Je suis maso. Aujourd'hui, en plus de courir un petit 4.5 km, j'en ai marché plus de 8... dont la moitié juste avant d'aller courir.
Dois-je préciser que j'étais rouge, pourpre, à mon retour ?
Bizarrement, j'aime bien faire de l'exercice par des températures comme celle-ci. C'est pénible, la sueur me dégouline de partout, mes temps de course sont loin d'être des records, mais j'aime.
J'aime la chaleur complète de mon corps. J'aime la concentration nécessaire pour juste mettre un pied devant l'autre. J'aime être déterminée et tête de cochon. J'aime prendre mon temps parce que je n'ai pas trop le choix.
J'avais besoin de ça aujourd'hui. Besoin de me vider l'esprit en m'épuisant le corps. Parfois, c'est la seule façon, au moins un peu, d'y arriver.
En ce moment, je crois que la course et la marche sont les seules choses qui me gardent un peu saine d'esprit. C'est étrange comme on évolue. Avant, quand j'étais plus jeune, toute jeune fille, ce qui m'a sauvé la vie, ce sont les livres. Je n'aurais pas survécu sans eux. Je ne serais pas devenue qui je suis sans eux. Ils m'ont appris et tenu compagnie. Ils le font encore d'ailleurs. Beaucoup. Mais aujourd'hui, ce qui me tient, c'est de bouger. Je suis passée de la tête au corps. Je lis encore énormément. Ça ne changera probablement jamais, ça. Mais quand je suis tracassée, écoeurée, fatiguée, perturbée, stressée, ce à quoi je pense, ce sont mes souliers de course. Ça, ou une longue marche. Histoire de prendre l'air et de souffler un peu.
Et plus ça fait mal, plus ça sort le méchant. Au fond, je suis une maso, mais pleine de bonnes intentions envers moi-même !