mercredi 20 novembre 2013

Qu'est-ce que je veux ?

Ces temps-ci, je suis souvent hantée par la même question. Qu'est-ce que je veux dans la vie ? Et voyez-vous, c'est la page blanche. Complète et totale. Je ne sais plus rien de ce que je veux. En fait, je crois que je ne veux plus rien. Du tout. Je n'ai plus d'élans, d'emportements, de désirs... Je suis morne.

Si je ne me trompe pas, je crois que selon la philosophie bouddhiste, le désir est souffrance. C'est de là que viennent nos souffrances. Sans désir, on ne souffre plus. Selon mon humble philosophie, si on ne désire plus, c'est qu'on est mort. Je suis une vivante morte.

Le désir, c'est ce qui fait qu'on se lève le matin, qu'on se bat le jour, qu'on célèbre la nuit. C'est ce qui nous allume, nous éclaire, nous pousse sans cesse plus loin. Je n'ai plus ça. En fait, je me demande l'utilité de vouloir. Car le vouloir est sans fin. Et quand on a une chose, on ne pense qu'à la prochaine. Celle que nous n'avons pas encore. Et le bonheur, on ne l'atteint jamais réellement. Serais-je plus heureuse en amoureuse ? À l'aise financièrement ? Dans un autre emploi ? J'ai l'impression que tout ça est du vide. Qu'y aspirer ne donnera rien de plus. Que je resterai avec ce que j'ai en moi qui me dévore.

Et honnêtement, douloureusement, je ne sais plus ce que je veux. Je me sens plus pantin qu'humaine, je me sens plus robot et métal que chair, je me sens plus cerveau que battements de coeur.

J'ai perdu mon sac de rêves. Ou l'ai abandonné quelque part sur la route. J'ai un ordinateur au fond de moi. Je suis le pilote automatique de ma vie.

7 commentaires:

Le factotum a dit…

Le bonheur se retrouve toujours dans la méditation.
Prendre le temps de bien respirer et de ne penser à rien nous amènent dans un bienfait intérieur extraordinaire.
À cultiver lentement.

Bruno Moulin a dit…

Hoù là...c'est un peu négatif tout ça non...

Éphémère a dit…

Le bonheur est bien abstrait. Il faut savoir le reconnaître dans les petites choses. Dans les riens et les touts.

Le désirs est primordial à la vie d'où sont utilité. Tu dois prendre du recul face à ta vie. La regarder comme si tu étais extérieure à elle et te demander ce qui l'allumerait cette vie ?

Il y a toujours quelques choses. Il ne faut pas se laisser entraîner par la voix qui susurre. Elle a tord. Tu as des rêves, des aspirations, des désirs, tout ceci, n'est pas vain. Le vide se rempli de musique, d'images, de rires, d'amour, de nourritures, de silence, de vent, de ce que tu voudras mais il se rempli.

Prends-toi des brindilles et allumes-toi le plus beau feu que tu pourras. Contemple sa chaleur, sens la sur ta peau et fait toi confiance. Il y a une raison, il y a de l'espoir. Tu trouveras.

Julie Deblois a dit…

C'est novembre qui a volé ton sac de désirs!
Il ressurgira quelque part ne t'en fais pas.
On ne peut renier qui on est, le naturel revient vite au galop!
Ne t'en fais pas!
...
Probablement que ton esprit a besoin de faire du lest un instant pour respirer, se recentrer.
Profites en pour prendre soin de toi, sans douleurs, avec douceur!

Grand-Langue a dit…

Je n'ai jamais recherché le bonheur, trop pénible pour moi.

Je préfère être heureux, sans plus.

Malade ou en santé, pauvre ou riche, ça ne change pas grand chose. Puisque ça ne change rien, j'accepte ma condition d'homme riche, en santé, amoureux et heureux.

Blague à part, ma philosophie est celle-ci: le bonheur ça se vit, sa recherche est vaine, c'est une quête sans fin.

Grand-Langue

Viv a dit…

Je pense que ça dépend de quelle sorte de bonheur tu recherches. Le gros bonheur intense qui fait que tu ne portes plus à terre tout le temps ou juste être bien? Moi, j'ai des petits bonheurs tranquilles, comme être rassasiée par une bonne lasagne que j'ai cuisiné, regarder un bon film, faire une promenade vivifiante... C'est sûr que ma vie pourrait être plus palpitante, que tous pleins de choses pourraient être mieux, mais si tout allait parfaitement bien, est-ce que je serais plus heureuse? Pas certaine... C'est à toi de voir quelle définition du bonheur tu veux dans ta vie, au fond.

L'impulsive montréalaise a dit…

@Factotum : Je pense trop. C'est clair. Et respirer.... Quand j'ai le temps ! Héhé ! La vie va trop vite pour aller lentement parfois...
@Bruno : Un peu, oui. Mais ça représente une partie de moi. Il y en a d'autre.
@Éphémère : J'espère que je vais retrouver. Et que je vais trouver que ça vaut la peine de se battre pour. Mais j'ai bien de la difficulté en ce moment. Ça me prend mon énergie pour fonctionner au jour le jour. Aaahh ! cette satanée fatigue !
@Julie : Novembre ? Oh ! je ne crois pas. C'était pire en octobre. Et ça dure un peu depuis cet été. Je suis juste trop fatiguée mentalement.
Mais oui, je suppose que mon esprit a besoin d'être léger, qu'il ne prend que ce qu'il peut prendre en ce moment.
@Grand Langue : Ce n'est pas nécessairement une recherche du bonheur dont je parle. Plutôt de ce que je veux. Et d'une façon de m'accomplir. De me sentir profondément satisfaite. Ce qui n'est pas nécessairement un genre de bonheur superficiel qui se nourrit de rien.
Facile de dire que l'extérieur n'apporte rien quand on a beaucoup.
@Viv : Je recherche le bonheur profond. Celui de se sentir utile et à la bonne place. Pas nécessairement intense. Plutôt paisible et au long court.