jeudi 24 décembre 2015

Nooooooooël !

Je suis dans un lit simple chez mes parents. Sigh.

Certes, un peu saoule. Soupir.

Fatiguée. En masse. Arf !

En même temps, c'était une soirée "récupérable" en bonne partie ! :)

Et puis, je voulais vous faire les bons vœux ! Les clinquants et scintillants de Noël ! 

J'espère que vous avez aussi ce petit regard plein d'espoir que Jerry a en regardant le Père Noël... Ça et que vous avez été sages si vous souhaitez qu'il passe ! 

Joyeux Noël mes lecteurs chéris !!!! xx

mercredi 16 décembre 2015

Ce jour de l'année...

Demain, dans quelques heures, le 17 décembre, je célébrerai mon 35e anniversaire. 35e !!! Ça me fait quelque chose on dirait. Ça fait mi-vie genre. Même si rien n'est peut-être plus faux... Qui sait son destin ?

Si vous me suivez depuis fort, fort lointain, vous le savez, je n'ai pas peur de vieillir. Je ne retournerais pas non plus en arrière. J'ai l'âge que j'ai, il m'a portée où je suis, j'assume. N'empêche... 35 ans, ça me fout un choc ! 

Chaque année qui passe est l'occasion d'un bilan. Et j'ai comme le bilan double puisque ma fête est si près des festivités du nouvel an. Le bilan dur aussi, même si 2015 aura été dans l'ensemble une belle année, puisque je regarde les jours qui passent et je ne note la plupart du temps que des changements intangibles, parfois volatiles. Certes, ce ne sont pas moins des changements, mais j'aimerais bien que mon intérieur se reflète davantage à l'extérieur. 

Allez, je cesse de me plaindre un peu sur mon âge vénérable ou mes bilans discutables. Vous le savez, je suis un véritable bébé lorsqu'il s'agit de ma fête !!! C'est MA journée. Qui me déçoit trop souvent je l'avoue, car je fête souvent en différé (temps des fêtes, proches et amis éloignés etc). Mais ça reste ma journée !!! À moi. 

J'ai eu une grosse douleur dernièrement. Vous avez pu le lire. Mais l'enfant en moi se réjouit quand même un peu pour ce 17 décembre qui arrive. Oui j'aurai 35 ans, oui mon bilan n'est pas parfait, oui ma journée manquera probablement d'éclats... Mais j'attend les bons vœux de pieds fermes et demain j'me gâte comme on dit en bon québécois ! Il sera toujours temps de me laisser parler d'amour dimanche quand je serai bien entourée et choyée par mes amis.

Signée la presque 35enaire !!!  

samedi 12 décembre 2015

Mal

J'ai mal.

On croirait qu'à force d'habitude, celle d'avoir mal, ça ferait moins mal.

Mais j'ai mal.

J'ai l'impression qu'on vient de me creuser un trou dans le ventre. Un trou dans lequel je pourrais me noyer.

Ça n'aide pas de savoir rationnellement que j'irai mieux peu à peu, peut-être même assez rapidement. Ça n'aide pas, car ce soir j'ai les chairs et les nerfs en sang.

Je suis un amas de douleurs. On m'a blessée l'âme. 

Ça n'aide pas de savoir des raisons abstraites, des excuses qu'elles soient vraies, fausses, les deux. Est-ce important ? Ce soir, je ne vois que le résultat. Et le résultat c'est qu'on m'a griffé le cœur jusqu'au vif. 

Rien n'aide, car ce soir, j'ai un rendez-vous avec la souffrance. Et ce n'était pas le rendez-vous auquel je m'attendais. 

J'ai mal comme des intestins qui se tordent. J'ai mal comme un animal qui pansent ses plaies. 

J'ai mal avec un refus de penser à aller mieux. 

On m'a tricoté des gouffres dans le corps. J'en ai marre de me recoudre. D'être un patchwork tout abîmé. 

jeudi 26 novembre 2015

Un vent de gratitude

Je pense beaucoup à la gratitude depuis quelques temps... Bon, vous me direz qu'avec la Thanksgiving américain aujourd'hui, c'est normal. Il y a 3 sujets qui occupent blogues, magazines et télévision de nos voisins du sud : dinde, black friday et ... gratitude. J'y pensais pourtant avant ! Oui, oui.

Je ne crois pas avoir assez de gratitude. En enfant gâtée de presque 35 ans, je me concentre davantage sur ce que je n'ai pas que sur ce que j'ai. Triste, mais je suis de mon époque. 

Pourtant, ce vent de gratitude qui flotte dans l'air, j'aimerais bien le laisser m'embraser. Cette insatisfaction chronique collective n'est pas agréable. Elle ne me ressemble pas. Elle m'atteint, oui, mais elle ne me ressemble pas. Lorsque je me laisser aller, je suis de celle à voir des miracles partout. De petits miracles certes. Mais la grandeur d'un miracle est-elle importante ? Ça reste de l'extraordinaire et de la beauté, non ? 

