jeudi 7 mai 2015

La map du bonheur

Chaque fois qu'un truc moche m'arrive, qu'il soit petit, qu'il soit gros, je ne peux m'empêcher de penser à ce qui "manque" à mon bonheur. 

Je serai heureuse si...
Je change de boulot.
Je déménage dans une autre ville lointaine.
J'ai un chum.
J'ai un peu plus d'argent.
Je retourne aux études.
Je suis en voyage.
J'aide les autres.
J'ai plus d'amis.
J'ai la santé et mes proches aussi, chat compris.
...

Quelques exemples, mais des si à la pelletée ! Le problèmes avec ces "si", c'est que je ne crois pas qu'ils aient de fin. Un de comblé, dix de retrouvés ! 

On poursuit des choses. Mais je ne suis pas certaine qu'elles soient le secret d'un bonheur parfait. Le bonheur doit plutôt se trouver à l'intérieur de soi, je le crois et le concède. Mais, si quelqu'un a le remède pour calmer tous ces "si" et si quelqu'un a la carte du bonheur en soi, ma foi, c'est un quelqu'un à qui j'aimerais bien parler. Car entre le savoir et la sagesse, il y a un fossé que je n'ai pas encore franchi... 

8 commentaires:

Josie a dit…

Tiens, ça me rejoint ce billet!

Ce que j'ai trouvé de plus près de la "recette miracle pour le bonheur", ce sont ces deux choses, appliquées le plus souvent possible, à tout le moins, quotidiennement :
1. cultiver la gratitude
2. lâcher prise

Cultiver la gratitude : remercier pour ce qu'on a déjà, ce qu'on possède et ce qu'on est. Car il y aura toujours quelque chose pour remercier, que ce soit notre vue, notre ouïe, notre facilité à choisir les bons mots dans l'écriture, notre tendresse, notre demeure que nous avons choisie et mise à notre goût, etc. Peu importe. Écrire cette liste, chaque jour.

Lâcher prise : notre seul pouvoir réside en l'instant présent. Je suis insatisfaite d'une situation? que puis-je faire en cet instant précis pour régler ça? dire à la personne concernée que je n'accepte pas son comportement? me détacher de la situation qui n'arrive même pas à moi? planifier pour arriver à l'heure la prochaine fois? juste respirer profondément et accepter ce qui bouille en moi? L'instant présent est la seule chose que je possède réellement et j'ai le choix de penser et agir pour être plus heureuse; quel sera mon choix, en cet instant?

Il y a sûrement d'autres recettes!
Mais celle là, c'est pour moi la plus simple, la plus facile aussi.

Bonne quête!

Tiffany a dit…

Oh! Les propos de Josie sont plein de sens. Je suis d'accord avec elle, même si c'est extrêmement difficile à appliquer. C'est le travail d'une vie.

Les principes que j'essaie de cultiver sont semblables.

- Voir le bon côté des choses au lieu du mauvais côté, et cultiver les petits plaisirs. Essayer de se faire plaisir chaque jour, même si ce sont de petits gestes. Déguster un café lentement, lire quelques pages d'un livre que l'on aime, écouter une chanson qui nous plait, déguster une crème glacée. Bref, pas besoin que ca soit compliqué. Savourer les petits moments.

- Et oui, vivre l'instant présent. C'est le principe avec lequel j'ai le plus de difficulté car je me projette beaucoup trop facilement dans l'avenir. Au lieu de profiter de ce qui est, je regarde ce qui devrait être. Exemple, je suis assise au soleil dans ma cour, je devrais profiter du moment, être bien, mais je pense à ce foutu cabanon qu'il faut installer, ce deck de piscine que mon chum n'a pas encore construit, les fleurs qui sont à planter, le souper qu'il faut faire, etc.

- Le pouvoir de relativiser. À chaque fois que je vis quelque chose qui me déplaît et qui aurait le potentiel de me gâcher ma journée, je me demande si justement, cet événement vaut la peine que je me gâche la journée pour ca. Souvent, la réponse est non.

- Et l'envie. Je crois qu'il y aura toujours mieux que soi, mieux que sa vie, mieux chez le voisin, mieux ailleurs. Mais est-ce vraiment vrai? Est-ce vraiment mieux chez le voisin qui a une meilleure job, une belle famille, une blonde parfaite, plus d'argent, etc...souvent non. J'avais lu une étude qui disait justement que les circonstances extérieures à la personne avaient certes un impact sur le niveau de bonheur de l'individu, mais que c'était surtout sa façon d'aborder la vie qui faisait toute la différence. À méditer...pour toute sa vie!

