Il est des moments où je doute de l'utilité de toutes choses.
Le désir est sans fin. Et désirer sans assouvir fait mal. Une gangrène de l'âme. Ça se répand, c'est noir, c'est goudronneux. Ça submerge les veines jusqu'à les bloquer.
C'est ce que je suis. Intimement. Profondément. Une gangrène qui avance dans la vie. J'ai les cicatrices comme d'autres ont l'amour. J'ai la douleur comme d'autres ont des rires en cascades. J'ai les apparences normales. Celles qui fonctionnent dans la foule. Mais celles qui s'effondrent en face à face.
Je suis nue, affamée, assoifée. Chaque pas est une douleur qui irradie le long de mes jambes. Les routes que la vie nous impose sont parfois bien chaotiques. J'ai attrapé cette maladie. Les chaos du coeur. Ou les caillots peut-être. Je ne sais pas, je ne sais plus. Le coeur atrophié, souffreteux. Peu m'importe le mot qui décrit. Le diagnostic est tombé.
Il est des moments où je doute de l'utilité. De toutes choses. De moi même parfois.
(Février achève... Enfin !)
lundi 28 février 2011
samedi 26 février 2011
Saturée
Saturée. Ce que je suis. Comme un vase à qui il ne manque qu'une goutte pour déborder. Tout entre et ressort aussitôt de moi. Je me répands sur le sol. De la sueur, du sang, des problèmes, des joies, des envies, des projets, des douleurs. Rien, plus rien. Saturée. Limite atteinte.
J'ai besoin de me défaire, de me délester. Besoin de laisser aller ce qui ne sert pas ou ce qui n'existe plus. Renaître Autre. Ne laisser que de l'essentiel. Enlever ces couches de peau superflues qui m'encombrent et m'accablent.
La société nous construit, les gens nous façonnent. Au milieu de tout, on se perd et on oublie. On se robotise et on s'enterre. Des corsets pour bien pensants, des muselières pour empêcher, des camisoles de force qui avalent nos énergies primaires.
Parfois, je voudrais retrouver cet instinct animal. Celui de se battre pour l'essence de la vie, la volonté de survivre. Oublier tout, baisser les masques et rugir. J'existe dans un moule trop serré que je ne sais comment déshabiter.
J'ai besoin de me défaire, de me délester. Besoin de laisser aller ce qui ne sert pas ou ce qui n'existe plus. Renaître Autre. Ne laisser que de l'essentiel. Enlever ces couches de peau superflues qui m'encombrent et m'accablent.
La société nous construit, les gens nous façonnent. Au milieu de tout, on se perd et on oublie. On se robotise et on s'enterre. Des corsets pour bien pensants, des muselières pour empêcher, des camisoles de force qui avalent nos énergies primaires.
Parfois, je voudrais retrouver cet instinct animal. Celui de se battre pour l'essence de la vie, la volonté de survivre. Oublier tout, baisser les masques et rugir. J'existe dans un moule trop serré que je ne sais comment déshabiter.
Publié par
L'impulsive montréalaise
à
11:16
jeudi 24 février 2011
Un matin de février à Montréal...
Vous sortez le matin de chez vous. Un matin d'hiver comme un autre. En arrivant sur le trottoir, un nuage de poussière vous agresse le fond de la gorge. Cette poussière crayeuse de l'hiver lorsque les rues ne sont plus enneigées. Vous vous retenez pour ne pas prendre une respiration par la bouche. Le soleil est éclatant.
Vous arrivez au métro. Entrez. Quelques stations. Vous scrutez les gens autour. Puis, vous voyez cette fille. Pliée en deux. Comme si elle avait un malaise. Beaucoup de regards se dirigent vers elle. Discrètement. Mais vous les voyez tous. On ne doit pas être différent dans le métro à Montréal. Quelqu'un lui propose son banc. Elle accepte.
Vous sortez à cette station-là, Berri. Vous aviez envie de marcher un peu avant le boulot. Quelques pas et vous croisez un clodo. Il fouille dans un sac de McDo qu'il brandit au-dessus d'une poubelle. Vous pensez que vous lui auriez peut-être donné une barre tendre si vous en auriez eu une. Mais vous n'en aviez pas. Devant vous, le bâtiment d'Hydro-Québec dégage un grand rond de fumée. Vous regardez autour et vous constatez que c'est le bâtiment qui en dégage le plus. Vous trouvez ça ironique un peu. Juste à côté de cet immeuble, vous voyez un truc que vous n'aviez jamais remarqué. Vous trouvez étrange de pouvoir encore découvrir de nouvelles choses dans un endroit où pourtant vous passez si souvent.
