire que j'ai compris que trouver un gars beau n'indique rien sur ce qu'on pourrait ou non développer comme sentiment pour lui. Et l'inverse est tout aussi vrai. Il est possible qu'un homme ne nous plaise pas physiquement lors d'une première rencontre. Mais que pourtant on développe une passion effrenée pour lui... et qu'on apprenne à le trouver beau. Mais bon, je m'égare...
J'ai pensé aussi à ces hommes à qui j'ai plu. Je ne suis pas certaine d'être du genre de celle qui font tourner les têtes. C'est sûrement déjà arrivé pourtant. Ne serait-ce que pour un décolleté du genre à abrutir un homme... Mais je sais qu'on m'a déjà trouvée jolie, voire belle, assurément sexy selon les vêtements (ou l'absence de).
Comme quoi c'est relatif. Selon la personne qui regarde. Selon la journée. Selon une tonne d'éléments qui peut influencer. Que dire aussi des odeurs qui seraient plus importantes qu'on ne s'en rend compte, des souvenirs, de tout et n'importe quoi en fait...
Et pourtant... Combien sommes-nous à nous trouver moche, grosse, laide, déplaisante aux regards, trop maigre, trop petite, trop grande, cheveux horribles, nez trop croche et puis quoi encore ?! Parce que la beauté, on ne se le cachera pas, ça facilite la vie. Parce que la beauté, ça plaît. Parce que la beauté, on lui a élevé des monuments. Mais la beauté, c'est quoi en fait ? C'est juste quelque chose dans notre oeil à nous. Qui ne sera pas pareil dans l'oeil de l'autre. Alors qui sommes-nous pour nous juger nous-mêmes de façon aussi vindicative et sévère ? Alors que dans le fond, si on regarde bien, là, y'a un gars qui vient de se retourner sur notre beauté, que plus loin, y'a un autre gars qui se dit qu'il aurait bien envie de nous enlever nos vêtements un à un et qu'il y en a un autre, un troisième, qui passerait des heures à nous regarder et qu'on ne voit pas... parce qu'on se trouve trop moche pour lui ! Oui, parfois, on a un rapport bien malsain à la beauté. Et on lui donne trop ou pas assez de place. Et ça fausse bien des choses...
Et ça m'a fait réfléchir sur ce rapport que nous entretenons avec la beauté. À quel point tout ça est relatif surtout.
J'ai pensé que j'aurais pu mettre ce gars devant 10 de mes amies... et qu'aucune ne se serait retournée. Que voire même, la majorité ne l'aurait pas trouvé beau. Il faut dire que j'aime les beautés, disons, naturelles, beaucoup moins les beautés plastiques (même si je ne suis pas aveugle...). Moi, je me suis retournée. Moi, le souffle m'a coupé. D'un coup. Quelque chose dans son regard que j'ai entreperçu pendant quelques trop brèves secondes. Moi, c'était un coup de coeur. Pas un coup de foudre. D'ailleurs, je ne suis pas trop certaine de croire au coup de foudre. Je sais que ça doit bien faire depuis la 3e année du primaire que j'ai compris que trouver un gars beau n'indique rien sur ce qu'on pourrait ou non développer comme sentiment pour lui. Et l'inverse est tout aussi vrai. Il est possible qu'un homme ne nous plaise pas physiquement lors d'une première rencontre. Mais que pourtant on développe une passion effrenée pour lui... et qu'on apprenne à le trouver beau. Mais bon, je m'égare...
J'ai pensé aussi à ces hommes à qui j'ai plu. Je ne suis pas certaine d'être du genre de celle qui font tourner les têtes. C'est sûrement déjà arrivé pourtant. Ne serait-ce que pour un décolleté du genre à abrutir un homme... Mais je sais qu'on m'a déjà trouvée jolie, voire belle, assurément sexy selon les vêtements (ou l'absence de).
Comme quoi c'est relatif. Selon la personne qui regarde. Selon la journée. Selon une tonne d'éléments qui peut influencer. Que dire aussi des odeurs qui seraient plus importantes qu'on ne s'en rend compte, des souvenirs, de tout et n'importe quoi en fait...
