Ce matin, j'ai écrit dans un courriel que j'étais sage. Comme une belle petite image.
Je ne sais pas pourquoi, mais les mots m'ont trottés dans la tête. Hors de leur contexte courriel. Sans lien.
Je me suis juste sentie une image terne. Quand je suis déprimée, j'ai le regard éteint. Et ça fait une telle différence. Je le vois. J'ai l'air d'une fleur fanée.
Et je pourrais dire aussi que je suis une image dans un livre fermé ce matin. Je manque d'air dans mon livre fermé.
La petite image ne va pas bien. La petite image ne sourit pas.
mardi 5 octobre 2010
lundi 4 octobre 2010
Important : avis de recherche
J'ai perdu quelque chose. Je ne le trouve plus. Je cherche. Je fouille. Je désespère. Je m'exaspère. Je soupire.
Mais je l'ai vraiment perdu. Comment cela a-t-il pu arriver ?
La vérité, c'est que j'ai perdu le temps. Je n'en ai plus. Du moins, je le cherche et ne le vois jamais. Il passe, court, s'écoule et j'en ai à peine conscience. J'en ai marre. Ça me rend dingue. Chaque dimanche matin, quand ma semaine de travail commence, je la vois s'étaler comme une ligne infinie. Je ne rêve que du jeudi soir. Que du weekend. J'ai les weekends remplis. Qui ne me laissent pas le temps pour du ménage, faire l'épicerie, à peine le lavage (faut bien, hein....), cuisiner... Je ne sais pas où passe mon temps. C'est un sablier sans partie plus mince au milieu pour que le sable s'écoule lentement. Ça dérape et empire toujours.
Je vous le dis, je l'ai perdu le temps. J'ai même perdu le temps de dormir. Ou presque. Mon sommeil, il m'est précieux. Mais je le néglige ces temps-ci. Je me couche tard. Je me réveille encore régulièrement la nuit. Je le scrappe mon sommeil !
Et puis là, pas d'épicerie, veut dire bouffe qui s'épuise. Bon le congélo, ça peut aller. Mais le reste... Donc je viens d'aller faire une mini-épicerie au dépanneur (je sais, je sais...). Pain, jus et chips (oui, bon, ça, c'est pour le support moral...).
Bon, la vérité aussi, c'est que quand je suis plus fatiguée, j'ai la sensibilité qui s'amuse. À mes dépends. La vérité aussi, c'est que j'aimerais bien que les semaines aient 10 jours. Mais qu'on n'en travaille jamais plus de 5. La vérité, c'est que je cours toujours. Et que si j'aime bien sur un tapis roulant, je n'aime pas toujours dans la vie. Parce que ça épuise. Parce que ça met sur les genoux.
La vérité, c'est que là, maintenant, je prendrais un gros câlin. Un très gros. Ou plusieurs virtuels. Alors, vous gênez pas. Et si vous croisez le temps, pouvez-lui dire que je le cherche ?
Mais je l'ai vraiment perdu. Comment cela a-t-il pu arriver ?
La vérité, c'est que j'ai perdu le temps. Je n'en ai plus. Du moins, je le cherche et ne le vois jamais. Il passe, court, s'écoule et j'en ai à peine conscience. J'en ai marre. Ça me rend dingue. Chaque dimanche matin, quand ma semaine de travail commence, je la vois s'étaler comme une ligne infinie. Je ne rêve que du jeudi soir. Que du weekend. J'ai les weekends remplis. Qui ne me laissent pas le temps pour du ménage, faire l'épicerie, à peine le lavage (faut bien, hein....), cuisiner... Je ne sais pas où passe mon temps. C'est un sablier sans partie plus mince au milieu pour que le sable s'écoule lentement. Ça dérape et empire toujours.
Je vous le dis, je l'ai perdu le temps. J'ai même perdu le temps de dormir. Ou presque. Mon sommeil, il m'est précieux. Mais je le néglige ces temps-ci. Je me couche tard. Je me réveille encore régulièrement la nuit. Je le scrappe mon sommeil !
