lundi 11 février 2013

Quelques mots...

La semaine dernière, j'ai écrit un texte. Que je comptais publier ici. Puis est arrivé la cause de mon non billet. Mon billet silencieux. Le texte précédent, que je vous glisse quand même ici, me semble moins adéquat. Et un peu aussi. Il parle de moi. De vous. Des relations sur la blogosphère. Je vous l'offre pourtant.

Je crois que je suis trop sensible. Et ça s'applique aussi à la blogosphère. Oh ! je parie qu'on me répondra que ce n'est que du virtuel. Mais voyez-vous, j'existe moi derrière l'écran. Vous existez, vous, derrière vos écrans. Ce n'est pas virtuel. Ou si. Mais c'est du virtuel humain.

Ça fait environ 3 ans et demi que je suis L'impulsive montréalaise. C'est long 3 ans et demi. J'en ai vu de l'eau couler sous les ponts. Des gens qui sont partis et n'ont plus jamais donné de nouvelles. Des disparus. D'autres qui sont allés faire un tour, puis sont revenus en silence, peut-être parce qu'ils ne voulaient plus que je fasse un tour par chez eux. D'autres qui ont mal interprété un commentaire que j'ai fait. Ou moi qui ai mal compris ce qu'on me disait. Des gens que j'ai rencontrés. Parfois une seule fois, parfois deux ou trois fois et qui ont disparus ensuite. D'autres à qui j'ai jasé pas mal sur les internets ou sur les courriels et dont je ne sais plus rien ou presque. D'autres qui donnent des nouvelles de temps en temps. D'autres que j'aimerais rencontrer peut-être. Des âmes semblables dans un monde où on se sent parfois si à part. Des gens qui ne semblent pas aimer ma présence. Que je lis en silence parce que j'aime les lire, mais que je n'aime pas être ignorée. D'ailleurs, je lis énormément en silence. On n'a pas toujours quelque chose à dire. Ou parfois, c'est juste qu'on ne sait pas comment le dire. Alors on ne dit rien. Il y a eu des fidèles bruyants qui disparaissent. Des fidèles silencieux qui restent, mais dont on ne sait rien. Des petites mises au point. Des gens irrespectueux. Des malaises. Des beaux échanges. D'autres qui font réfléchir. J'en ai eu des visites ! J'en ai perdues. J'en ai retrouvées. J'en ai gâchées peut-être. Qu'en sais-je ? Quand on a un blogue, on sait beaucoup sur nous. Moins sur les autres. Pourtant, c'est parfois ce qui fait que je reste. Ces fameux autres. Vous, en l'occurence. Je me mets le doigt dans l'oeil, c'est clair. Mais moi, ici, je trouve qu'on est un peu amis. Je m'attache à des gens. Que je ne connais pas en vrai certes. Mais que je connais peut-être plus que d'autres personnes qui connaissent ces gens-là en vrai.

Je suis une naive. Un peu idiote peut-être. Ici, rien, personne n'est irremplaçable. Un billet de plus de 24h n'est plus d'actualité. C'est un média rapide et froid si on le regarde de l'extérieur. C'est un média. Rien d'autre ?

Je ne suis pas ici pour rencontrer des gens. Ni pour me faire des amis. Ni pour être aimée. Peut-être un peu pour être lue maintenant. Je dis maintenant, car ce blogue, c'est venu spontanément. Pour écrire. Pour faire mon petit point dans le ciel si grand. Pas nécessairement pour être lue. Mais maintenant, j'aime mes lecteurs, j'aime être lue et commentée. J'aime, car j'aime l'échange. Le côté vivant de tout ça. Et pourtant, quand on parle du côté vivant de la blogosphère, on dit bien souvent que ce n'est que du virtuel. Comment se fait-il alors que je ressente parfois de petites émotions ici et là ? Ah ! oui, je suis trop sensible...


Sinon, vous vous demandez sûrement les causes. Les effets. Vous vous inquiétez un peu je crois. Du moins, c'est ce que semblait dire Papa poule (autre Bob) et Maman Poule (Julie). Mes chers. J'ai peu de mots. Il s'est passé des choses désagréables. Et ça a créé et/ou réveillé de mauvaises émotions en moi. Comment je vais actuellement ? Peut-être une image de comment je me sens... Je me sens comme un chaton qui s'est fait frappé. Qui tremble sur le bas côté de la route. Et là, je ce petit chaton dans mes mains. Et j'essaie de le réconforter et de le soigner un peu.

17 commentaires:

Petite libellule a dit…

Baon... te revoilà! J'étais sur le point de mettre la police après toi!

J'ai déjà moi-même dit qu'un blogue, ce n'est que du virtuel parce qu'en quelque part, ce n'est pas la réalité non plus... On n'y dévoile bien que ce qu'on veut y dévoiler. Ceci dit, oui, il y a des amitiés qui se créent, des liens qui se tissent. Pour ça oui, je suis absolument d'accord.