J'ai envie de me laisser aller dans cette gratitude. Comme à cette époque où que le jour soit bon ou mauvais, j'ouvrais mon petit carnet et je notais 5 choses que j'avais aimées de ma journée, 5 choses pour lesquelles je remerciais la vie. Oh ! ce n'était pas un exercice facile tous les jours ! Certains jours, je répétais des petits détails miniatures (oui, le triple pléonasme est voulu), mais je le faisais. (Et je remerciais mon chat de me permettre de le citer aussi souvent...). D'autres jours étaient plus éclatants ou scintillants. Mais chaque soir, je me tournais vers la journée passée et je notais mes mercis. 

Je ne sais pas si j'étais plus heureuse de noter ces choses. Ça fait un moment déjà... Mais assurément, chaque jour, j'avais un petit moment où je me concentrais sur la beauté plutôt que sur la laideur. Et ça, en soi, c'est l'essentiel. Car pour ne pas me citer et citer cette vieille citation que je traîne dans ma besace depuis longtemps, la vie est un état d'esprit. 

Et  si on changeait notre état d'esprit dès maintenant ? Si on insufflait un peu de gratitude dans nos vies ? 

lundi 23 novembre 2015

Langueur d'automne

J'ai sorti mes décorations de Noël vendredi. Ça m'égaie un peu. J'en avais besoin, car je suis un peu morose. Pas tant du cœur ou de l'esprit. Du corps plutôt. Il y a un mois et demi que je suis malade... Un gros rhume au retour du Maroc, qui s'est transformé en toux les 3 semaines suivantes, qui a repris du service (2ème rhume, oui) pendant mon dernier voyage.... En clair, je suis épuisée. Oh ! et j'ai une bronchite ! Oui, moi et mes "ites" et antibiotiques. Y'avait un moment pourtant... Petite nature que je suis.

Alors, je me gave de Noël. Des décorations. Des films de temps des fêtes (3 ce weekend). N'importe quel magazine avec un cadeau, un feu de cheminée ou de la neige en couverture. J'ai besoin de m'évader de ce corps fatigué. D'instiller un peu de magie dans la lenteur de ma vie. Un peu d'étincelles dans ma langueur.

L'hiver s'installe doucement. Les joues sont plus roses et les journées plus grises. Les feuilles sont presque des souvenirs. 

Je suis mélancolie au charme tranquille. Je n'ai pas la force de rien brusquer alors  je laisse aller. Les jours comme un peu de sable qui s'écoulent doucement. Il sera bien temps de s'agiter éventuellement. Quand mes forces reviendront. Pour l'instant, je suis une âme au coin du feu et je laisse le temps rouler... Et je rêve d'un Noël qui serait à hauteur des espérances qui m'habitent.  

vendredi 6 novembre 2015

En vagues

Je me demande d'où vient l'expression avoir le vague à l'âme... Ce matin, je ne dirais pas que j'ai le vague à l'âme... Plutôt que j'ai l'âme en vagues. Ça monte et descend en moi. Des vagues de plein de trucs. Des vagues de c'est vraiment la troisième hyper mauvaise nuit de sommeil que j'ai de suite. Moi qui ne suit déjà pas reconnue pour mon sommeil de bébé ! Des vagues pas trop nommables. Le vague à l'âme, ce n'est pas sensé être beau, non ?  

On dit que le bonheur c'est un fleuve tranquille. Moi, je suis enfant de la houle. Je sais que ça passera pour cette fois. Cette année, l'eau me glisse sur le corps comme sur le dos d'un canard... Pour autant, je me passerais de ces vagues qui remontent le cours de ma gorge et de mon ventre. 

J'ai toujours aimé l'eau... Les lacs, les rivières, les océans... Peut-être que des vagues qui se rencontrent, ça s'annule et ça s'apaise ? Je pense pourtant au désert aussi. Qui retrouve sa place dans un coin de mon âme en vagues... Une lune pleine et un silence qui calme les bruits en soi. La nature est un remède. 

Lundi, je prendrai un Boeing bleu de mer comme dirait Charlebois. Pas de désert, pas de silence. Juste une échappée. Du hasard. 

J'ai l'âme en vagues ce matin. Parce que. Je suis fille d'eau. Sœur de houle. Mère d'océans agités. Je cherche une île au milieu du désert. Je cherche le silence au fond de moi. Ce matin, j'ai les vagues...

lundi 19 octobre 2015

Aventures marocaines

Vous racontez un voyage en quelques photos et quelques mots, c'est bien impossible. Faudrait plutôt s'organiser une soirée-photos !!

Mais voici quand même quelques images et impressions figées dans mes souvenirs.

