samedi 13 juillet 2013

Chuuuut !

Je ne sais pas pourquoi, mais la seule chose à laquelle j'arrive à penser en ce moment, c'est que je drunk texterais bien quelqu'un ce soir.... Et pourtant, je ne suis même pas saoule !!

Je suppose que j'ai envie de compagnie... 

Tu me donnes ton numéro ? Ou ton email ? Ce soir, j'suis pas regardante comme on dit. J'ai juste envie d'écrire un peu salace et épicé. Bon, ok, pas juste... Tu m'as déjouée ! Chuuuuuut ! Oublie cque je viens de t'dire. Ça passera... sûrement.... peut-être....

mardi 9 juillet 2013

Gentille maso

Je suis maso. Aujourd'hui, en plus de courir un petit 4.5 km, j'en ai marché plus de 8... dont la moitié juste avant d'aller courir.

Dois-je préciser que j'étais rouge, pourpre, à mon retour ?

Bizarrement, j'aime bien faire de l'exercice par des températures comme celle-ci. C'est pénible, la sueur me dégouline de partout, mes temps de course sont loin d'être des records, mais j'aime.

J'aime la chaleur complète de mon corps. J'aime la concentration nécessaire pour juste mettre un pied devant l'autre. J'aime être déterminée et tête de cochon. J'aime prendre mon temps parce que je n'ai pas trop le choix.

J'avais besoin de ça aujourd'hui. Besoin de me vider l'esprit en m'épuisant le corps. Parfois, c'est la seule façon, au moins un peu, d'y arriver.

En ce moment, je crois que la course et la marche sont les seules choses qui me gardent un peu saine d'esprit. C'est étrange comme on évolue. Avant, quand j'étais plus jeune, toute jeune fille, ce qui m'a sauvé la vie, ce sont les livres. Je n'aurais pas survécu sans eux. Je ne serais pas devenue qui je suis sans eux. Ils m'ont appris et tenu compagnie. Ils le font encore d'ailleurs. Beaucoup. Mais aujourd'hui, ce qui me tient, c'est de bouger. Je suis passée de la tête au corps. Je lis encore énormément. Ça ne changera probablement jamais, ça. Mais quand je suis tracassée, écoeurée, fatiguée, perturbée, stressée, ce à quoi je pense, ce sont mes souliers de course. Ça, ou une longue marche. Histoire de prendre l'air et de souffler un peu.

Et plus ça fait mal, plus ça sort le méchant. Au fond, je suis une maso, mais pleine de bonnes intentions envers moi-même !

Mauvais matin

Je déteste me lever le matin et avoir mal à ma vie par tous mes pores de peau.

Je déteste ce matin.

Je déteste les matins où je me lève et rien n'explique l'humeur que j'ai. 

Je déteste me lever le matin et savoir que la vie est un état d'esprit... Sans pour autant être capable d'améliorer le dit état.

Je déteste être faillible et avoir les yeux secs de cernes d'angoisses sourdes et indistinctes. 

Je déteste me sentir morne et ennuyée.

État d'esprit moche, auriez-vous l'amabilité de calisser votre camps ? Et au plus criss si possible ! 

dimanche 7 juillet 2013

L'ennui de toi

Parfois, ça me monte si fort à la gorge. L'ennui de ce qui n'a jamais été. Ou trop peu. L'ennui de ce qui ne sera jamais. J'ai l'œil qui frémis. Je manque un respir. Un battement. C'est fort. Comme un parfum puissant qui me monte au nez. Un enivrement désagréable. Un léger mal de cœur.

Je pourrais chercher mille choses. Je le fais souvent. Mais la vérité, toute la vérité, je ne la nommerai pas. Je la garde au fond de moi.

J'ignore ce qui me hante le plus. Ce déni ? Ce pont infranchissable que tu as jeté sur nos routes ? Cet ennui de moi qui ne semble exister que dans des chimères que j'ai crées ? Tout ça me ronge.

Tu es déjà loin. Je le sens. Tu t'éloignes de mon esprit. Je te porte moins que je te portais. Tu n'es déjà plus sur mes épaules.

Sauf à certains moments. À cause de cette nuit noire. Ou de ces paroles de chanson. Ou de cette beauté d'une journée en bonne compagnie. Ça revient. Comme des vagues. Une marée de nostalgie. Et je manque d'air.

Oh ! oui... Sometimes, I miss you so much. Mais tu ne le sauras jamais.

vendredi 5 juillet 2013

C'est la guerre

Moi et ma balance ces temps-ci, c'est la guerre ! Grrrrr ! Je la pitcherais au bout de mes bras et contre un mur svp !!!!!

Vous le savez, je veux encore perdre quelques lbs. En début d'année, je m'étais fixée comme objectif de perdre le dernier 10 lbs que je voulais perdre depuis le début de ma perte de poids. J'étais rendue à 37 lbs au total. J'avais réussi à aller vers le 38 et même à atteindre, fort brièvement le 40. Mais bon, disons que je me maintenais entre 37 et 38.