Tu en dévoiles peu sur les choses désagréables qui se sont passées, mais ton image de petit chaton est intensément évocatrice. Prends soin de toi. Que dire de plus? C'est ça aussi, les liens du web. Être là, au loin, sans pouvoir réellement l'être...

idmuse a dit…

Moi je t'aime, en louve ou en chaton, en virtuel et dans la chair de tes mots.

Quelquepart a dit…

On est liées par les fils qu'on veut bien laisser pendre, mais on est liées pareil.

Moi aussi je me suis inquiétée de ce message très court et de ta disparition.

Prends soin de ton petit chaton. Ben de l'amour, du respect, de l'acceptation des moments de faiblesses, et quelques bols de lait chaud.

Papa Poule a dit…

Merci d'avoir donné signe de vie, même si les nouvelles ne semblent pas très bonnes...

Pour le reste, je n'ai rien à ajouter à ce que ces dames ci-haut ont écrit de belle façon.

Re-bises.

prinsessan Fluflu a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Michèle a dit…

Les beautés et les dangers d'Internet....parfois, il est presque plus difficile de vivre des situations basées sur du virtuel que sur de réelles choses.

Attention à toi, et pense à ceux qui veulent encore te lire. Des billets comme celui avec un point, c'est paniquant pour des lecteurs qui tiennent à toi. Attention à toi, prends le temps qu'il faut pour te remettre de cette blessure.

On t'aime comme chat!

L'impulsive montréalaise a dit…

@Petite Libellule : La police. Non, pas la police siouplait.
Oui, je me rapelle que tu as déjà dit ça. Plein de monde le dit en fait.
Oui, j'en dévoile peu. Si j'avais voulu en parler, je l'aurais fait la première fois. Je veux dire, le texte précédent. J'essaie de prendre soin de moi. Mais des fois, je suis tellement pas bonne pour ça.
@idmuse : Quelle déclaration. Merci. Beaucoup.
@Quelque part : Je suppose qu'effectivement, comme tu dis et Petite libellule aussi, on mets bien ce qu'on veut ici. Les fils qu'on veut.
Merci pour les bons souhaits. Je crois que le petit chaton a même souri un peu en lisant bol de lait.
@Papa Poule : Merci Papa Poule. J'ai donné signe de vie pour toi et Maman Poule. C'est vrai que j'ai comme laissé un long silence un brin tristounet.
@prinsessan Fluflu : Je ne suis pas certaine que tu aies bien compris. Alors je précise.
Ce qui s'est produit et m'a fait écrire cette phrase et mon silence n'a vraiment aucun lien avec la blogosphère. J'avais écrit le texte ci-haut un jour ou deux avant que ça arrive.
Si je l'ai joint ici, c'est parce que je trouvais touchant de voir les réactions qui suivaient ici et là. Oui, c'est du virtuel. Mais oui, à quelque part, je touche les gens, je suppose. Ces réactions m'ont beaucoup touchées moi, en tout cas.
@Michèle : C'est vrai que c'est difficile de gérer des choses qui arrivent seulement en écrit. Je te précise toutefois, comme à prinsessan, que la blogosphère n'a aucun lien avec ce qui s'est produit de difficile dans ma vie la semaine dernière.
Oui, j'essaie de faire attention à moi. J'ai parfois des réflexes, des réactions difficiles qui s'opposent à ça. Mais ça me touche de tous vous voir réagir et prendre un peu de temps pour me consoler un peu.
C'est mignon ta dernière phrase.

Éphémère a dit…

Pourquoi la vie nous envoies des épreuves ? Pourquoi elles nous font si mal ? Pourquoi est-ce qu'on le vie aussi intensément ? Pourquoi ça nous arrives ?

Parfois, on se dit que tout va bien. On a de la force, du courage et de la volonté et on s'organise même un voyage puis, vlam, la vie nous rentes dedans avec ses épreuves. On se sent démoli, seul et on a mal. Et on se demande pourquoi.

Certaine personne vivent beaucoup plus intensément ce qui leur arrive. Ce sont des personnes sensibles. Je sais que cela ne t'aide en rien. Mais parfois, j'ai tellement l'impression de te connaître et j'aurais tellement envie de te dire : On sort te changer les idées un peu ? Ou te faire un câlin parce que parfois, je me dis qu'on ne peut rien faire d'autre malheureusement.

L'image du chaton est vraiment forte. Mais puisque c'est un chaton, il a toute la vitalité pour s'en remettre.

Fait attention à toi l'impulsive, mais surtout, prend soin de toi.