Le factotum a dit…

C'est la même chose pour tout le monde.
Jouir du moment présent sans penser à demain.
Et surtout s'aimer soi-même avec ses qualités et ses défauts.

meslectures a dit…

Ca me fait un peu peur ton raisonnement car il nous manquera toujours quelque chose. Surtout si on commence à se comparer aux autres. Ca ne finit jamais.
Pour ma part, j'ai besoin de peu de choses pour être heureux. Quand ça ne va pas, je fais le bilan de ce que j'ai et ça me remonte le moral.
Sinon pour ceux qui aiment bien théoriser les choses, il y a toujours la pyramide de Maslow :-)

Josie a dit…

Ha oui, j'ai oublié de dire : ça prends du travail, de la patience, de l'amour de soi, pour être heureux.

Plusieurs personnes ont le mal de vivre, sans savoir pourquoi. Et abandonnent rapidement les tentatives, les trucs, pour être plus heureux.

On devrait enseigner aux enfants à méditer, à se respecter, à respecter son rythme à chacun. On grandit dans l'ignorance de saines habitudes de

vies mentales. On nous apprend à se laver le corps, les dents, les cheveux mais pas nos émotions, pas notre âme. Et comme toute chose prend

naissance en nous, et non à l'extérieur, on devrait tous savoir comment faire.

Si tu veux une bonne école de la vie, découvrir pourquoi tu as le mal de vivre et comment régler ça, je te suggère un séminaire d'une semaine par l'Académie de l'Être. Dr. Anic Anderson 514 296 2642. Je suis passée par là et c'est un sacré bon raccourci!

Câlins.

Nanou La Terre a dit…

Je te suggère 2 beaux ouvrages:

"L'art du bonheur", éditions Laffont, sa sainteté le DALAÏ-LAMA et Howard Cutler.

"Lâcher-prise", la clé de la transformation intérieure, éditions Le Jour, Guy Findley.

Des libres qu'il fait bon garder sur sa table de chevêt...

Bonne semaine à toi xxx



Grand-Langue a dit…

Chercher le bonheur me semble une cause perdue et le trouver est encore plus illusoire.

Pour être heureux, il faut simplement... l'être, peu importe les corconstances ou les conditions. Les petits et grands malheurs n'existent que dans notre tête.

Grand-Langue

L'impulsive montréalaise a dit…

@Josie : Je crois que la gratitude n'est pas assez pratiquée dans ce monde. Du moins dans notre monde nord-américain à toute vitesse.
Mais tu sais, en même temps que je vois ce que j'ai, je vois aussi ce sentiment de manque qui m'habite parfois. Et je ne parle pas de manque d'objets, de choses, je parle d'un manque plus émotionnel. Un manque que j'améliore toujours et peu à peu avec les années.
@Tiffany : Oui, Josie est une sage. Héhé !
Sinon, pour te répondre un peu, je te dirais que j'ai le petit bonheur facile. Il n'y a qu'à voir cette année. Depuis le début de l'année, j'ai la plupart du temps des petites lunettes roses qui donnent une belle couleur à la vie. Mais le fait est qu'on fond de moi, je sais que je ne mène pas la vie qui m'est destinée. Elle n'est pas mal cette vie, mais elle n'est pas complètement la mienne.
@Factotum : J'avoue que si je ne pense pas trop à hier, je pense souvent à demain. Et ce n'est pas nécessairement une bonne chose.
@meslectures : Il est certain que c'est un raisonnement qui fait peur. Mais c'est surtout un raisonnement bien répandu. Et même si je n'y crois pas, même si je sais que le bonheur n'est pas là, il m'arrive parfois de courir après ma petite part d'éphémère. L'humain est faible.
Sinon, j'ai aussi besoin de peu de choses physiques. D'ailleurs,je suis en face désencombrement. Mais il me faut plein de belles choses mentales par contre.
Quoi, tu crois que j'aime théoriser ? :P
@Josie, bis : C'est vrai qu'on apprend pas les bonnes choses quand on est jeune. Pas que les choses qu'on apprend soient inutiles, mais il y aurait 2-3 trucs plus utiles disons.
Oh ! l'école de la vie, j'y suis jusqu'au cou depuis des années. Et quand je regarde dernière en conservant mon calme, je vois que j'ai fait une sacrée belle route pour me rendre où je suis. Faudrait juste que j'évite de trop lever les yeux pour voir la longueur de la route devant moi. Héhé !
@Nanou La Terre : Merci pour les suggestions. J'ai déjà lu le premier. On verra pour l'autre. Mais oui, lire aide beaucoup. Ma table de chevet est aussi parfois ce qui m'éclaire l'âme.
@Grand-Langue : C'est vrai que tout ça n'existe que dans notre tête. Mais c'est une théorie parfois bien difficile à appliquer. Parfois, l'âme s'emporte et part sur ses grands chevaux. Et bien que je travaille à la dompter, je n'y arrive pas toujours. Work in progress comme on dit...