samedi 10 avril 2010

La patience

La patience et moi, ça fait deux ! Je dis souvent que c'est quelque chose que je n'avais pas dans mon kit de naissance. Quand je veux quelque chose, quelqu'un, n'importe quoi, je dois l'avoir tout de suite. Pas la semaine prochaine, pas demain, pas dans une heure, même pas dans dix minutes. TOUT DE SUITE ! Comme dans IMMÉDIATEMENT.

Le fichu problème avec la vie, c'est qu'on a pas le choix de développer une certaine patience... à défaut d'une patience certaine ! Pas parce qu'on développe la qualité par choix. Non, plutôt parce qu'on a fitchrement pas le choix. Faut endurer l'impatience qui gronde dans nos entrailles, dans notre esprit, dans notre coeur. Je le dis moi : j'ai l'impatience comme une maladie incurable. Comme une maladie qui ne me quittera jamais.

Si au moins, je ne voulais pas autant. Mais j'ai des besoins impulsifs ou profonds qui se manifestent à rien. Ça naît, ça m'envahit, ça me submerge, ça me pitche à terre, ça me violente, ça me gratte, ça me déchire. Je veux, je veux, je veux. Maintenant, donnez-moi ce que je veux, celui que je veux, cette chose que j'espère... Tout de suite. Moi, j'en peux plus... Mais surtout j'en veux plus ! MAINTENANT.

Parce que sinon, j'ai cette petite tristesse qui apparaît, celle qui me dit que je n'aurai pas ce que je veux, celui que je veux, cette chose que j'espère... Un petit désespoir follement humain. Un découragement qui arrive à n'importe qui. Un humanité que tout le monde peut avoir.

Alors, je peux l'avoir maintenant ? Et je peux t'avoir maintenant ?

vendredi 9 avril 2010

L'over exposure : maladie de ce siècle

Vous ne ressentez pas un malaise parfois en lisant certains blogues ? Ou en écoutant une émission de télé-réalité ? À l'heure des journaux télévisés ?

Trop. C'est parfois trop. Trop d'informations, de détails, d'intimité, de croustillants, de dévoilement. Pourtant, on en veut plus. Toujours et encore plus. On veut savoir, voir, lire, regarder. Le voyeurisme est une maladie de ce siècle qui est fort bien servi par l'autre maladie de ce siècle : le besoin d'over exposure.

On veut se montrer, se dévoiler, s'avouer, s'exposer. Le sexe est rendu banal, la violence est sur you tube, on ne veut pas saluer son voisin, mais juste savoir ce qu'il fait d'horrible ou de gênant lorsqu'il ferme la porte de son domicile le soir. On ne veut pas garder ses secrets pour soi, avoir son jardin intime, sa sexualité privée et ses besoins cachés. On ne veut pas taire notre passé, nos opinions, nos émotions. On veut se montrer. La pudeur est un monstre qu'on veut tuer.

Pourquoi ce besoin ? Par nécessité de plaire ? Par importance d'exister dans le regard de l'autre de quelque façon que ce soit ? Parce que c'est la seule façon de se sentir humain et intégré ? Parce qu'on aime juste trop parler du sujet le plus beau au monde : soi-même ? Qu'en sais-je......

Des raisons, il y en a plein. Des raisons, il y en a trop. Parfois, je me demande pourquoi je vous parle de ma vie ici. De mon intimité. De mes trucs personnels. Ceux qui me bouffent la raison, qui me pertubent, qui me font réfléchir, qui m'allument.

Tout le monde veut son 15 minutes de gloire. Mais la gloire doit-elle nécessairement passé par l'over exposure ? Ne devrait-elle pas venir de quelque chose de plus constructif ? Est-ce important la gloire au fond ? Qu'est-ce qui nous rend réellement aussi volubile et exhibitionniste ? Être voyeur est-il condamnable ?

Je le dis. Parfois, je ressens un malaise. J'ai l'impression d'aller vos vies plus que je ne l'aurais souhaité. J'ai l'impression de découvrir certains trucs très laids parce que très nombrilistes et superficiels. J'ai l'impression que les gens ne veulent plus se parler dans les yeux dans les yeux. Ils veulent seulement vivre dans le regard de l'autre. Que ce soit en le provoquant, le choquant, ou le traumatisant. Toujours over, over, over. Trop, trop, trop.

Moi ? J'suis comme vous. Impossible de vous jeter la pierre. Mais possible de vous y faire réfléchir à cette pierre..

jeudi 8 avril 2010

Je te promets

Je te promets que je serais gentille. Un vrai petit bout de mashmallow. Ça goûterait doux dans ta bouche et dans ton coeur. Une petite dévouée, une accro. Qui fondrait sur ta langue avec un léger goût de fumée.

Je te promets qu'on sauterait à pieds joints dans les flaques d'eau, qu'on rirait des airs gris, qu'on critiquerait les longues files de moutons le matin dans le métro. On serait des enfants. Toi avec des culottes courtes et moi avec une petite jupe qui ferait des bruits de froufrous.

Je te promets de l'amour quantité industrielle. Plus qu'il ne faudrait peut-être en donner, sauf à soi-même. De l'amour par containers. De l'amour comme un gros soleil pendant un 6 mois de nuit. De l'amour gros comme le monde, gros comme l'univers, gros comme l'univers plus 1.