Julie Deblois a dit…

L'image du petit chaton que tu tentes de réconforter dans tes mains est forte.
Moi j'aurais dit la petite fille blessée que tu tentes de consoler...
Je suis émue de lire tes paroles.
Se sentir si loin et si proche à la fois des gens qui nous lisent et se sentir blessée quand on sent que nous ne sommes pas entendu comme on l'aurait souhaité.
Je souhaite de tout coeur que tu ne sois pas seule face à ce chaton qui tremble dans tes mains. Parce que même si parfois ça fait du bien de panser ses blessures seule, il est bon de savoir que l'on peut partager un peu la lourdeur de la tâche.
Prends soin de toi ok?
xx

Mel-O-Dark a dit…

Votre texte me fait penser au sens et au ton du dialogue de Diane, sortant de la discothèque, envers le "héros" de Trainspotting... On se prend ça en pleine face, et on reste comme des ronds de flanc; flasque, bouche bée, et ressassant dans notre tête ces sensations qu'autrefois nous avons éprouvées à la découverte naïve de cette toile, où mille et une araignées se disputent la victime qui fera trembler sa toile. Et il y a parfois des araignées sympathiques, qui ont un cœur et acceptent dans leur toile d'autres araignées sans cœur; juste parce que l'envie de partager, d'émerveiller, hérisser le poil de bonheur ou d'effroi est un besoin... Presque un devoir, lorsque l'araignée sait tenir et envelopper son auditeur dans son cocon, dans ses fils de soi(e), d'elle... Alors? Bin, on suit les aventures, la voix qui nous colle et comme dans la nature, une toile sans araignées c'est un paysage mort... Continuez... Tissez, faites nous trembler, vibrer... :)

Anonyme a dit…

Je te lis depuis 3 ans de temps èa autres, je ne sais pas pourquoi. Pour ta plume, cette façon légère de d'écrire tes angoisses, les rires spontannées que tu rédiges. Et peut-être ce souhait qu'un jour tu sois plus zen et que tu récoltes ce que tu aimerais que la vie t'apporte. Je suis un anonyme. Je le sais. Je te conseille un truc écrit d'abord pour toi et les commentaires oublies-les.

Viv a dit…

"On n'a pas toujours quelque chose à dire. Ou parfois, c'est juste qu'on ne sait pas comment le dire." C'est souvent mon cas. Comme maintenant. Mais je voulais donner signe de vie quand même, pour que tu saches que je suis toujours là et que je comprends comment tu te sens par rapport à ton blog. C'est dur de ne pas se soucier des autres, très dur, dans le réel comme dans le virtuel.

J'espère que tu arriveras à réconforter le petit chaton. Câlin.

L'impulsive montréalaise a dit…

@Éphémère : Oui... Pourquoi ? Je me le demande.
Je vis tout trop intensément. Et j'ai l'impression que ça ne s'arrêtera jamais.
J'ai parfois l'image forte. C'est pourtant comme ça que je me sens.
@Julie : Comme je viens de l'écrire en réponse à Éphémère, c'est vraiment pourtant comme ça que je me sens. Mais pour être honnête, là, j'ai l'impression que le petit chaton vient de se faire frapper une deuxième fois. Tsé, juste pour essayer de l'achever...
Je ne sais pas si j'ai envie de laisser quelqu'un m'aider à panser mes blessures. Oui et non. Tous mes réflexes négatifs sont à "on".
J'essaie, j'essaie.
@Mel-O-Dark : Trop de coeur peut-être. Un besoin ? Je ne sais trop. Parfois, oui, un peu. Continuer ? C'est une décision qu'on prend au jour le jour dans un lieu comme ici. Mais je retiens l'encouragement.
@Anonyme : C'est un souhait très beau, très louable. Je me le souhaite un peu aussi. J'ai des noeuds en dedans, c'est dur de trouver le petit bout zen. Et les récoltes sont par période bien pauvres...
J'écris toujours un peu pour moi. Mais je comprends ce qui est dit.
@Viv : Merci pour le signe de vie.
Oui, c'est dur de ne pas se soucier de l'autre. Qu'il soit virtuel, réel ou peu importe. Je suis une immense réaction émotive.
Le petit chaton a de la misère. Merci du câlin.

Rosabelle Melanie a dit…

ben voyons, moi avec mes pauses internet j'en manque des bouts, je trouvais ça drôle de ne plus voir de billet de toi, là je viens faire un tour et les voit tous ..

Caline ma belle, tes messages me touchent, me font réfléchir ... je te dis continue le si tu le désires pour toi, pour personne d'autre ... je te fais un câlin et je te dis que je te lirai tant que tu écriras, je te l'ai déjà, je te trouve que tu as une belle plume.

L'impulsive montréalaise a dit…

@Rosabelle : Bah ! Ça arrive. Tu avais l'air plutôt occupée !
Je suis touchée que mes messages te touchent et te fassent réfléchir.
Merci, la belle plume prend son temps. Je m'ennuis de vous, mais je ne sais plus trop comment vous écrire on dirait. C'est bizarre.

Le factotum a dit…

Un beau bonjour du gars qui revient d'un séjour au Pérou.
Au plaisir de te lire bientôt.
Prends bien soin de toi!

L'impulsive montréalaise a dit…

@Factotum : J'espère que tu as eu un beau séjour là-bas. J'essaie, oui, de prendre soin de moi.