Et pourtant... Combien sommes-nous à nous trouver moche, grosse, laide, déplaisante aux regards, trop maigre, trop petite, trop grande, cheveux horribles, nez trop croche et puis quoi encore ?! Parce que la beauté, on ne se le cachera pas, ça facilite la vie. Parce que la beauté, ça plaît. Parce que la beauté, on lui a élevé des monuments. Mais la beauté, c'est quoi en fait ? C'est juste quelque chose dans notre oeil à nous. Qui ne sera pas pareil dans l'oeil de l'autre. Alors qui sommes-nous pour nous juger nous-mêmes de façon aussi vindicative et sévère ? Alors que dans le fond, si on regarde bien, là, y'a un gars qui vient de se retourner sur notre beauté, que plus loin, y'a un autre gars qui se dit qu'il aurait bien envie de nous enlever nos vêtements un à un et qu'il y en a un autre, un troisième, qui passerait des heures à nous regarder et qu'on ne voit pas... parce qu'on se trouve trop moche pour lui ! Oui, parfois, on a un rapport bien malsain à la beauté. Et on lui donne trop ou pas assez de place. Et ça fausse bien des choses...
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L'impulsive montréalaise
à
19:07
Système immunitaire de merde !
Hier soir, je l'ai fait. Ce soir, j'ai envie de le faire encore.
Pleurer.
Les larmes me sont venues toute seule hier soir. Ce n'était pas tant de la tristesse. C'était mon corps. Lui qui s'acharne à ne pas aller bien. J'avais mal partout dans les os. Comme lorsqu'on commence une grippe musculaire par exemple. Et ça m'a découragée à un point tel. Finalement, aujourd'hui, pas de signe de grippe. Mais le corps ne suit plus. Et ça m'épuise. Ça me décourage. Ça me fait pleurer.
J'ai toujours quelque chose. Grippe/rhume, sinusite, bronchite, otite, laryngite... J'attrape tout. Même ce que personne autour de moi n'a. Et tout le temps. Depuis deux jours, j'ai le corps patraque. Je me lève avec des nausées, je me sens mal, faible. Je me couche avec des douleurs horribles dans le corps.
Ce soir, j'ai encore envie de pleurer. Vous me direz que ce n'est pas grave tout ça. Et dans un sens, c'est vrai. Je veux dire, je n'ai pas le cancer, des problèmes cardiaques, des difficultés respiratoires... Ma vie n'est pas en danger. Mais je suis malade si souvent. N'importe quel petit virus. L'an dernier, j'ai traîné des problèmes de gorge et de crachage de sang tous les matins pendant 4-5 mois environ. J'ai pris 3 fois des antibiotiques. Cette année, sinusite et laryngite. 2 fois des antibiotiques et je suis à peu près certaine que j'en ai besoin de d'autres et que ma gorge traîne encore une fois son vilain virus en longueur.
J'en ai marre. Je suis épuisée de tout ça. Je n'ai jamais été aussi en forme physiquement de ma vie. Je fais de l'exercice régulièrement. Je prends soin de mon corps. Sauf que c'est difficile d'en profiter vraiment puisque la maladie me tombe tout le temps dessus. Oui, oui, je sais, faut que je me concentre sur le fait que ce n'est jamais bien grave. Mais j'en ai marre, de marre, de marre. Mon corps n'en peut plus de se battre constamment contre des virus. Et mentalement, je trouve ça difficile aussi. Chaque fois que je retombe malade, ça m'épuise. Et puis, à tomber toujours malade comme ça, on se demande... Qu'est-ce qui fait que mon système immunitaire est si faible, qu'il attrape tous les virus pour enfants (allez quoi, les maladies en ''ite'', c'est bien plus les kids qui en souffrent, non ?!), qu'il a besoin de doses massives d'antibiotiques pour guérir ? Et ne me dites pas de ne pas en prendre. L'an dernier, quand on ne trouvait pas la cause de mon problème de gorge, j'ai passé plusieurs mois épuisée et à cracher du sang tous les matins. Alors non, moi, mes virus ne guérissent pas par eux-mêmes.
Oui, c'est exactement ça : hier soir, je l'ai fait. Ce soir, j'ai envie de le faire encore. Pleurer.