Ben là, crime, ma maudite balance affiche 3-4 lbs de plus. Et ça veut pas redescendre depuis un bon mois !!! Oui, certes, j'ai eu une petite période d'abus. Peine au cœur et alcool.... Mais après ces quelques abus, je suis redevenue gentille avec mon corps. J'ai même augmenté mon exercice, essayer de faire encore plus attention. Rien à fucking faire ! C'est quoi son problème  ???

Je sais, je sais, vous me direz que c'est seulement 3-4 lbs. Mais ce n'est pas exact. C'est 13-14 lbs à perdre maintenant plutôt que 10. Et ces 3-4 lbs, je les sens. À l'endroit où on aime toujours moins les sentir. Arrrghhh !

C'est en partie psychologique, mais j'aime pas. Je me sens plus moche, plus grosse. Une chance que c'est l'été !!!!!!! Ça me permet de mettre une jolie petite robe décolletée et de voir que les hommes, eux, me trouvent pas moche du tout ! J'ai fait ça dimanche dernier. Plein de regards appréciatifs. Et vous auriez dû voir le beau sourire que m'a fait cet homme mardi matin. Disons qu'il faut que je travaille fort sur ce maudit psychologique ! N'empêche, ouste maudit 3-4 lbs. Moi, je veux atteindre mon objectif ! Alors, on se motive : sport, sport, sport !!!!!!!

dimanche 30 juin 2013

Rencontres

Dernièrement, je me demandais pourquoi je ne me faisais pas aborder par des inconnus. Ici. Oui, je précise, ici. Juste à penser à mon voyage en Irlande. Deux semaines, seule. Et j'ai fait plein de rencontres. Je ne parle pas juste de rencontres/drague. Je pense aussi à des filles avec qui j'ai jasé, ou cette vieille dame, ou ce monsieur beaucoup plus vieux que moi ou ce jeune à un arrêt d'autobus. Mais bien sûr, aussi, les hommes. De mon âge.

Comment se fait-il que les gens ici ne se parlent pas entre inconnus ? Ou si difficilement du moins. Car là-bas, ce n'était généralement pas moi qui faisait le premier pas. Une fois le premier pas fait, aucun problème pour embarquer dans la conversation. Mais j'ai une énorme difficulté à aborder (bon surtout si on parle d'un homme de mon âge plutôt mignon, en tout cas...). Mais comme je disais, ce n'était pas moi. Du moins, pas dans la majorité des cas.

Est-ce un problème d'ici ? Je dis souvent entre autre que les homme québécois ne draguent pas. Et Montréal est la métropole du pire de ce côté-là. Les gens se méfient les uns des autres. Ne se regardent pas. Marchent les yeux baissés avec leur musique sur les oreilles. Le métro étant le pire du pire si je puis dire. C'est la version sauvage extrême de notre société individualiste.

Est-ce un problème d'attitude ? Je suppose que j'ai l'air plus détendue en vacances. Je ne me promène pas avec mes écouteurs sur les oreilles. Je fréquente des lieux autres, souvent touristiques, mais pas toujours. Je sors plus tout simplement. Pourtant, je ne suis pas toujours enfermée entre 4 murs ici ni me promène constamment avec un air revêche.

Parfois, j'aimerais vivre ailleurs. Un endroit où c'est facile de se parler. Même si on ne se connaît pas. Et je sais que ça existe ailleurs. Et qu'ailleurs, je n'ai pas à faire tous les efforts. Parce que voyez-vous, c'est vrai que ça me rend mal à l'aise de faire un premier pas. Je peux faire des regards, je peux faire des sourire, montrer une certaine ouverture, mais après j'attends. Et voyez-vous, ailleurs, c'est assez. Mais visiblement pas ici !

Je sais que vous allez me dire de le faire. Mais soyez honnêtes : le faites-vous ? Le faites-vous vraiment ?

mercredi 26 juin 2013

Tranche de métro

Il m'a plu au premier regard. Assez grand. Un tout petit peu plus que moi. Cheveux foncés. Fesses... Habillement élégant. Yeux bruns. C'est fou ce que peut déceler un simple et rapide regard. Il était à ma station. On est entré ensemble dans le métro.

Au début, il était plus loin. L'espace, ça allait encore. Mais plus les stations passaient, plus il reculait. Vers moi. Bien que ce ne soit que son dos qu'il m'ait offert. Et ses fesses... Une belle taille. Il avait une vingtaine de cheveux blancs dans le bas de sa nuque. Seulement ceux-là, comme si une teinture négligente était passée par là. Un peu de sueur sur les tempes. Il tournait souvent sa tête vers la droite. Presque vers l'arrière. Comme s'il sentait mon oeil inquisiteur.

Un moment donné, ma jambe a effleuré son mollet. J'aurais pu le toucher de mon souffle tellement il était près. Il avait un fil bleu égaré sur sa fesse gauche. J'avais une envie folle de le lui enlever. Il n'aurait rien senti. Mais si un regard autre m'avait vue ?

J'ai tout imaginé.... Glisser une jambe entre les siennes. Mettre mes mains sur ses hanches. Déposer ma tête sur son épaule. Respirer son cou. Il avait un peu chaud. Manches longues, humidité et métro. Une discrète odeur de douche. Dis bel inconnu, tu ne voudrais pas m'embrasser ?