En continuant à marcher, vous essuyez vos larmes. Vous n'êtes pas triste. C'est le froid et peut-être un reste de ce nuage de pollution que vous aviez croisé en sortant. Vous vous mouchez deux ou trois fois. Vous croisez sur la route quelques cadavres bien montréalais : une bière en vitre, un gobelet de café, une contravention de stationnement. Vous savez que c'est cela, car vous en avez déjà eu deux ou trois.
Ensuite, vous passez à côté de ces boules étranges qui font du bruit près de la Place-des-Arts. Vous êtes ambivalente. Ça a déjà assez attirée votre curiosité pour que vous en écoutiez quelques-unes, mais en même temps, vous ne trouvez pas ça très esthétique ou intéressant. Un peu plus loin, sur l'Astral, vous voyez une toute petite affiche de la peintre Corno. Vous vous souvenez l'avoir vue à Tout le monde en parle et avoir trouvé qu'elle avait l'air d'une femme fascinante. En levant les yeux de l'affiche, vous constatez que la ville n'a pas encore enlevé les décorations de Noël.
Vous continuez votre chemin. Vous croisez cette ruelle à bennes à ordures et encore une fois, vous regrettez de ne pas avoir votre appareil-photo. Vous vous dites qu'il y a quelque chose dans ce décor qui ferait une belle image. Plus loin, un gars lave les vitres d'un fast-food. Il a de grosses mitaines oranges claires. Après, vous voyez ce gars. Il a un chien en laisse et un gros carton. Il est sale. Vous vous dites que lui aussi s'en va commencer sa journée de boulot. Probablement.
En croisant un coin de rue, vous voyez un grand éclat de soleil. Vous tournez spontanément. De toute façon, c'est dans la bonne direction. Et bon, le soleil est si beau. Vous apercevez alors un deuxième gars qui lave des vitres. Lui aussi a des grosses mitaines oranges. Vous vous demandez ce qui vient avant. L'envie du métier ou bien les mitaines ? Vous êtes de plus en plus près de votre lieu de travail. Vous avez le temps de croiser deux oiseaux qui vous font sourire. Il y a aussi ce gars qui veut impressionner en faisant gronder son moteur et en coupant une autre voiture. Une Audi si vous ne vous trompez pas. Après tout, vous ne connaissez rien aux voitures.
Voilà, vous êtes arrivé. Tellement endormie, vous sortez vos clés de maison devant la porte du bureau. Vous vous faites bien rire.
Vous arrivez au métro. Entrez. Quelques stations. Vous scrutez les gens autour. Puis, vous voyez cette fille. Pliée en deux. Comme si elle avait un malaise. Beaucoup de regards se dirigent vers elle. Discrètement. Mais vous les voyez tous. On ne doit pas être différent dans le métro à Montréal. Quelqu'un lui propose son banc. Elle accepte.
Vous sortez à cette station-là, Berri. Vous aviez envie de marcher un peu avant le boulot. Quelques pas et vous croisez un clodo. Il fouille dans un sac de McDo qu'il brandit au-dessus d'une poubelle. Vous pensez que vous lui auriez peut-être donné une barre tendre si vous en auriez eu une. Mais vous n'en aviez pas. Devant vous, le bâtiment d'Hydro-Québec dégage un grand rond de fumée. Vous regardez autour et vous constatez que c'est le bâtiment qui en dégage le plus. Vous trouvez ça ironique un peu. Juste à côté de cet immeuble, vous voyez un truc que vous n'aviez jamais remarqué. Vous trouvez étrange de pouvoir encore découvrir de nouvelles choses dans un endroit où pourtant vous passez si souvent.
En continuant à marcher, vous essuyez vos larmes. Vous n'êtes pas triste. C'est le froid et peut-être un reste de ce nuage de pollution que vous aviez croisé en sortant. Vous vous mouchez deux ou trois fois. Vous croisez sur la route quelques cadavres bien montréalais : une bière en vitre, un gobelet de café, une contravention de stationnement. Vous savez que c'est cela, car vous en avez déjà eu deux ou trois.
