Cet après-midi, on m'a fait une confidence plutôt triste. J'ai écouté, posé des questions, laissé la personne se confier. Ensuite, un peu plus tard, j'ai imprimé une image de Calinours et suis allée la poser sur son bureau pendant qu'elle n'était pas là. Puis je lui ai envoyé un petit message en lui disant que des amis voulaient la voir, les Calinours en l'occurence.
Parfois, je fais des desserts et j'en amène au travail. Ou j'achète un sac de petits chocolats fins et je passe autour. Ou j'envois par courriel une image de Calinours (je sais, encore eux) ou de schtroumpfs à quelqu'un qui se sent tristounet. Ou je compte les dodos avec quelqu'un qui part en voyage bientôt. (Surtout depuis que je me suis fait répondre textuellement "va chier" par quelqu'un à qui je disais que je venais de me réserver un voyage.) Ou je laisse des magazines dans l'entrée de mon bloc appartement pour que quelqu'un puisse les ramasser. Ou j'amène un vieux livre de recettes que je ne veux plus à quelqu'un qui me dit manquer d'inspiration pour ses repas. Bon, vous comprenez le principe...
Je ne le fais pas tout le temps. Je ne le fais pas non plus dans le but qu'on me rende la pareille. Mais, voyez-vous, je trouverais ça le fun qu'on le fasse. On dirait que les petites attentions gentilles, ce n'est pas à la mode. Que les gens n'en ont rien à foutre d'être généreux, à l'écoute ou un peu sympathique. Pourtant, ce n'est rien de très compliqué ce que je fais. Je porte attention. Je donne un peu à l'autre. Et bien souvent, sans dépenser un sous. Juste en posant un petit geste.
Mais pire que le fait qu'on ne me rende pas la pareille, c'est le manque de reconnaissance. Vous seriez surpris du nombre de fois où aucun merci ne se manisfeste. Comme si cela leur était dû. Ou que c'était normal, habituel. Ou qu'il n'y avait rien là d'assez important pour dire merci.
Je ne le fais ni pour la pareille, ni pour les mercis. Je n'arrêterai pas pour ça. Pour autant, je sais que je le ferais plus si parfois je sentais que les gens autour avaient envie de participer à ça. De faire des petites attentions. À moi. Mais aux autres autour aussi. La vie est difficile parfois. Pourquoi on ne pourrait s'encourager et se faire sourire un peu en étant attentionné ? C'est dommage. C'est pourtant dans ces petites choses-là qu'on découvre vraiment la nature de l'autre. Dans ces gestes aussi qu'on peut retrouver un peu de bonheur. Ou juste un peu de surprise et d'étonnement.
mercredi 31 octobre 2012
mardi 30 octobre 2012
Théories psycho pop
Je ne me souviens pas des chiffres exacts. Mais toujours est-il que j'ai déjà lu quelque part qu'il fallait sept pensées positives pour en effacer une négative. C'était un ordre de grandeur de ce genre-là. C'est beaucoup comme ordre de grandeur, je trouve. Ça montre le poids d'une pensée négative.
Aujourd'hui, j'ai eu une mauvaise nouvelle. Une bonne, aussi. Mais une mauvaise comme je le disais.
Je ne suis donc qu'à six bonnes nouvelles près. L'Everest, vous connaissez ? Parfois, c'est comme ça que je me sens.
Je me dis que vous devez me trouver négative... Voire déprimante. C'est vrai, je râle, j'ai des émotions, je me plains, je suis triste. Suis-je la seule à avoir autant de tripes ? Ou ne suis-je que la seule à les sortir sur la place publique ?
Comme il est aussi dit que quelqu'un qui garde en lui le mauvais finit par étouffer, je ne prends pas de chance ! Place publique !
Aujourd'hui, j'ai eu une mauvaise nouvelle. Une bonne, aussi. Mais une mauvaise comme je le disais.
Je ne suis donc qu'à six bonnes nouvelles près. L'Everest, vous connaissez ? Parfois, c'est comme ça que je me sens.