Pleurer.
Les larmes me sont venues toute seule hier soir. Ce n'était pas tant de la tristesse. C'était mon corps. Lui qui s'acharne à ne pas aller bien. J'avais mal partout dans les os. Comme lorsqu'on commence une grippe musculaire par exemple. Et ça m'a découragée à un point tel. Finalement, aujourd'hui, pas de signe de grippe. Mais le corps ne suit plus. Et ça m'épuise. Ça me décourage. Ça me fait pleurer.
J'ai toujours quelque chose. Grippe/rhume, sinusite, bronchite, otite, laryngite... J'attrape tout. Même ce que personne autour de moi n'a. Et tout le temps. Depuis deux jours, j'ai le corps patraque. Je me lève avec des nausées, je me sens mal, faible. Je me couche avec des douleurs horribles dans le corps.
Ce soir, j'ai encore envie de pleurer. Vous me direz que ce n'est pas grave tout ça. Et dans un sens, c'est vrai. Je veux dire, je n'ai pas le cancer, des problèmes cardiaques, des difficultés respiratoires... Ma vie n'est pas en danger. Mais je suis malade si souvent. N'importe quel petit virus. L'an dernier, j'ai traîné des problèmes de gorge et de crachage de sang tous les matins pendant 4-5 mois environ. J'ai pris 3 fois des antibiotiques. Cette année, sinusite et laryngite. 2 fois des antibiotiques et je suis à peu près certaine que j'en ai besoin de d'autres et que ma gorge traîne encore une fois son vilain virus en longueur.
J'en ai marre. Je suis épuisée de tout ça. Je n'ai jamais été aussi en forme physiquement de ma vie. Je fais de l'exercice régulièrement. Je prends soin de mon corps. Sauf que c'est difficile d'en profiter vraiment puisque la maladie me tombe tout le temps dessus. Oui, oui, je sais, faut que je me concentre sur le fait que ce n'est jamais bien grave. Mais j'en ai marre, de marre, de marre. Mon corps n'en peut plus de se battre constamment contre des virus. Et mentalement, je trouve ça difficile aussi. Chaque fois que je retombe malade, ça m'épuise. Et puis, à tomber toujours malade comme ça, on se demande... Qu'est-ce qui fait que mon système immunitaire est si faible, qu'il attrape tous les virus pour enfants (allez quoi, les maladies en ''ite'', c'est bien plus les kids qui en souffrent, non ?!), qu'il a besoin de doses massives d'antibiotiques pour guérir ? Et ne me dites pas de ne pas en prendre. L'an dernier, quand on ne trouvait pas la cause de mon problème de gorge, j'ai passé plusieurs mois épuisée et à cracher du sang tous les matins. Alors non, moi, mes virus ne guérissent pas par eux-mêmes.
Oui, c'est exactement ça : hier soir, je l'ai fait. Ce soir, j'ai envie de le faire encore. Pleurer.
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L'impulsive montréalaise
à
00:04
jeudi 28 octobre 2010
Je nage dans l'océan
La vie est un océan. Je l'ai vite compris. Pas accepté. Juste compris. La vie nous offre. Un obstacle arrive. Le ressac passe et puis, plus rien. La vie reprend.
Je pense surtout aux gens. Qui sont partis si souvent dans un ressac, dans une grosse marée, dans une vague monstrueuse. La vie est un océan qui efface. Incontrôlable. Violent. Instable. Imprévisible.
Parfois, c'est pour le mieux. La mer est bien paisible après une tempête. Elle est belle, claire, pure. On pourrait s'y perdre du regard. C'est juste beau. Apaisant. Magnifique.
Et parfois, on a peur. Les vagues nous brutalisent. Nous frappent. Nous pénétrent la gorge et nous étouffent. Nous font mal. Et elles repartent. Avec leurs captures. Des gens qu'on a aimés. D'autres qui nous ont fait mal. Des souvenirs. Des évènements. Ça laisse vide. Mais ça nettoie et purifie en même temps.
La vie est un océan qui dort. La vie est un océan qui gronde.
Je pense surtout aux gens. Qui sont partis si souvent dans un ressac, dans une grosse marée, dans une vague monstrueuse. La vie est un océan qui efface. Incontrôlable. Violent. Instable. Imprévisible.
