mercredi 12 juin 2013

...

Parfois, la capacité de méchanceté de l'humain me dépasse. Je me sens trop naïve pour vivre en société.

Si vous saviez à quel point, j'ai besoin de gentillesse et de douceur maintenant...

J'ai le droit de vous en quêter un peu ?

mardi 11 juin 2013

Coeur perdu

Je l'ai fait. Probablement ce que je me devais de faire. Pas ce que je voulais. J'ai pris mon cœur et je l'ai jeté. Aux poubelles. Comme un vieux déchet inutile et brisé.

Mais il y a tant de sang. Tout ce sang. Une hémorragie. Je ne sais pas quoi en faire. Rien ne m'éponge, rien ne me sauve. Je saigne ma tristesse. C'est qu'à s'arracher le cœur, on s'agrandit le vide, on se blesse l'âme, on s'écorche l'émotion.

J'aurais voulu. J'en avais du voulu... Pour deux. Mais tu n'es jamais tombé de ton fil. Tu n'as que tanguer un peu. Tu tangues sûrement encore.

Ça me fait mal. Ça m'écartèle. Ça me déchire comme une poupée de chiffons. Je crève.

Si tu avais dit non... Si tu avais dit meurs. J'aurais compris. J'aurais soumis. Baissé la tête. Je serais morte dans mon coin. Tu n'as que laissé en suspens. Tu n'as que suspendu.

Alors, je m'ai tuée. J'ai essayé du moins. Me foutre la tête sous l'eau. Jusqu'au dernier espoir. Mais ce truc ne meurt pas. Indestructible.

J'ai fait ce que je devais faire... Mais j'ai peur de tout défaire. Je n'ai pas le sang infini. Je peux survivre. Mais j'ai perdu mon cœur. J'ai perdu mon cœur...

dimanche 9 juin 2013

Tes bras

J'aimerais tes bras. Toute la soirée, j'ai tourné en rond dans ma tête. J'ai manqué. J'ai entretenu le mal de ma peau.

Je n'aimerais pas tes bras... Au fond, j'en ai besoin. Comme d'un soulagement. Comme d'un long soupir qui libère la pression. Collée contre toi. Près de tes battements de cœur.

Je déteste les distances. J'ai tellement le vertige que j'ai l'impression que si tu ne me serres pas bientôt, je vais m'évanouir. C'est tout le mal que j'ai. N'en plus pouvoir. Une idée fixe.

Le vide me fait mourir. L'immensité me fait mourir. Sans orgueil, je supplierais, je quémanderais. Je n'ai dit que mon ennui. On avoue ce qu'on peut. Parce que sinon la chute fait trop mal.

Je déteste le temps. Celui qui est si mauvais. Je hais l'espoir. Celui que j'entretiens. Celui que tu fais vivre. Tu ne veux peut-être pas jouer, mais tu es pourtant joueur.

Si seulement je pouvais m'auto-effacer... Que mon ventre m'avale. Je voudrais m'y cacher. Au chaud. Parce que dehors, sans tes bras, c'est trop dur.

Ce n'est pas que j'aimerais tes bras. C'est que j'en ai besoin.

vendredi 31 mai 2013

Histoire de pires

Tu m'as demandé si tu pouvais me déchirer en deux.
Moi, je t'ai dit oui.

C'est du moins parfois l'impression que ça me fait...

Et je n'arrive pas à décider qui est le pire dans cette histoire.

samedi 25 mai 2013

1000

J'aurais plein de choses à vous raconter... Mais voilà, il y a ce tout petit truc. À peine, ça mérite d'être souligné. Bon, ok, peut-être plus qu'à peine.

1000 !

Cette entrée, ce non billet, c'est le 1000e que je fais ici.

1000 billets, 1000 humeurs, 1000 confessions, 1000 aveux, 1000 secrets, 1000 colères, 1000 beautés, 1000 joies, 1000 désespoirs......

Je ne sais pas si je suis découragée ou impressionnée par une telle ampleur.

Mais ma foi, ça mérite d'être dit !

lundi 20 mai 2013

Où sont les Hommes ?

J'en ai marre des hommes tièdes, pâles. C'est vrai, on dirait que les hommes sont mous, indécis, sans caractère, hésitants, apeurés.

Je ne veux pas un homme qui me tire par les cheveux pour m'amener dans sa caverne pour me baiser à quatre pattes en deux minutes (quoique... occasionnellement...).... Mais n'empêche, me semble que je prendrais un peu plus de drive, de volonté, d'initiative.

"J'ai peur d'être fatigué demain, invite-moi toi, je suis un petit garçon apeuré, jte veux, mais j'ai des niaiseries à faire, j'ai oublié mes couilles à la maison, je ne suis pas pour prendre les devants din coup que tu me dirais non, j'aime ça perdre mon temps et jouer au chat et à la souris, pourquoi ne pas attendre 6 mois avant de te prouver que tu m'intéresses..."

MY-E GOD !!!!!!

Je trouve qu'il manque d'hommes, homme. D'hommes avec un H majuscule.

Vous allez me dire que peut-être je ne plais pas aux dits messieurs. Certes, c'est probablement déjà arrivé. Assurément même. Mais il est souvent arrivé aussi que je leur plaise à ces hommes. Que je finisse par le découvrir à grands coups de fouilles et de petites allusions. C'est qu'il faut leur arracher les mots et les baisers à grands coups énergiques aux messieurs d'aujourd'hui !

On dira que les femmes Québécoises sont trop castrantes, que les femmes sont trop émancipées, que les hommes sont déboussolés... Bullshit !!! Merde, prenez vos couilles dans vos mains et attachez-les à la bonne place !

C'est vrai, c'est lassant à la fin. J'ai envie d'un homme qui saura me séduire. D'un homme qui me soulèvera, au figuré. D'un homme qui saura prendre les devants et attaquer. D'un homme volontaire et affirmé. D'un homme, quoi ! Si ça continue, je vais fantasmer sur une caverne et des grognements, bâtard !

dimanche 19 mai 2013

Prisonnière de soi

Parfois, je me demande où je me cache. Honnêtement, où suis-je réellement ? Qui est cette femme qui habite mon corps ?

Je vous rassure. Je ne suis pas folle. Ou peut-être si. Mais pas dans le sens clinique du terme.

Mais je ne me reconnais pas toujours. Pas si je me compare au passé. Mais si je me compare au feu qui brûle en moi parfois. Trop souvent. Si maladroitement.

Qui est cette femme qui s'assoit devant la télé toute la journée ? Qui est cette femme amorphe ? Qui est cette femme qui a peur ? Qui est cette femme qui attend ?

Au fond de moi, j'ai de l'audace, de l'impulsivité, des envies, des rêves. Au fond de moi, j'ai du chien ! Parfois, j'en ai un aperçu. Je fais un petit truc fou, une action impulsive, je sors ma tête de cochon, je me bats. Puis, ça repart. La fille qui dort en moi repart et je ne sais pas comment la rendre pleinement vivante.

Où suis-je ? Qui est cette femme amorphe qui prend, plus souvent que je ne le voudrais, possession de mon corps ?

J'ai un tel appétit de la vie. Je trouve si dommage de ne pas l'honorer plus souvent... C'est du gaspillage d'avoir tout ce ventre qui veut en moi et de n'en rien faire.

J'ai besoin d'un sauvetage. J'ai besoin qu'on me sauve de moi-même et qu'on m'ouvre à... moi-même. Car je sais que c'est là. Juste au fond de moi.

Ça vous arrive vous de sentir qu'une grosse coquille difficile à briser vous tient prisonnière ?