Et puis là, pas d'épicerie, veut dire bouffe qui s'épuise. Bon le congélo, ça peut aller. Mais le reste... Donc je viens d'aller faire une mini-épicerie au dépanneur (je sais, je sais...). Pain, jus et chips (oui, bon, ça, c'est pour le support moral...).
Bon, la vérité aussi, c'est que quand je suis plus fatiguée, j'ai la sensibilité qui s'amuse. À mes dépends. La vérité aussi, c'est que j'aimerais bien que les semaines aient 10 jours. Mais qu'on n'en travaille jamais plus de 5. La vérité, c'est que je cours toujours. Et que si j'aime bien sur un tapis roulant, je n'aime pas toujours dans la vie. Parce que ça épuise. Parce que ça met sur les genoux.
La vérité, c'est que là, maintenant, je prendrais un gros câlin. Un très gros. Ou plusieurs virtuels. Alors, vous gênez pas. Et si vous croisez le temps, pouvez-lui dire que je le cherche ?
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L'impulsive montréalaise
à
19:12
L'art de vouloir donner du sens à ce qui n'en a pas
On devient son pire ennemi en essayant de donner du sens à ce qui n'en a pas.
Hubert Selby Jr
L'être humain pense. C'est un fait. C'est même une bonne partie de ce qui nous différencie des animaux.
Mais la vérité, c'est que je pense beaucoup trop. Pas toujours. Mais souvent. Et quand je pense trop, c'est démesuré.
J'aime analyser. J'aime comprendre. J'aime savoir. J'aime les choses claires et précises. Le flou, c'est bon pour certaines choses peut-être. Mais pas pour nos pensées. Parce que des pensées floues, ça tue. Ça donne la nausée tellement on essaie de donner du sens à ce qui n'en a pas. De comprendre ce qui n'a pas d'explications. De chercher l'erreur et la trouver. Et je déteste ça. Mais je le fais pourtant. Parce que c'est dans moi. Parce que même, j'y suis bonne. Après la merde, les nausées, les doutes, je réussis généralement à me sortir du cercle vicieux de mes pensées. Et assez lucide en plus.
Ce qui est drôle, c'est toute réfléchie que je sois, ma pensée peut foutre le camp sans préavis si j'ai une petite crise d'impulsion. Rien à faire. Impossible à contrôler. Ça dévaste tout. Et en ce moment, il y a quelque chose qui m'empêche de réfléchir. Qui me fait chier. Et ça remue. Et j'ai envie de pogner les nerfs. Je remets en question. J'ai des doutes. Je divague. C'est la merde.
C'est la merde parce que mes pensées m'envahissent et me polluent. Elles me rentrent dans le ventre et s'installent à demeure. Pourtant, j'ai mille témoignages dont je pourrais dire qu'ils consolent mes mauvaises pensées. Mais mille témoignages ne remplacent pas celui qui manque. Et mes pensées tournent en rond à ce sujet. Et plus ça tourne en rond, plus je rage. Et plus je rage, plus je ne comprends rien. Et plus je ne comprends rien, plus je pense. C'est un cercle infernal de tournage en rond. En bonne partie, parce que j'essaie de donner du sens à ce qui n'en a pas.
En fait, je n'ai besoin de personne pour me dire qu'on peut être son pire ennemi. Mais merci Selby Jr !
*** Mise à jour : Ce texte date de quelques jours. Le petit truc gossant est terminé. Mais allez savoir pourquoi, je crois que ce genre de texte, c'est toujours un peu d'actualité... Et sûrement, quelqu'un, quelque part, pourra se l'approprier.
Hubert Selby Jr
L'être humain pense. C'est un fait. C'est même une bonne partie de ce qui nous différencie des animaux.
Mais la vérité, c'est que je pense beaucoup trop. Pas toujours. Mais souvent. Et quand je pense trop, c'est démesuré.