Je me dis que vous devez me trouver négative... Voire déprimante. C'est vrai, je râle, j'ai des émotions, je me plains, je suis triste. Suis-je la seule à avoir autant de tripes ? Ou ne suis-je que la seule à les sortir sur la place publique ?
Comme il est aussi dit que quelqu'un qui garde en lui le mauvais finit par étouffer, je ne prends pas de chance ! Place publique !
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L'impulsive montréalaise
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18:53
lundi 29 octobre 2012
Humanité
J'ai parlé à mon frère ce soir. Pour la première fois depuis avril dernier. Pour la première fois suite à ce qui s'est passé.
Il m'a appelée. Je pensais bien qu'il le ferait pour la raison pour laquelle il l'a fait. Soit. C'est une "excuse" comme une autre pour renouer le contact.
Moi, un peu sur la défensive. Lui, un peu sur des oeufs. Plus d'une heure et quart. En majorité sur le banal; en bref, sur ce qui plane. La discussion a bien été.
N'empêche, je sens toute la fragilité et la nudité de tout ça. Je me sens à fleur de peau et d'âme.
Ces jours-ci, la vie s'amuse à me remuer les entrailles de bien des façons.
J'apprends à grands coups d'humanité.
Il m'a appelée. Je pensais bien qu'il le ferait pour la raison pour laquelle il l'a fait. Soit. C'est une "excuse" comme une autre pour renouer le contact.
Moi, un peu sur la défensive. Lui, un peu sur des oeufs. Plus d'une heure et quart. En majorité sur le banal; en bref, sur ce qui plane. La discussion a bien été.
N'empêche, je sens toute la fragilité et la nudité de tout ça. Je me sens à fleur de peau et d'âme.
Ces jours-ci, la vie s'amuse à me remuer les entrailles de bien des façons.
J'apprends à grands coups d'humanité.
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L'impulsive montréalaise
à
22:31
Pourquoi
Parce que j'ai grandi sur une terre aride.
Parce que j'ai cultivé des pensées sombres.
Parce que ce qui se dépose au fond de l'âme ne s'enlève jamais vraiment.
Parce qu'une cicatrice a déjà été une blessure et nous reste dans la peau.
Chaque fois que j'oublie, je me rappelle.
Chaque fois que j'efface, ça me hante.
Je n'ai rien vécu de si grave.
J'ai juste porté en moi la gravité.
On dit qu'on peut se délester. C'est vrai. Jusqu'à un certain point.
Car on ne se quitte jamais.
On évolue, on avance. Mais on reste qui on est.
Parce que j'ai cultivé des pensées sombres.
Parce que ce qui se dépose au fond de l'âme ne s'enlève jamais vraiment.
Parce qu'une cicatrice a déjà été une blessure et nous reste dans la peau.
Chaque fois que j'oublie, je me rappelle.
Chaque fois que j'efface, ça me hante.
Je n'ai rien vécu de si grave.
J'ai juste porté en moi la gravité.
On dit qu'on peut se délester. C'est vrai. Jusqu'à un certain point.
Car on ne se quitte jamais.
On évolue, on avance. Mais on reste qui on est.
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L'impulsive montréalaise
à
08:26
samedi 27 octobre 2012
Questionnements
Je me demande si une personne peut dire en toute vérité qu'elle a besoin d'être en couple pour être heureuse. Est-ce nécessaire d'être en couple pour atteindre un "vrai" bonheur ? L'être humain est sociable, nous le savons bien. Mais pour autant le couple est-il le Saint Graal du bonheur ? En même temps, dire qu'on a besoin d'être en couple pour être heureux n'est-ce pas là une affirmation démontrant une forte dépendance affective ?
(Parenthèse : à tous les gens en couple qui ont envie de dire que le couple ce n'est pas parfait et que ça n'enlève pas tous les malheurs du monde, épargnez votre salive de clavier. De un, je le sais. De deux, votre couple doit au moins être satisfaisant à 51% si vous restez. Et si ce n'est pas le cas, séparez-vous.)
Je réfléchis à tout ça à cause de comment je me sens aujourd'hui. Depuis mon voyage et mon retour de voyage, je peux affirmer que je vais en général plutôt bien. Je n'ai pas envie de morosité, mais plutôt de joie. Et là, je me ramasse aujourd'hui, morose, sans énergie. Je m'ennuis.
