dimanche 6 novembre 2016

Aveugle

Ma vie professionnelle ne va pas bien. Vous le savez, je n'entrerai pas dans les détails. Fidèle à mes habitudes. Mais ça ne va pas bien. Au point où je me sens prise à la gorge. Je ne renie pas mon message sur le bonheur profond. Je pense sincèrement que je gère mieux cette situation que je ne l'aurais gérée avant. Mais ça n'empêche pas qu'il y a en ce moment un gros creux de vague dans mon boulot. Et que ça m'angoisse.

Je ne sais plus quoi faire. Au fond, je le sais aussi. Je crois que je devrais changer. Mais pour faire quoi, aller vers quoi ? Je ne suis pas due pour un changement en superficialité. Je suis due pour un changement profond. Et j'ai peur. Au fond, j'ai peur autant d'une possibilité de changement superficiel que de changement profond. La peur de ne pas savoir, de me tromper, que ce soit pire, la peur des finances, la peur de la solitude, la peur des erreurs.... Plein de peurs.

Je pense souvent à retourner aux études. Mais est-ce réellement ce dont j'ai besoin ? Ne suis-je pas de celle qui dit que la vie est un état d'esprit ? Devrais-je plutôt décider de changer mon esprit ? Et comment on fait ça ?

En même temps, si je pense aux 20-25-30 prochaines années, l'idée de ne pas changer d'emploi me décourage....

Mais je ne sais pas avec certitude ce que je devrais faire. Il me manque la vocation. J'ai des intérêts forts, des aptitudes précises, de l'intelligence... J'ai des atouts. Des idées même. Mais j'ai le cœur fragile. Et ça, il faut y penser. Et il faut aussi malheureusement penser aux finances. Sortir dans quelques années avec plein de dettes ? Je suis plutôt à l'âge où je devrais penser à la retraite. À accumuler des sous pour le bas de laine.

Je me sens prise à la gorge. J'essaie de retourner la situation dans tous les sens, mais je me sens aveugle. Sauf que le glas est sur le point de peut-être sonner... et je ne sais rien. Je ne vois rien. Non, ça ne va pas bien. J'aimerais être de ces personnes courageuses qui envoient tout valser et ont du courage à profusion. De ces personnes qui foncent et défoncent des murs. Mais encore une fois, quels murs ? Je me sens aveugle. Je ne sais plus par quel bout prendre tout ça. Le nœud est trop garni.

4 commentaires:

Marie a dit…

Les changements profonds, ça commence parfois par un petit pas qui n'a l'air de rien de prime abore ! Il faut oser ! Quelle fierté ensuite !

Marie

Rosabelle Melanie a dit…

oufff! pas évident, je serais tellement comme toi... Quand il s'agit de travail et se stabilité, j'Ai tellement peur .. Tu vas me dire ouais mais tu travailles pas .. Non mais si oui, je serais pareil! Ma copine Gen est dans la même situation que toi, la peur l'empêche de changer de travail et elle endure ... J'ai beau l'encourager mais dans le fond, je serais pareil ...

Je voudrais te dire une phrase magique qui t'aiderait mais je ne peux pas :O(

Je t'aide pas ben ben hein! TK! un câlin à toi....

Une femme libre a dit…

Faut aller chercher de l'aide, reste pas seule avec ça à passer à côté de ta vie. Un orienteur, un conseiller financier et go! avec l'aide d'un psychologue s'il le faut.

L'impulsive montréalaise a dit…

@Marie : J'essaie en ce moment de faire de petits pas. Certaines journées, je suis enthousiaste et positive; d'autres, je suis déprimée et pessimiste...
@Rosabelle : Il n'y a jamais de phrases magiques. Mais je sais que tu es là, que tu comprends, tu me montres aussi que je ne suis pas la seule dans ma situation... C'est déjà bien.
@femme libre : J'ai déjà fait quelques démarches en ce sens. En fait, je sais pas mal ce vers quoi je devrais me diriger globalement. Mais pour cibler précisément ce que je peux, ce qui est envisageable, pour dépasser mes craintes, je vais essayer de trouver de l'aide. Je ne sais pas si je passe à côté de ma vie, mais côté boulot, oui, c'est un peu à l'écart de mes désirs et besoins.