J'aime analyser. J'aime comprendre. J'aime savoir. J'aime les choses claires et précises. Le flou, c'est bon pour certaines choses peut-être. Mais pas pour nos pensées. Parce que des pensées floues, ça tue. Ça donne la nausée tellement on essaie de donner du sens à ce qui n'en a pas. De comprendre ce qui n'a pas d'explications. De chercher l'erreur et la trouver. Et je déteste ça. Mais je le fais pourtant. Parce que c'est dans moi. Parce que même, j'y suis bonne. Après la merde, les nausées, les doutes, je réussis généralement à me sortir du cercle vicieux de mes pensées. Et assez lucide en plus.
Ce qui est drôle, c'est toute réfléchie que je sois, ma pensée peut foutre le camp sans préavis si j'ai une petite crise d'impulsion. Rien à faire. Impossible à contrôler. Ça dévaste tout. Et en ce moment, il y a quelque chose qui m'empêche de réfléchir. Qui me fait chier. Et ça remue. Et j'ai envie de pogner les nerfs. Je remets en question. J'ai des doutes. Je divague. C'est la merde.
C'est la merde parce que mes pensées m'envahissent et me polluent. Elles me rentrent dans le ventre et s'installent à demeure. Pourtant, j'ai mille témoignages dont je pourrais dire qu'ils consolent mes mauvaises pensées. Mais mille témoignages ne remplacent pas celui qui manque. Et mes pensées tournent en rond à ce sujet. Et plus ça tourne en rond, plus je rage. Et plus je rage, plus je ne comprends rien. Et plus je ne comprends rien, plus je pense. C'est un cercle infernal de tournage en rond. En bonne partie, parce que j'essaie de donner du sens à ce qui n'en a pas.
En fait, je n'ai besoin de personne pour me dire qu'on peut être son pire ennemi. Mais merci Selby Jr !
*** Mise à jour : Ce texte date de quelques jours. Le petit truc gossant est terminé. Mais allez savoir pourquoi, je crois que ce genre de texte, c'est toujours un peu d'actualité... Et sûrement, quelqu'un, quelque part, pourra se l'approprier.
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L'impulsive montréalaise
à
08:05
dimanche 3 octobre 2010
Parce que tout le monde en parle
Non, je ne parle pas de l'émission. Je parle de l'automne.
Tout le monde en parle ces temps-ci dans les blogues que je lis.
Que ce soit pour parler de cocooning. Pour parler de bonne bouffe réconfortante. Pour parler de se coller sur quelqu'un. Pour parler de s'enrouler dans une couverture chaude et moelleuse.
Il y a de tout. Pour tous les goûts. Pour tous les genres.
Le froid était vif ce matin quand je suis sortie. J'avais sorti un manteau un brin plus chaud. Je devais avoir les joues rouges.
Moi, l'automne, ça me donne envie d'aller courir dehors.
Le reste, le cocooning, la bouffe réconfortante, le collage, les couvertures, je n'ai pas besoin de saison pour aimer ça. J'aime. À l'année.
L'automne souffle et me parle. L'automne annonce. Je n'entends pas tout à fait quoi toutefois. Ce qu'il annonce. Mais je prépare mes joues rouges, mes souliers de courses, mon nez qui palpite et je vais plonger. Parce que l'automne est là. Déjà.
Tout le monde en parle ces temps-ci dans les blogues que je lis.
Que ce soit pour parler de cocooning. Pour parler de bonne bouffe réconfortante. Pour parler de se coller sur quelqu'un. Pour parler de s'enrouler dans une couverture chaude et moelleuse.
Il y a de tout. Pour tous les goûts. Pour tous les genres.
Le froid était vif ce matin quand je suis sortie. J'avais sorti un manteau un brin plus chaud. Je devais avoir les joues rouges.
Moi, l'automne, ça me donne envie d'aller courir dehors.
Le reste, le cocooning, la bouffe réconfortante, le collage, les couvertures, je n'ai pas besoin de saison pour aimer ça. J'aime. À l'année.
L'automne souffle et me parle. L'automne annonce. Je n'entends pas tout à fait quoi toutefois. Ce qu'il annonce. Mais je prépare mes joues rouges, mes souliers de courses, mon nez qui palpite et je vais plonger. Parce que l'automne est là. Déjà.
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L'impulsive montréalaise
à
20:55
samedi 2 octobre 2010
Insuffisance
Parfois, j'ai l'impression que je n'ai pas assez de voix.