Je te promets des mots cashmires, des caresses soyeuses, des regards velours. Je sais aimer. Je sais aimer vraiment. Comme dans les contes de fée, comme dans 1h30 d'un film qui finit bien. Comme une petite princesse des mille nuits. Pas mille et une. Non juste mille avec l'espoir que les zéros se multiplient encore après le 1.

Je te promets de te murmurer les phrases que tu veux entendre. De les créer si celles qui existent ne suffisent pas. Je te promets de te rassasier, de t'enlever la soif, d'être celle que tu attendais. D'être toujours une musique dans tes oreilles. Une musique qui te donnerait le goût de danser.

Je te promets mon coeur. On pourrait le mettre dans un bocal et le soir, le regarder battre pour toi quand on aurait besoin d'un peu de repos. Des battements constants, un petit coeur rouge sang, plein d'amour. Ça nous ferait comme un feu de camp, ça nous éclairerait pendant les heures sombres de la nuit.

Je te promets d'être une petite chatte. De ronronner quand tu me flatteras, de me frôler contre tes jambes le matin, de vouloir me blottir contre toi sur le sofa le soir juste parce que ça serait tellement le fun de se blottir contre toi sur un sofa le soir. Pis quand tu irais moins bien, j'essaierais de te donner des bisous, je te jetterais des petits regards inquiets et je serais colleuse, colleuse.

Toi ?

Toi, tu aurais juste à me faire un peu de bien. J'ai envie que tu me fasses du bien. Du bien à l'infini. Et je te promets d'essayer de ne pas y voir trop de mal...

Le désir

Le désir est une lente agonie. Il fait mal, triture l'esprit et le corps. Surchauffe les sens. Enlace la gorge.

Vouloir un baiser et l'espérer.
Souhaiter une chaleur et l'attendre.
Le souffle qui se coupe. Le sexe qui se remue.
Le souffle qui se découpe. Le temps de prendre une respiration lente et profonde.
Un soupir qui meurt dans son bas-ventre. Qui afflue et reflue au rythme de nos pensées fiévreuses.
Le regard graphique. L'imagination qui montre ses hanches sur les miennes, son sexe dans le miens, sa bouche comme un masque à oxygène qui sauve la vie.

Le désir tue. Il pertube. Fait perdre l'esprit, la tête, la raison.

J'aime le désir. J'aime surtout l'assouvir. Le célébrer. Le faire mourir plusieurs fois. Le réanimer plus souvent encore.

Des lèvres qu'on imagine.
Une peau à fleur de peau. Des frissons. Du délice.
De l'amour qui pénètre doucement.
Un soupçon d'insensé.
Un fureur qui brûle tout. Qui nous laisse des petites cendres pour toute survie.
Des bras doux. Mais affirmés, décidés.

Je n'ai plus de souffle. Je n'ai plus de souffle... Je n'ai juste plus de souffle quand je ferme lex yeux et que je désire...

Ô oui, j'aime le désir. Mais j'aime surtout l'assouvir...

mercredi 7 avril 2010

Câlins

Nous avons besoin de 4 câlins par jour pour survivre. Nous avons besoin de 8 câlins par jour pour l'entretien. Nous avons besoin de 12 câlins par jour pour croître.
                                          Virginia Satir

Aujourd'hui, j'ai quêté un câlin, j'en ai reçu un, j'en ai offert un et j'en ai demandé un.

C'est moi où la vie est plus belle que ce matin ?

L'air du temps

Ce matin, j'ai l'impression d'avoir l'humeur comme le temps : franchement morose.

J'aimerais bien avoir quelqu'un avec moi. Pour me serrer fort dans ses bras. Pour m'aimer un peu.

mardi 6 avril 2010

Ma voix

L'amour, c'est quand on rencontre quelqu'un qui vous donne de vos nouvelles.
                André Breton

Je suis bonne pour faire parler les gens d'eux-mêmes. Très bonne. Un réel talent.

Quelques questions, quelques silences, quelques regards et l'autre s'ouvre. L'autre se déballe, se déverse, se renverse.

Je ne me plains pas. Je ne regrette pas. Je l'ai déjà écrit quelque part sur ce blogue : j'aime l'humain. Le faire parler est une seconde nature pour moi. Ça et possiblement mes premières études, celles que j'avais amorcées au départ, celles avant les dernières, et qui m'ont appris quelques petites choses. Ça et la vie. Bien entendu, c'est plus facile avec certains. Certains m'intéressent plus. Par amour, par amitié, par attirance, par connection, par simple ''cliquage'' d'âme plus accentué... Alors plus qu'une seconde nature, ça devient une préférence, un choix, une envie...

Non, je ne me plains pas. J'aime qu'on me parle, qu'on me dise, qu'on m'avoue à mots couverts ou non... Je sais l'importance de l'oreille de l'autre. L'importance de trouver une façon d'être écouté, reçu, accepté. Je sais aussi qu'en général, les gens ne veulent pas qu'on les aide. Ils savent souvent que nous ne pouvons pas résoudre leurs problèmes à leur place. Ils veulent juste une présence, une simple présence. Une présence acceptante, aimante, amicale, solide, constante. Oui, une simple présence.

Comment puis-je être aussi certaine de ça ? Parce que j'en ai manqué moi de ces présences-là, qu'il m'arrive d'en manquer encore... Je suis si bonne pour faire parler les autres qu'on en oublie parfois que j'ai aussi une voix...