Ensuite, vous passez à côté de ces boules étranges qui font du bruit près de la Place-des-Arts. Vous êtes ambivalente. Ça a déjà assez attirée votre curiosité pour que vous en écoutiez quelques-unes, mais en même temps, vous ne trouvez pas ça très esthétique ou intéressant. Un peu plus loin, sur l'Astral, vous voyez une toute petite affiche de la peintre Corno. Vous vous souvenez l'avoir vue à Tout le monde en parle et avoir trouvé qu'elle avait l'air d'une femme fascinante. En levant les yeux de l'affiche, vous constatez que la ville n'a pas encore enlevé les décorations de Noël.
Vous continuez votre chemin. Vous croisez cette ruelle à bennes à ordures et encore une fois, vous regrettez de ne pas avoir votre appareil-photo. Vous vous dites qu'il y a quelque chose dans ce décor qui ferait une belle image. Plus loin, un gars lave les vitres d'un fast-food. Il a de grosses mitaines oranges claires. Après, vous voyez ce gars. Il a un chien en laisse et un gros carton. Il est sale. Vous vous dites que lui aussi s'en va commencer sa journée de boulot. Probablement.
En croisant un coin de rue, vous voyez un grand éclat de soleil. Vous tournez spontanément. De toute façon, c'est dans la bonne direction. Et bon, le soleil est si beau. Vous apercevez alors un deuxième gars qui lave des vitres. Lui aussi a des grosses mitaines oranges. Vous vous demandez ce qui vient avant. L'envie du métier ou bien les mitaines ? Vous êtes de plus en plus près de votre lieu de travail. Vous avez le temps de croiser deux oiseaux qui vous font sourire. Il y a aussi ce gars qui veut impressionner en faisant gronder son moteur et en coupant une autre voiture. Une Audi si vous ne vous trompez pas. Après tout, vous ne connaissez rien aux voitures.
Voilà, vous êtes arrivé. Tellement endormie, vous sortez vos clés de maison devant la porte du bureau. Vous vous faites bien rire.
Publié par
L'impulsive montréalaise
à
20:01
mercredi 23 février 2011
Constatations diverses
Ce soir, quand je suis sortie du bureau, il faisait encore clair. Ça m'a sauté au visage. De la clarté. Le soir. En sortant du bureau. :)
Ça doit être bizarre de donner de petits becs sur l'oreille d'un gars qui porte une grosse boucle qui lui a agrandit le lobe d'une dizaine de centimètres. Pis c'est le fun me semble les bisous dans les oreilles.
Des fois le hasard fait bien les choses. T'es de bonne humeur, tu regardes devant toi dans l'escalier roulant du métro et il y a un gars avec une paire de fesses absolument parfaite.
Aujourd'hui, je suis allée à la librairie, j'ai acheté des livres, j'aurais été incapable 30 secondes plus tard de dire combien j'avais payé. Quand l'argent brûle les mains...
Sans cellulaire, qu'est-ce que ferait le monde en sortant du métro ? Ils regarderaient peut-être autour d'eux.
Pourquoi un donneux de journal gratuit le matin fait un air bête si tu prends pas son journal même si tu prends la peine de lui faire un sourire ?
Ça doit être bizarre de donner de petits becs sur l'oreille d'un gars qui porte une grosse boucle qui lui a agrandit le lobe d'une dizaine de centimètres. Pis c'est le fun me semble les bisous dans les oreilles.
Des fois le hasard fait bien les choses. T'es de bonne humeur, tu regardes devant toi dans l'escalier roulant du métro et il y a un gars avec une paire de fesses absolument parfaite.
Aujourd'hui, je suis allée à la librairie, j'ai acheté des livres, j'aurais été incapable 30 secondes plus tard de dire combien j'avais payé. Quand l'argent brûle les mains...
Sans cellulaire, qu'est-ce que ferait le monde en sortant du métro ? Ils regarderaient peut-être autour d'eux.
Pourquoi un donneux de journal gratuit le matin fait un air bête si tu prends pas son journal même si tu prends la peine de lui faire un sourire ?