Je voudrais plus de voix. En nombre. En puissance. Une voix qui gronde et explose.
J'en ai de la voix. On m'a souvent dit que je chantais bien. On réussit même à m'entendre par-dessus la musique d'un bar. Quand je hurle. Quand je balance tout ce que j'ai.
Mais j'ai l'impression que je n'ai pas assez de voix.
Je peux chanter à m'en écorcher les poumons. Je peux chanter à m'user les cordes vocales. Mais parfois, les poumons, je voudrais pouvoir me les vomir. Parfois, les cordes vocales, je voudrais pouvoir me les déchirer. Ça me monte du ventre, ça enfle dans ma gorge, ça résonne. C'est fort. Ça détruit. Ça s'affirme. Ça vit. Ça remue mes entrailles. Mais je voudrais me les expulser mes entrailles. Comme parfois j'ai envie de pouvoir mettre mon coeur, littéralement, sur le papier lorsque j'écris. Je voudrais tout expulser dans quelques mots hurlés sur une mélodie banale.
Je peux chanter doucement. Je peux être un murmure. Mais parfois, j'ai ce besoin et aussi cette impression. Que je n'ai pas assez de voix. Pas assez de voix pour y arriver. Arriver à. Quelque chose. Déposer. Laisser aller. Vivre dans une chanson. Parce qu'à l'extérieur de ces paroles-là, à l'extérieur de cette musique-là, c'est le chaos. Parce que ça tourbillonne. Que le vent crie. Que les éléments sont déchaînés. Que la seule façon d'y arriver, de m'en sauver, c'est de me mettre les poumons en morceaux. Me les répandre en chairs sanguinolentes. Que c'est ça et seulement ça qui me gardera les pieds sur terre. Comme lorsque je cherche les mots, pour dire, pour faire résonner, pour toucher, pour avouer, pour troubler, pour chercher. Les mots pour n'importe quoi. La voix pour tout le reste.
J'ai trop. Trop de tout au coeur de moi. Mais pas assez de voix. Il m'en faudrait d'autres, des voix. Il m'en faudrait plus de la puissance. Il me faudrait une voix démesurée qui dépasse et désintègre tout. Une voix qui détruirait les murs. Qui reconstruirait les portes. Ou bâtirait un pont. Une voix qui enflerait et qui prendrait toute la place. Une voix pour calmer la tempête et me ramener au port. À bon port. Une voix. Plus de voix. Je manque de voix.
Et pourtant, comme j'en ai trop de voix...
Je voudrais plus de voix. En nombre. En puissance. Une voix qui gronde et explose.
J'en ai de la voix. On m'a souvent dit que je chantais bien. On réussit même à m'entendre par-dessus la musique d'un bar. Quand je hurle. Quand je balance tout ce que j'ai.
Mais j'ai l'impression que je n'ai pas assez de voix.
Je peux chanter à m'en écorcher les poumons. Je peux chanter à m'user les cordes vocales. Mais parfois, les poumons, je voudrais pouvoir me les vomir. Parfois, les cordes vocales, je voudrais pouvoir me les déchirer. Ça me monte du ventre, ça enfle dans ma gorge, ça résonne. C'est fort. Ça détruit. Ça s'affirme. Ça vit. Ça remue mes entrailles. Mais je voudrais me les expulser mes entrailles. Comme parfois j'ai envie de pouvoir mettre mon coeur, littéralement, sur le papier lorsque j'écris. Je voudrais tout expulser dans quelques mots hurlés sur une mélodie banale.
Je peux chanter doucement. Je peux être un murmure. Mais parfois, j'ai ce besoin et aussi cette impression. Que je n'ai pas assez de voix. Pas assez de voix pour y arriver. Arriver à. Quelque chose. Déposer. Laisser aller. Vivre dans une chanson. Parce qu'à l'extérieur de ces paroles-là, à l'extérieur de cette musique-là, c'est le chaos. Parce que ça tourbillonne. Que le vent crie. Que les éléments sont déchaînés. Que la seule façon d'y arriver, de m'en sauver, c'est de me mettre les poumons en morceaux. Me les répandre en chairs sanguinolentes. Que c'est ça et seulement ça qui me gardera les pieds sur terre. Comme lorsque je cherche les mots, pour dire, pour faire résonner, pour toucher, pour avouer, pour troubler, pour chercher. Les mots pour n'importe quoi. La voix pour tout le reste.