Quand je regarde ma vie, je vois plusieurs insatisfactions. Mais je vois plusieurs satisfactions aussi. Je crois que mes plus grandes satisfactions me viennent des petites choses. Mon chat me fait sourire, le bruits des feuilles l'automne, un rayon de soleil qui tombe bien, une bouchée de nourriture succulente, me permettre une journée pyjama, m'acheter une revue de cuisine (oui, je ne suis pas guérie), me sentir jolie dans une robe.... Je crois avoir là un certain talent. Oh ! parfois, je me laisse emporter par un tourbillon et je ne vois plus rien. Mais souvent, j'essaie de m'arrêter mentalement et de savourer tout ça.
Sauf que, bien que les petites choses soient fondamentales au bonheur, est-il possible d'être pleinement heureux quand des grandes choses de notre vie nous laissent insatisfaits ? Mon célibat me pèse. Il colore d'un peu de grisaille les petites joies de ma vie. Il n'y a pas que ça. J'ai d'autres aspirations, d'autres rêves. Aujourd'hui, je parle de célibat, mais ç'aurait pu être autre chose. N'empêche, là où le bât blesse le plus, c'est à la vie en solitaire. Et non, des amis et de la famille, ce n'est pas la même chose. Je ne m'endors pas près d'eux. Ils ne me donnent pas de baisers sur la bouche. Leurs je t'aime n'impliquent pas de pétillements dans les yeux.
Je ne dis pas que j'ai besoin d'être en couple pour être heureuse. Je me demande si on peut affirmer ça. Je ne dis pas non plus que le couple résout tout. Il a son lot de petits travers aussi. Mais à choisir, je préfèrerais les travers de la vie à deux. En attendant, je vais essayer d'ouvrir l'oeil sur les petites choses. Même si je vous avoue, que dans le coeur, ce n'est pas un samedi après-midi où c'est facile.
(Parenthèse : à tous les gens en couple qui ont envie de dire que le couple ce n'est pas parfait et que ça n'enlève pas tous les malheurs du monde, épargnez votre salive de clavier. De un, je le sais. De deux, votre couple doit au moins être satisfaisant à 51% si vous restez. Et si ce n'est pas le cas, séparez-vous.)
Je réfléchis à tout ça à cause de comment je me sens aujourd'hui. Depuis mon voyage et mon retour de voyage, je peux affirmer que je vais en général plutôt bien. Je n'ai pas envie de morosité, mais plutôt de joie. Et là, je me ramasse aujourd'hui, morose, sans énergie. Je m'ennuis.
Quand je regarde ma vie, je vois plusieurs insatisfactions. Mais je vois plusieurs satisfactions aussi. Je crois que mes plus grandes satisfactions me viennent des petites choses. Mon chat me fait sourire, le bruits des feuilles l'automne, un rayon de soleil qui tombe bien, une bouchée de nourriture succulente, me permettre une journée pyjama, m'acheter une revue de cuisine (oui, je ne suis pas guérie), me sentir jolie dans une robe.... Je crois avoir là un certain talent. Oh ! parfois, je me laisse emporter par un tourbillon et je ne vois plus rien. Mais souvent, j'essaie de m'arrêter mentalement et de savourer tout ça.
Sauf que, bien que les petites choses soient fondamentales au bonheur, est-il possible d'être pleinement heureux quand des grandes choses de notre vie nous laissent insatisfaits ? Mon célibat me pèse. Il colore d'un peu de grisaille les petites joies de ma vie. Il n'y a pas que ça. J'ai d'autres aspirations, d'autres rêves. Aujourd'hui, je parle de célibat, mais ç'aurait pu être autre chose. N'empêche, là où le bât blesse le plus, c'est à la vie en solitaire. Et non, des amis et de la famille, ce n'est pas la même chose. Je ne m'endors pas près d'eux. Ils ne me donnent pas de baisers sur la bouche. Leurs je t'aime n'impliquent pas de pétillements dans les yeux.