Parfois, c'est pour le mieux. La mer est bien paisible après une tempête. Elle est belle, claire, pure. On pourrait s'y perdre du regard. C'est juste beau. Apaisant. Magnifique.
Et parfois, on a peur. Les vagues nous brutalisent. Nous frappent. Nous pénétrent la gorge et nous étouffent. Nous font mal. Et elles repartent. Avec leurs captures. Des gens qu'on a aimés. D'autres qui nous ont fait mal. Des souvenirs. Des évènements. Ça laisse vide. Mais ça nettoie et purifie en même temps.
La vie est un océan qui dort. La vie est un océan qui gronde.
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L'impulsive montréalaise
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11:01
mercredi 27 octobre 2010
Ces Cendrillons modernes aux listes d'épicerie
Elles attendent le Prince Charmant, ce concept publicitaire débile qui fabrique des déçues, des futures vieilles filles, des aigries en quête d'absolu, alors que seul un homme imparfait peut les rendre heureuses.
Frédéric Beigbeder
J'adore Frédéric. Il est insupportable, vantard, imbu de lui-même, personnage plus qu'être humain. Mais je l'adore. Parce que quand on le lit, il y a phrases comme celle-ci partout. Des citations. Ces livres, ce ne sont pas tant des romans que des recueils de citations à mon avis. Alors je l'aime.
Et cette phrase-ci, elle frappe, je trouve. Parce que si vraie. Et pour une fois, je ne m'incluerai pas dans ces demoiselles tristes. Parce que je n'ai jamais attendu la perfection d'une relation amoureuse. Ni du Prince Charmant. Oh ! bien sûr, j'ai toujours attendu un homme, un qui m'aimera et me comblera... Mais le concept de Prince Charmant, j'ai un peu de difficulté.
Sauf que les filles en général... J'en ai déjà parlé d'ailleurs. Un sujet inépuisable que les relations hommes-femmes s'il en est un. Les filles en général, ou trop souvent disons, espérent un homme parfait. Elles ont leurs listes de critères absolus, leurs espoirs d'un homme à la plastique parfaite, mais surtout aux comportements parfaits... Et elles y croient. Elles y croient dur comme fer à leur liste d'épicerie. Et ça me fâche. Pour elles. Mais pour moi aussi. Et pour les hommes. Parce que ces hommes normaux qui s'y essaient à les séduire ces femmes, et bien, disons-le franchement, ils en mangent toute une ! Se font ridiculiser, revirer de bord, subissent des femmes contrôlantes qui tombent en amour avec un homme en espérant pourtant le changer... jusqu'au point où ce n'est plus le même homme.
Alors je me plains et je les plains. Je les plains bien évidemment pour leurs egos qu'on a pas ménagés, les insultes qu'ils ont dû subir dans l'espoir de séduire une douce, leurs renoncements à l'engagement parce qu'ils sont sur les genoux et épuisés. Et je me plains, parce que j'essaie de rencontrer quelqu'un, moi. Un homme imparfait, mais qui m'aimera. Et je tombe sur ces hommes qui ont connu ces femmes. Ces femmes qui rêvaient du Prince Charmant et qui ont écorchés trop d'hommes sur leur passage à cause de ça.
Oh ! je ne dis pas que les hommes n'ont pas de tort. La vérité, c'est que tout le monde en a. Mais bien que je leur reproche tout le temps de ne pas draguer, je les comprends quand même un peu. La Québécoise est parfois une vache en puissance (je sais, je sais, mon propos n'est pas très modéré). Ce qui me fait souvent dire avec humour que si je tenais ces quelques femmes aux exigences aussi élevées, je ne serais pas très tendre. Non, pas très.
Parce que moi, ce Prince Charmant déçu et abîmé, il aurait peut-être été le gars imparfait qui aurait pu me rendre heureuse...
Frédéric Beigbeder
J'adore Frédéric. Il est insupportable, vantard, imbu de lui-même, personnage plus qu'être humain. Mais je l'adore. Parce que quand on le lit, il y a phrases comme celle-ci partout. Des citations. Ces livres, ce ne sont pas tant des romans que des recueils de citations à mon avis. Alors je l'aime.