J'ai trop. Trop de tout au coeur de moi. Mais pas assez de voix. Il m'en faudrait d'autres, des voix. Il m'en faudrait plus de la puissance. Il me faudrait une voix démesurée qui dépasse et désintègre tout. Une voix qui détruirait les murs. Qui reconstruirait les portes. Ou bâtirait un pont. Une voix qui enflerait et qui prendrait toute la place. Une voix pour calmer la tempête et me ramener au port. À bon port. Une voix. Plus de voix. Je manque de voix.
Et pourtant, comme j'en ai trop de voix...
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L'impulsive montréalaise
à
23:25
Ok, je suis fucking saoule
Oui, vous avez bien lu le titre.
J'essaie d'écrire et la moitié des mots, je dois les effacer et les réécrire parce que rien ne va sous mes doigts. Je fais des fautes de frappe sans arrêt. Du coup, c'est fucking long écrire ceci. Écrire que je suis fucking saoule. Moi qui habituellement écrit tout en deux temps, trois mouvements. Je suis SAOULE. J'ai comme bu tsé genre.
Et bon, une fille qui a bu, ça pourrait dire des niaiseries. Donc je serais mieux d'arrêter d'écrire ici. De stopper le flot illetré ici. Je sais pas pourquoi je vous écris. Moi, je suis comme ça. J'ai un clavier entre les mains et c'est comme genre dangereux. Je vous écrirais tellement d'affaires, là, maintenant. Je y'écrirais tellement d'affaires là, maintenant.
Je le dis. Je suis un danger pour tous les claviers de ce monde. Ou du moins, face à tous les claviers de ce monde.
Ok, ok, fuck, je suis fucking saoule et j'ai rien de plus à dire. Pis je suis tannée de tout effacer mes fautes de frappe sans arrêt.
Bonne nuit mes chéris !
J'essaie d'écrire et la moitié des mots, je dois les effacer et les réécrire parce que rien ne va sous mes doigts. Je fais des fautes de frappe sans arrêt. Du coup, c'est fucking long écrire ceci. Écrire que je suis fucking saoule. Moi qui habituellement écrit tout en deux temps, trois mouvements. Je suis SAOULE. J'ai comme bu tsé genre.
Et bon, une fille qui a bu, ça pourrait dire des niaiseries. Donc je serais mieux d'arrêter d'écrire ici. De stopper le flot illetré ici. Je sais pas pourquoi je vous écris. Moi, je suis comme ça. J'ai un clavier entre les mains et c'est comme genre dangereux. Je vous écrirais tellement d'affaires, là, maintenant. Je y'écrirais tellement d'affaires là, maintenant.
Je le dis. Je suis un danger pour tous les claviers de ce monde. Ou du moins, face à tous les claviers de ce monde.
Ok, ok, fuck, je suis fucking saoule et j'ai rien de plus à dire. Pis je suis tannée de tout effacer mes fautes de frappe sans arrêt.
Bonne nuit mes chéris !
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L'impulsive montréalaise
à
00:47
vendredi 1 octobre 2010
Laver son linge sale en public
Je ne sais pas pourquoi, mais ce matin, je me suis levée avec l'envie folle de laver mon linge sale en public. Au figuré, vous aurez compris.
Je ne le ferai pas. Je vais faire ma grande dame. Et fermer ma gueule.
Mais. Mais. Mais.
Bâtard !
Vous aurez compris avec ce seul mot que j'ai le linge pas mal sale. Qu'une petite brassée de points sur les "i" et de barres sur les "t", ça ferait du bien. Des choses qui arrivent. J'ai un fichu de beau caractère.