Je ne dis pas que j'ai besoin d'être en couple pour être heureuse. Je me demande si on peut affirmer ça. Je ne dis pas non plus que le couple résout tout. Il a son lot de petits travers aussi. Mais à choisir, je préfèrerais les travers de la vie à deux. En attendant, je vais essayer d'ouvrir l'oeil sur les petites choses. Même si je vous avoue, que dans le coeur, ce n'est pas un samedi après-midi où c'est facile.
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L'impulsive montréalaise
à
14:49
vendredi 26 octobre 2012
Câlin(s)
Il y a quelques jours, j'ai lu une anecdote concernant un homme qui avouait ne pas avoir reçu de câlin depuis au moins les trois dernières années ! Trois ans !!!!!! Vous avez bien lu. Comme c'est horrible.
Je dirais inconcevable si je n'étais pas aussi un peu plus réaliste. C'est pourtant concevable que ça arrive. Il suffit d'être célibataire (si vous êtes en couple et n'avez pas eu de câlins depuis au moins trois ans, ne lisez pas ce blogue, vous avez un gros problème à résoudre), d'avoir une famille peu affectueuse, peu d'amis... et voilà, aucun câlin.
Pourtant, est-ce concevable de vivre une vie sans affection ?
Moi-même, je suis une personne affectueuse. Et je trouve ça difficile de manquer de gens avec qui l'être. J'ai la chance d'avoir une meilleure amie comme moi. Alors, les gros câlins, ça va, il y en a. J'ai aussi ma mère à l'occasion. Certaines amies parfois, au moins deux bisous sur les joues. Un chat passe-partout pour câlins en tout genre. Un homme à l'occasion. Mais trois ans sans câlin ? Le désert ? Je n'y survivrais pas. C'est en lisant une anecdote comme celle-là que je réalise à quel point le toucher est un sens important. Un sens qui réconforte, qui console, qui rassure, qui réchauffe.
Je déteste vivre dans une société où il est concevable qu'un être humain manque d'affection à ce point-là. Soit, il est des exceptions, rares, où peut-être n'est-ce que mérité, mais pour tous les autres, je déteste.
Je dirais inconcevable si je n'étais pas aussi un peu plus réaliste. C'est pourtant concevable que ça arrive. Il suffit d'être célibataire (si vous êtes en couple et n'avez pas eu de câlins depuis au moins trois ans, ne lisez pas ce blogue, vous avez un gros problème à résoudre), d'avoir une famille peu affectueuse, peu d'amis... et voilà, aucun câlin.
Pourtant, est-ce concevable de vivre une vie sans affection ?
Moi-même, je suis une personne affectueuse. Et je trouve ça difficile de manquer de gens avec qui l'être. J'ai la chance d'avoir une meilleure amie comme moi. Alors, les gros câlins, ça va, il y en a. J'ai aussi ma mère à l'occasion. Certaines amies parfois, au moins deux bisous sur les joues. Un chat passe-partout pour câlins en tout genre. Un homme à l'occasion. Mais trois ans sans câlin ? Le désert ? Je n'y survivrais pas. C'est en lisant une anecdote comme celle-là que je réalise à quel point le toucher est un sens important. Un sens qui réconforte, qui console, qui rassure, qui réchauffe.
Je déteste vivre dans une société où il est concevable qu'un être humain manque d'affection à ce point-là. Soit, il est des exceptions, rares, où peut-être n'est-ce que mérité, mais pour tous les autres, je déteste.
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L'impulsive montréalaise
à
08:20
mercredi 24 octobre 2012
Chat et soleil
Je triche un peu... Je n'ai pas pris la photo ce matin.
Quand même, il n'a pas tant changé. Et tout ce que je peux dire, c'est que c'est bien difficile de quitter une belle tite face comme ça quand déjà on a juste envie d'aller se recoucher et l'écouter ronronner.
Dur, dur de se lever le matin ! Mais météo pleine de soleil !!!!!!!!!!!!
Vivez bien aujourd'hui, flattez un chat ! Ou un humain ! ;)
(C'est bien mon fils, hein.... couché sur un livre ! Ahahahaha !)
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L'impulsive montréalaise
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08:31
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