Et cette phrase-ci, elle frappe, je trouve. Parce que si vraie. Et pour une fois, je ne m'incluerai pas dans ces demoiselles tristes. Parce que je n'ai jamais attendu la perfection d'une relation amoureuse. Ni du Prince Charmant. Oh ! bien sûr, j'ai toujours attendu un homme, un qui m'aimera et me comblera... Mais le concept de Prince Charmant, j'ai un peu de difficulté.
Sauf que les filles en général... J'en ai déjà parlé d'ailleurs. Un sujet inépuisable que les relations hommes-femmes s'il en est un. Les filles en général, ou trop souvent disons, espérent un homme parfait. Elles ont leurs listes de critères absolus, leurs espoirs d'un homme à la plastique parfaite, mais surtout aux comportements parfaits... Et elles y croient. Elles y croient dur comme fer à leur liste d'épicerie. Et ça me fâche. Pour elles. Mais pour moi aussi. Et pour les hommes. Parce que ces hommes normaux qui s'y essaient à les séduire ces femmes, et bien, disons-le franchement, ils en mangent toute une ! Se font ridiculiser, revirer de bord, subissent des femmes contrôlantes qui tombent en amour avec un homme en espérant pourtant le changer... jusqu'au point où ce n'est plus le même homme.
Alors je me plains et je les plains. Je les plains bien évidemment pour leurs egos qu'on a pas ménagés, les insultes qu'ils ont dû subir dans l'espoir de séduire une douce, leurs renoncements à l'engagement parce qu'ils sont sur les genoux et épuisés. Et je me plains, parce que j'essaie de rencontrer quelqu'un, moi. Un homme imparfait, mais qui m'aimera. Et je tombe sur ces hommes qui ont connu ces femmes. Ces femmes qui rêvaient du Prince Charmant et qui ont écorchés trop d'hommes sur leur passage à cause de ça.
Oh ! je ne dis pas que les hommes n'ont pas de tort. La vérité, c'est que tout le monde en a. Mais bien que je leur reproche tout le temps de ne pas draguer, je les comprends quand même un peu. La Québécoise est parfois une vache en puissance (je sais, je sais, mon propos n'est pas très modéré). Ce qui me fait souvent dire avec humour que si je tenais ces quelques femmes aux exigences aussi élevées, je ne serais pas très tendre. Non, pas très.
Parce que moi, ce Prince Charmant déçu et abîmé, il aurait peut-être été le gars imparfait qui aurait pu me rendre heureuse...
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L'impulsive montréalaise
à
19:32
Merci Jérôme
Je sais, je sais... J'écris beaucoup trop. Vous devez peiner à suivre... C'est ça où vous vous réjouissez parce que vous n'en avez jamais assez ! :) Je vous laisse le bénéfice du doute.
Mais fallait que j'écrive ceci (bon comme tout le reste, hein !). Ne serait-ce que pour le remercier. Ce Jérôme. J'ai lu ton billet hier. Sur ton jogging à l'extérieur. Ces temps-ci, je suis plus lâche un peu sur l'exercice, sur le gym. J'y vais qu'une fois par semaine. Bon, toute une fois, parce que je frôle le deux heures quand j'y vais, dont 1h10-1h15 de cardio, mais toujours est-il.... Je ne sais pas pourquoi, la motivation m'est difficile le soir. Arrive la fin de semaine, aucun problème. Je suis motivée et j'adore. Mais le soir... !
Hier, je reposais quelque chose dans le frigo et mes yeux se sont rivés sur l'extérieur. Et j'ai pensé à toi. À ton texte. Le plaisir, les foulées, le pavé, le souffle au rythme le plus parfait possible... Je m'en allais prendre un bain avec un magazine pourtant. Je suis appuyée sur le comptoir, menton sur une main, avec un air perplexe. J'aime courir à l'intérieur. On ne se le cachera pas, un tapis roulant, c'est plus facile. Mais l'automne, c'est particulier. J'ai commencé à courir l'automne. Dehors seulement à la base. Et si pathétiquement. Un demi coin de rue ou un au complet. Je ne me souviens plus. Ça fait quand même deux ans environ de ça si je me souviens bien... Mais je sais que j'avais le souffle coupé. Complètement. Sauf que je n'ai jamais renoncé depuis. Et j'ai amélioré mes distances, mes longueurs, ma vitesse, mon endurance, la fermeté de mes jambes (oups, je m'égare ici...)... Je suis tombée en amour avec le jogging. Follement.