Publié par
L'impulsive montréalaise
à
19:58
mardi 22 février 2011
Ce qui me mettrait de bonne humeur ce soir
Ok, ok, je l'avoue : je suis encore d'humeur bblallleeeebbbeuuuuuh. Grognonne ou mauvaise pour ceux qui ne parlent pas le bbblaaaaeeeeebbeuuuhehhh.
Mais ça me tente pas. J'ai pas envie. Fac pour me changer les idées, je vais penser aux choses qui me mettraient de bonne humeur ce soir. Oui, oui. Pensons positif un peu. Bon, je ne vais très fort probablement pas faire ces choses ce soir. Mais on se comprend tsé. Ça met de bonne humeur de se concentrer sur ce qui est le fun.
Donc. Ce qui me mettrait de bonne humeur ce soir.
Être sur le bord de la mer.
Baiser.
Boire un coup.
Aller danser.
Être en voyage dans un autre pays.
Aller voir un spectacle.
Serrer longtemps quelqu'un dans mes bras.
Rencontrer un de mes auteurs favoris et pouvoir avoir une longue conversation avec lui/elle.
Tenir un livre dans mes mains avec mon nom dessus.
Faire du théâtre.
Bien dormir et me réveiller en forme.
Être en vacances pour au moins un mois.
Prendre ma voiture et rouler, rouler, rouler aussi loin que la route me porte en chantant à tue-tête.
M'acheter plein de nouveaux vêtements.
Gagner de l'argent à rien faire.
Crier très fort jusqu'à ce que je n'aie plus de voix.
Savourer un bon repas dans un grand restaurant.
Bon, je pourrais continuer. Mais ça va déjà un peu mieux.
Et vous ? Ce serait quoi ?
Mais ça me tente pas. J'ai pas envie. Fac pour me changer les idées, je vais penser aux choses qui me mettraient de bonne humeur ce soir. Oui, oui. Pensons positif un peu. Bon, je ne vais très fort probablement pas faire ces choses ce soir. Mais on se comprend tsé. Ça met de bonne humeur de se concentrer sur ce qui est le fun.
Donc. Ce qui me mettrait de bonne humeur ce soir.
Être sur le bord de la mer.
Baiser.
Boire un coup.
Aller danser.
Être en voyage dans un autre pays.
Aller voir un spectacle.
Serrer longtemps quelqu'un dans mes bras.
Rencontrer un de mes auteurs favoris et pouvoir avoir une longue conversation avec lui/elle.
Tenir un livre dans mes mains avec mon nom dessus.
Faire du théâtre.
Bien dormir et me réveiller en forme.
Être en vacances pour au moins un mois.
Prendre ma voiture et rouler, rouler, rouler aussi loin que la route me porte en chantant à tue-tête.
M'acheter plein de nouveaux vêtements.
Gagner de l'argent à rien faire.
Crier très fort jusqu'à ce que je n'aie plus de voix.
Savourer un bon repas dans un grand restaurant.
Bon, je pourrais continuer. Mais ça va déjà un peu mieux.
Et vous ? Ce serait quoi ?
Publié par
L'impulsive montréalaise
à
19:39
lundi 21 février 2011
Marre de marre
J'en ai vraiment marre. Pour tout vous dire (sans rien vous dire), aujourd'hui, j'en tremblais tellement j'en avais marre. Je suis quelqu'un qui peut en prendre. En prendre beaucoup. Peut-être trop parfois. Mais quand ma limite est atteinte, je ne peux plus retourner en arrière.
J'aimerais vous dire ce qui me met dans cet état. Mais je ne le ferai pas. Vous me connaissez ! Mais je peux quand même vous dire quelques trucs. Il y a parfois des situations qui traînent en longueur. On fait pour que ça change. On se dit que c'est réglé. Mais non. Ça ne l'est pas. Alors on doit agir de nouveau. Mais on doute. On se dit que si ça n'a pas changé les autres fois, pourquoi celle-ci ? J'en suis là.
Je ne suis pas parfaite. J'ai même mon caractère. Ça doit transpirer un peu quand même. Mais volontairement méchante ? Ce n'est pas moi. Je déteste ça. Je veux bien m'entendre avec les autres. Je veux que les choses se passent bien. Ou tout le moins courtoisement au pire. Je ne suis pas de celle qui veut que ça vire mal.
