mardi 24 janvier 2012

Un monde en soi

Aaaaaah ! le métro. Ça faisait longtemps que je ne vous en avais pas parlé.

Vous savez, le métro où y'a une fille qui tient le poteau du milieu. Qui tousse énergiquement dans sa main. Qui s'essuit vaguement sur son foulard et qui recriss sa main sur le poteau. Conscience sociale, ma grande !!!! Non, mais. OUACH !

Le métro aussi où on lève la tête et on voit une dame respectable..... pas si respectable que ça. Qui se fouille avec passion dans le nez. Et qui en sort un petit paquet. VOMI ! J'veux pas voir ça.

Puis le métro où on lève la tête lorsqu'on est assis. Qu'on voit un gars moche. Qui plutôt que de nous montrer ses fesses a décidé de se placer face à nous. Bon, j'pense pas que c'est prémédité. Mais quand on y pense.... son pénis est quand même à genre 30-40 cm de mon visage. Oui, je sais, bizarre ce qui me passe par la tête dans le métro !

Pis des fois, c'est le métro. Celui où j'écris un texte. Encore sur ce gars. Et j'vois tellement rien autour. Pis là, j'lève la tête. Pis je m'aperçois que j'ai dépassé mon métro de deux stations. Maudit ! Un étourdissement sans précédent je crois...

Le métro.... c'est le métro hein ! Un p'tit monde en soi. Où y s'en passe des affaires.

lundi 23 janvier 2012

Celle qui n'a pas

J'ai l'épuisement de celle qui aime le vide. Le néant. Du non-rendu.

J'ai les larmes au coin de la gorge. Mais les yeux si secs. On ne pleure pas pour ça. On ne pleure pas pour l'impossible. Une grande fille aux yeux tristes. Les cils courbés. Les épaules qui contemplent le sol.

J'ai le coeur. Le coeur comme on ne veut pas en parler. Quand ce n'est pas un conte de fée. Quand la sorcière n'existe pas, mais que c'est pourtant le méchant qui gagne. Même s'il n'y a pas de méchant dans l'histoire. En fait, c'est ça l'histoire. Aucun début, jamais de milieu, sans fin. Une tragédie qui existe dans une autre dimension.

J'ai. Parce que je n'ai pas. Parfois, ne pas avoir est plus lourd que de de posséder. C'est lourd comme une âme en peine. Ça pèse comme un boulet. On traîne dans la poussière. On râle dans la poussière.

J'ai parce que je n'ai pas.

dimanche 22 janvier 2012

Mes croix

La raison ne donne rien. J'essaie de me la foutre en pleine gueule. De me la faire avaler de force. De la bouffer jusqu'à plus faim. De m'étouffer avec. Je ne suis pas raisonnable. Je suis autre.

Je suis le refus. Je suis l'incompréhension. Je suis l'opposé. Je suis la force qui ne veut pas. L'esprit qui sait. L'âme qui s'acharne. Ma vie est un mashmallow géant qu'on tente de m'enlever. Et je me bats dans la guimauve. Pour rester au chaud. Dans ce monde sucré et doux.

Oh ! je sais. Je sais trop. Mais la raison n'est rien. Le savoir est un tue-l'âme. Et quand on veut vivre, on ne souhaite que se détacher de la raison. La lancer aux poubelles. Ou en bas d'un ravin. N'importe où loin de nos rêves illusoires.

Je n'ai pas choisi. Je ne choisis pas. Je vis et je respire. Je souffre et je vole. Je fais ce que je peux avec ce que la vie me donne. Je m'attache à ce qu'elle me tend du bout des doigts pour me narguer. Je m'attache à ce qu'elle ne me donnera jamais. Je n'ai pas choisi. Je traîne des croix.

samedi 21 janvier 2012

Spectatrice, actrice...

"J'ai l'impression d'être spectatrice de ma vie."
Citation approximative d'un vieil épisode de La Galère

On ne sait pas toujours ce qui touchera. Ce qui nous tombera dessus. Puis, on entend une petite phrase. Banale. Des mots ordinaires. Sauf que ça nous parle. Et on se demande.