Un chat plus chanceux que les autres

Je dis chanceux, car j'ai pleuré pour les chats du Maroc. Pas juste au figuré. Les chats m'ont fait sourire au Maroc. Car il y en a vraiment partout. Les chats m'ont fait pleuré au Maroc. Car ils sont bien souvent en mauvais état, la peau sur les os, des infections visibles, de la dureté et de la méfiance dans le regard. J'arrête là, car je vais repleurer.... Et difficile pour une végétarienne de leur glisser un peu de nourriture en douce. Nous n'avons pas les mêmes goûts. En même temps, est-ce bien que de prolonger leur souffrance ? Et je parle ici des chats, mais les animaux en général m'ont brisé le coeur. C'est triste.

Mosquée, Casablanca

Ah ! Casablanca... Ville mythique pourrait-on croire... Casablanca m'a pratiquement laissée de glace. Elle manque de beauté, elle manque de charme, elle manque d'accueil. De Casablanca, je retiens ma rencontre avec ce que j'ai surnommé tout au long du voyage et que je surnomme encore, les cafés des messieurs. Première journée. J'avais chaud, j'étais assoiffée, j'avais faim. Je vois une publicité d'une boisson gazeuse bien connu au loin. Je m'auto-crie hourrah intérieusement. J'arrive au dit endroit. Un café. Des dizaines de tables. Que des messieurs. Tout assis en direction de la rue. Qui regarde les passants. Ou dans le cas présent, la passante. Une situation qui se représentera au bas mots, des centaines de fois pendant mon voyage. Mesdames, qu'on se le dise, au Maroc, femmes à la maison, messieurs au café ! Je ne me suis pas arrêté ce jour-là. J'ai plutôt fini par atterrir dans une pizzéria à trois tables qui s'appelait Pizzéria Verdun ! Quel hasard ! Pour les lecteurs plus éloignés, Verdun est un quartier montréalais. Certes...

La labyrinthique Médina de Fès

Fès. La médina de Fès. Si j'ai bien retenu plus de 9000 rues dans cette médina. Un enchevêtrement, un cafouillis, un méchant bordel, un labyrinthe. Heureusement, la visite était guidée. Sinon, je chercherais encore mon chemin !

Un ami bien sympa

Je retire ce que j'ai dit. Les animaux faisaient pitié au Maroc, sauf les singes. Non, mais quel visage adorable. Des singes adorables qui vivent en liberté dans la forêt et qui habitués aux touristes viennent chercher quelques peanuts pour bien se remplir la panse. C'était certes la première fois que je nourrissais un singe ! De main à main en plus ! J'ai une fascination immense pour ces petites bêtes-là. Si intelligentes et vives.

Dromadaires au repos sous la pleine lune

Aaaaaaah ! le désert. Je vous l'ai présenté un peu dans mon premier texte. Le sommet du voyage. Une expérience inoubliable. Au point que je veux y retourner et cette fois, j'aimerais y faire un trekking de 5 ou 6 jours. Nous avons eu de la chance que ce soit la pleine lune. On est partis vagabonder (accompagnés d'un guide bien entendu) dans le désert en pleine nuit. Tant pis pour ceux qui se sont couchés tôt. Notre petit groupe a veillé bien tard. Farces, devinettes, rires, discussions plus sérieuses, silence... Au retour au camps, comme je disais, je n'ai tout simplement pas pu aller me coucher dans une tente. C'était trop de beauté à absorber. J'ai grelotté à la belle étoile jusqu'au départ au petit matin. Et je suis si contente de l'avoir fait.

Aït-ben-Haddou

Petit village historique. Petit paysage typique à la fois désertique et oasis. J'ai peu à dire. Peut-être que c'était la meilleure tajine du voyage. Aussi que le soleil levant colorait le ciel de rose ce matin-là.

Marrakech, la chaotique

Ah ! Marrakech. Marrakech, la folle, la grandiose, la chaotique, la bordélique, la bruyante, la grouillante, la vivante... Je ne sais pas encore si j'aime cette ville ou pas. Elle ne se laisse pas apprivoiser facilement. Il faut dire que j'ai surtout connu sa médina vu que mon Riad y était. Et la médina, c'est la folie. C'est le bruit, c'est la foule, c'est les motocyclettes qui manquent de vous écraser, c'est se perdre aux 2 ou 3 heures environ, c'est les regards constants, c'est les gens qui vous parlent sans cesse.... J'ai fini par réussir à me détendre à Marrakech la veille de mon départ. Après un hamman (spa), ou dans la nouvelle ville avec une connaissance Marocaine.

C'est peu, je sais. Quelques images et quelques mots. Un voyage, ça tient bien plus dans le coeur que dans la tête. J'espère quand même avoir réussi à vous le faire partager un peu...