Et y'a pas que du négatif dans ce linge sale. Y'a du urgent. Du viscéral. Du triste. Du beau. Du impur. Du trop pur. Du malade. Du vicié. Du désir. Du chambardement. De l'évitement. Des dissimulations. De la beauté. De l'envie. Du manque. Des murs. Des portes. Des ouvertures. Du silence. De l'espoir. De la lucidité. Du secret. De l'aveu. Du mensonge. Des amitiés. Du coeur. Du faux. Du vrai. Du sable. De l'eau. Du vent. De l'ivresse.
Mais. Mais.
Je suis grande dame. Ici, je joue avec les mots pour ne jamais dire ce que je veux dire. Tout en le disant. Mais croyez-moi, ailleurs, je me gêne moins. Ce qui fait parfois des vagues. Des bonnes. Des mauvaises. Des grosses. Des immenses. Je rentre dedans. Et je suis difficile à sortir. Je ne sais pas pourquoi c'est comme ça. Pourquoi je suis un petit feu qui brûle bien haut, bien fort, bien profondément. Je suis du feu et de l'eau. C'est tout moi, ça.
Mais.
Je vais me taire. Je vais garder mon linge et le foutre dans le panier à linge sale. Et le regarder pourrir là. Je ne peux pas toujours foncer tête baissée. Ce n'est pas toujours mon tour. Je n'ai pas envie de toujours tenir un volant et conduire à toute vitesse. Parce que des murs, dans la vie, ça fait mal quand on en pogne un.
Alors je vais essayer d'attendre. Pour le peu que ça risque de durer de toute façon.... ! Je le dis souvent, la patience, on ne m'a pas mis ça dans mon package à la naissance. J'ai fouillé tant et plus, mais c'est pas là. Et ça se développe mal. Demande trop d'efforts. Je suis une marmite en ébullition. Quelqu'un veut me faire sauter le couvercle ?
Je ne le ferai pas. Je vais faire ma grande dame. Et fermer ma gueule.
Mais. Mais. Mais.
Bâtard !
Vous aurez compris avec ce seul mot que j'ai le linge pas mal sale. Qu'une petite brassée de points sur les "i" et de barres sur les "t", ça ferait du bien. Des choses qui arrivent. J'ai un fichu de beau caractère.
Et y'a pas que du négatif dans ce linge sale. Y'a du urgent. Du viscéral. Du triste. Du beau. Du impur. Du trop pur. Du malade. Du vicié. Du désir. Du chambardement. De l'évitement. Des dissimulations. De la beauté. De l'envie. Du manque. Des murs. Des portes. Des ouvertures. Du silence. De l'espoir. De la lucidité. Du secret. De l'aveu. Du mensonge. Des amitiés. Du coeur. Du faux. Du vrai. Du sable. De l'eau. Du vent. De l'ivresse.
Mais. Mais.
Je suis grande dame. Ici, je joue avec les mots pour ne jamais dire ce que je veux dire. Tout en le disant. Mais croyez-moi, ailleurs, je me gêne moins. Ce qui fait parfois des vagues. Des bonnes. Des mauvaises. Des grosses. Des immenses. Je rentre dedans. Et je suis difficile à sortir. Je ne sais pas pourquoi c'est comme ça. Pourquoi je suis un petit feu qui brûle bien haut, bien fort, bien profondément. Je suis du feu et de l'eau. C'est tout moi, ça.
Mais.
Je vais me taire. Je vais garder mon linge et le foutre dans le panier à linge sale. Et le regarder pourrir là. Je ne peux pas toujours foncer tête baissée. Ce n'est pas toujours mon tour. Je n'ai pas envie de toujours tenir un volant et conduire à toute vitesse. Parce que des murs, dans la vie, ça fait mal quand on en pogne un.
Alors je vais essayer d'attendre. Pour le peu que ça risque de durer de toute façon.... ! Je le dis souvent, la patience, on ne m'a pas mis ça dans mon package à la naissance. J'ai fouillé tant et plus, mais c'est pas là. Et ça se développe mal. Demande trop d'efforts. Je suis une marmite en ébullition. Quelqu'un veut me faire sauter le couvercle ?
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L'impulsive montréalaise
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11:55
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