Et hier soir, je repensais à ce texte que tu avais écrit. Sur ton plaisir de courir dehors le soir. J'en mourrais d'envie. Tout comme je sentais aussi la paresseuse en moi. C'est ton texte qui m'a décidée. En deux minutes, j'étais prête. J'en ai couru 30 environ. L'air de l'automne, c'est parfait pour courir. Le calme de la nuit aussi. Et la sensation des feuilles sous mes pieds, la musique qui joue dans mes oreilles, les odeurs... J'avais oublié comment c'était agréable de courir dehors. Du moins, l'automne (jamais l'été... euh... et ni l'hiver dans la neige !). L'automne, c'est la saison de la course extérieure à mon avis. Et hier, ça ne m'a que donné l'envie de tromper un peu mon cher tapis roulant. Juste un peu. D'aller chercher mon souffle dans le calme de la nuit de temps en temps. Dans la beauté nocture. Dans l'air vif. Dans la ville sombre et paisible. Hier soir, c'était parfait courir.
Merci encore !
Mais fallait que j'écrive ceci (bon comme tout le reste, hein !). Ne serait-ce que pour le remercier. Ce Jérôme. J'ai lu ton billet hier. Sur ton jogging à l'extérieur. Ces temps-ci, je suis plus lâche un peu sur l'exercice, sur le gym. J'y vais qu'une fois par semaine. Bon, toute une fois, parce que je frôle le deux heures quand j'y vais, dont 1h10-1h15 de cardio, mais toujours est-il.... Je ne sais pas pourquoi, la motivation m'est difficile le soir. Arrive la fin de semaine, aucun problème. Je suis motivée et j'adore. Mais le soir... !
Hier, je reposais quelque chose dans le frigo et mes yeux se sont rivés sur l'extérieur. Et j'ai pensé à toi. À ton texte. Le plaisir, les foulées, le pavé, le souffle au rythme le plus parfait possible... Je m'en allais prendre un bain avec un magazine pourtant. Je suis appuyée sur le comptoir, menton sur une main, avec un air perplexe. J'aime courir à l'intérieur. On ne se le cachera pas, un tapis roulant, c'est plus facile. Mais l'automne, c'est particulier. J'ai commencé à courir l'automne. Dehors seulement à la base. Et si pathétiquement. Un demi coin de rue ou un au complet. Je ne me souviens plus. Ça fait quand même deux ans environ de ça si je me souviens bien... Mais je sais que j'avais le souffle coupé. Complètement. Sauf que je n'ai jamais renoncé depuis. Et j'ai amélioré mes distances, mes longueurs, ma vitesse, mon endurance, la fermeté de mes jambes (oups, je m'égare ici...)... Je suis tombée en amour avec le jogging. Follement.
Et hier soir, je repensais à ce texte que tu avais écrit. Sur ton plaisir de courir dehors le soir. J'en mourrais d'envie. Tout comme je sentais aussi la paresseuse en moi. C'est ton texte qui m'a décidée. En deux minutes, j'étais prête. J'en ai couru 30 environ. L'air de l'automne, c'est parfait pour courir. Le calme de la nuit aussi. Et la sensation des feuilles sous mes pieds, la musique qui joue dans mes oreilles, les odeurs... J'avais oublié comment c'était agréable de courir dehors. Du moins, l'automne (jamais l'été... euh... et ni l'hiver dans la neige !). L'automne, c'est la saison de la course extérieure à mon avis. Et hier, ça ne m'a que donné l'envie de tromper un peu mon cher tapis roulant. Juste un peu. D'aller chercher mon souffle dans le calme de la nuit de temps en temps. Dans la beauté nocture. Dans l'air vif. Dans la ville sombre et paisible. Hier soir, c'était parfait courir.
Merci encore !
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L'impulsive montréalaise
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