Je ne sais plus trop quoi faire j'avoue. Parfois, il faut aller plus loin. Mais en même temps, qu'est-ce que je veux vraiment ? Je veux ne pas de tort. Mais je veux que les choses changent. Et je l'avoue, j'y crois de moins en moins.
Je sais. Difficile de conseiller des paraboles. Des paraboles qui ne défoulent pas à la mesure de ce que dire pourrait faire. Mais voilà, ce sera ça. J'en ai marre. Et faut que ça change. Je ne peux pas et je ne veux pas avoir à réagir comme ça face à des choses qui se passent dans ma vie. Ce n'est pas normal de trembler, de rager et d'être de mauvaise humeur comme ça. Ma limite est dépassée. Depuis longtemps. Oui, j'en ai marre !
J'aimerais vous dire ce qui me met dans cet état. Mais je ne le ferai pas. Vous me connaissez ! Mais je peux quand même vous dire quelques trucs. Il y a parfois des situations qui traînent en longueur. On fait pour que ça change. On se dit que c'est réglé. Mais non. Ça ne l'est pas. Alors on doit agir de nouveau. Mais on doute. On se dit que si ça n'a pas changé les autres fois, pourquoi celle-ci ? J'en suis là.
Je ne suis pas parfaite. J'ai même mon caractère. Ça doit transpirer un peu quand même. Mais volontairement méchante ? Ce n'est pas moi. Je déteste ça. Je veux bien m'entendre avec les autres. Je veux que les choses se passent bien. Ou tout le moins courtoisement au pire. Je ne suis pas de celle qui veut que ça vire mal.
Je ne sais plus trop quoi faire j'avoue. Parfois, il faut aller plus loin. Mais en même temps, qu'est-ce que je veux vraiment ? Je veux ne pas de tort. Mais je veux que les choses changent. Et je l'avoue, j'y crois de moins en moins.
Je sais. Difficile de conseiller des paraboles. Des paraboles qui ne défoulent pas à la mesure de ce que dire pourrait faire. Mais voilà, ce sera ça. J'en ai marre. Et faut que ça change. Je ne peux pas et je ne veux pas avoir à réagir comme ça face à des choses qui se passent dans ma vie. Ce n'est pas normal de trembler, de rager et d'être de mauvaise humeur comme ça. Ma limite est dépassée. Depuis longtemps. Oui, j'en ai marre !
Publié par
L'impulsive montréalaise
à
18:28
dimanche 20 février 2011
Le goût de février
Ces temps-ci, j'ai l'impression que les jours sont tous pareils. Ce n'est pas vraiment le cas. Mais c'est l'impression que j'ai. Ça goûte l'interminable routine.
Je me lève fatiguée. Je dors debout en déjeunant. Je pars pour le boulot. Je baille. Je fais ma journée. C'est long. Je mange du sucre pour me donner un peu de mauvaise énergie. J'arrive le soir chez moi. Je suis incapable de penser ou de me concentrer. Alors je m'installe devant la télé. Parce que c'est la seule énergie que j'ai. Celle de me laisser porter et qu'on réfléchisse pour moi. Je pense juste à aller me coucher. Et ça recommence le lendemain.
Oui, il y a des moments, des projets, un peu de lumière ici et là, de l'anti-routine. Mais ça goûte quand même la routine dans le fond de ma gorge. Ça goûte la fin février alors que le temps tue.
Je me lève fatiguée. Je dors debout en déjeunant. Je pars pour le boulot. Je baille. Je fais ma journée. C'est long. Je mange du sucre pour me donner un peu de mauvaise énergie. J'arrive le soir chez moi. Je suis incapable de penser ou de me concentrer. Alors je m'installe devant la télé. Parce que c'est la seule énergie que j'ai. Celle de me laisser porter et qu'on réfléchisse pour moi. Je pense juste à aller me coucher. Et ça recommence le lendemain.
Oui, il y a des moments, des projets, un peu de lumière ici et là, de l'anti-routine. Mais ça goûte quand même la routine dans le fond de ma gorge. Ça goûte la fin février alors que le temps tue.
Publié par
L'impulsive montréalaise
à
20:58
Inscription à :
Articles (Atom)