Suis-je spectatrice de ma vie ? Y'a ce personnage qui le dit. Et celui de Kate Winslet dans The Holiday  qui se demande si elle est l'héroïne, le personnage principal dans sa  vie. Le genre de questions qui sort souvent dans la fiction parce qu'on se les pose aussi dans la réalité.

Je ne sais pas. Est-ce que je vis assez ? Est-ce que je vis tout court ? Est-ce que je ne laisse pas ma vie vivre à ma place ? Est-ce de l'insatisfaction chronique, la maladie de ce siècle, ou est-ce une simple réalité ? Celle de voir sa vie passer et de ne pas embarquer dans le train.

Parfois, j'ai l'impression d'attendre. Attendre après ce que je ne saurais nommer. Parfois, je pose des gestes, j'entreprends des actions, je fais bouger les choses. Puis, ça redevient immobile. Et je me demande si les gestes du passé ont existés. Je vois qui je suis. Je ne suis pas la même qu'avant. Si différente. Mais la même d'une certaine façon. Et surtout, avec la même vie. Je change. Ma vie ne change pas.

mardi 17 janvier 2012

Je t'ai

Je t'ai en boucles dans la tête. En caillots dans la gorge.

Je t'ai en nostalgie dans le coeur. En manque dans le ventre.

Je t'ai partout. Je t'ai tout le temps. Quand je marche dans la rue. Quand je lis un livre dans le métro. Quand je vois une affiche des Grands Ballets. Quand je fais la cuisine. Quand je pense à mes orteils nus sur un sofa. Quand je prends un verre. Quand je ris sans raison. Quand je pense à la Saint-Valentin. Quand je te regarde et je te trouve beau.

Je t'ai à l'infini et encore plus. Une immense lumière. Un nuage gigantesque qui plane.

Je t'ai comme une litanie. Comme un refrain qui repasse sans arrêt.

Je t'ai comme une maladie. Comme un microbe partout sur la peau.

Je t'ai mal. Parce que je t'ai seulement dans l'imagination.

dimanche 15 janvier 2012

Chips et soupirs

Les chips, c'est mon aliment réconfort par excellence. C'est mon baisse stress. Je ne sais pas d'où ça me vient. D'il y a bien longtemps sûrement. Jeune, j'en mangeais pratiquement tous les jours. Et ce n'est pas juste une façon de parler. C'était la vérité. Bon, on s'entend, je n'en mangeais pas un sac au complet. Sinon, je serais rendue à quelque chose comme 800 lbs ! Parfois, juste 4 ou 5 chips, d'autres fois un petit bol. J'en mange moins maintenant.

Mais manger des chips, ça reste comme la poitrine qui lâche un grand soupir.

J'ai appris en vieillissant à moins manger mes émotions. À les exprimer. À les vivre. À les accepter. L'an dernier, j'ai perdu 20 lbs en 5 mois (d'ailleurs, faut que je m'attaque aux 20 dernières qui restent maintenant !) et j'ai donc encore amélioré tout ça. Patienter. Reporter. Oublier les envies de bouffe qui viennent des émotions plutôt que de l'appétit ou d'une envie occasionnelle normale.

Mais y'a des fois, il faut des chips. Comme ce soir. J'avais besoin de mon soupir de chips. Du ouuffff qui sort.  Ça améliore rien à ce qui me donnait envie de chips. Mais bon. Qui oserait me jeter la première pierre ?

samedi 14 janvier 2012

PLUS

Tantôt, j'écoutais un film et j'ai eu soudainement envie d'un verre. Ça faisait longtemps que ça ne m'était pas arrivé. Bon, pour être tout à fait honnête, ça m'est arrivé la semaine dernière. Mais excluant cette exception (meilleure formulation du monde, vous en conviendrez), ça faisait très longtemps que ça ne m'était pas arrivé.

Vous ne trouvez pas qu'un verre exacerbe tout ? Je veux dire.... On se sent PLUS seule, on a PLUS d'espoir, on a PLUS envie de baiser, on est PLUS joyeux, on est PLUS triste, on se trouve PLUS pathétique... Vous comprenez le principe sûrement.

Et là, je me sens PLUS tout.

Bon, je ne sais pas trop où je voulais en venir. En tout cas. Jpense que j'vais aller me servir un autre verre. Je m'en souviendrai peut-être.