jeudi 30 septembre 2010

Les femmes ont plus de couilles que les hommes‏

Je suis désolée messieurs. Après ce texte sur l'inscontance, voilà que je refais un texte qui vous écorchera un peu. La vérité, messieurs, puisqu'on est entre nous, c'est que je suis folle de vous. Je vous adore. J'ai même déjà fait un texte sur ce blogue où je vous rendais hommage. Sauf que. Parfois. Il faut ce qu'il faut. Comment vous dire... Ces temps-ci, ça pleut dans mes conversations. Et je ne suis pas la seule qui le dit.

Les femmes ont souvent plus de couilles que les hommes. C'est ressorti dernièrement dans les conversations que j'avais avec plusieurs personnes. Surtout des femmes, quelques hommes. Le constat était là. Et c'est dommage. Pas que les femmes soient de caractère (ce que je veux dire par plus de couilles), ça, c'est bien. Surtout que les hommes en aient parfois si peu. OUI, JE GÉNÉRALISE, MERCI DE LE NOTER. :)

Non, mais c'est vrai. Les hommes, j'ai parfois l'impression qu'il faut leur rentrer dedans. Qu'il faut leur foutre des claques sur la gueule (au figuré, là). Qu'il faut les provoquer. Pour aller chercher des réactions. Un peu de vitalité. De caractère. D'hommitude. De couilles bâtard ! Je ne sais pas ce qui s'est produit. Ni quand ça s'est produit. Mais la balance semble avoir penchée du côté des femmes. Du moins, quand on parle des relations hommes/femmes. Je l'ai déjà dit sur ce blogue. Les femmes, beaucoup, sont de plus en plus des germaines (gère et mène pour pour ceux qui ne saisiraient pas). Et les hommes ? Non, seulement ils se laissent faire. Mais ils l'attendent. Qu'on soit ainsi. Si on ne les provoque pas un peu, on dirait qu'ils dorment. Qu'ils sont mous, sans opinion. OUI, JE GÉNÉRALISE ENCORE. MERCI DE LE NOTER ENCORE. :)

Tout ça pour dire messieurs, que moi, je vous aime. Mais surtout avec des couilles et du caractère. Et là, je précise, je ne dis pas que j'aime les mauvais garçons, ceux qui sont méchants. Non. Je dis juste que j'aime un homme, un vrai, les hommes, les vrais. Dans toute leur beauté et leur splendeur. Alors, merci de fouiller un peu, de trouver vos couilles, de les remettre et de me montrer que, oui, vous pouvez conquérir le monde (soit dit en passant, le monde, ça peut être moi.... je le dis souvent.... les hommes ne draguent pas..... ou si peu.... mais ça, c'est un autre sujet). Bisous mes chéris ! ;)

mercredi 29 septembre 2010

On y pense aussi‏

Ça m'arrive parfois. Souvent même. Dépend des périodes.

Je suis assise. J'ai la tête ailleurs. Je me mets à penser. C'est le beau gars dans le métro. C'est le souvenir d'un homme qui m'a attiré. Dans la vie... ou dans un lit. C'est un effleurement d'un ami attirant. Ou d'inconnu au regard chavirant.

Ça me fait les jambes molles. Le coeur qui bat. La petite culotte mouillée. J'ai ces images. De celles qui sont bien où elles sont. Dans mon esprit. De celles que je ne veux pas partager avec tout le monde. Puis j'ai la chaleur qui monte. Le sang qui boue. Et j'ai l'agissement brusque. Un peu impulsif. J'ai envie. J'ai besoin. J'aime.

Ça ne paraît pas sur mon visage. Je peux discuter du travail. Je peux avoir l'air absorbé dans quelque chose qui demande de la concentration. Ou bien distraite. Je peux avoir l'air de penser à rien et de penser à tout à la fois. Mais pas nécessairement à ça. Au sexe. Mais j'y pense. Et c'est à en rougir tellement je n'en ai même pas l'air. Tant de délices qui me passent par la tête... Des baisers, des caresses, des gestes. Des souffles, des corps, de la sueur. Des mains, des lèvres, des respirations. Ça s'agite, ça gronde, ça défaille.

Le mieux, c'est encore lorsque j'écris sur le sexe. Comme hier, dans le métro. J'écris bien sagement. (Mon deuxième roman est commencé et ça m'emballe). Et c'est une scène de sexe. Et j'écris en cachant un peu ma feuille de ma main. Me demandant si le gars à côté de moi peut voir. S'il s'étire l'oeil. S'il saisit mon écriture. S'il comprend de quoi je parle. Et je lève le regard. Innocemment. Comme si j'écrivais des trucs banals. Mais la vérité, c'est que j'ai un peu chaud. Que j'ai le souffle un peu désordonné. Un délice.

Mais qui a dit que les femmes pensaient moins à ça que les hommes ?

mardi 28 septembre 2010

Sondage express, réponses appréciées d'avance

Oui, oui, un petit sondage express.

Je voulais juste savoir.

Si à la quantité de textes que je publie, vous avez le temps de les lire tous ? Ou si vous en sautez un sur deux pour survivre au flot ?

Je dis pas que je vais me fier à vos réponses pour ajuster mon nombre de textes. Surtout dans une phase où aussitôt que j'ai un clavier ou un crayon, je me répands en tonnes de mots. Mais bon, je voulais savoir. Et oui, je pourrais ESSAYER d'adapter peut-être, possiblement, éventuellement, si jamais... ;)

lundi 27 septembre 2010

Être atypique‏

Je crois que je suis atypique. Je ne le dis pas comme une accusation envers moi-même. Ça ne me dérange pas. Ce n'est qu'un simple constat. Je suis atypique. Je le serai probablement toujours.

Je suis une écrivaine atypique. J'ai connu quelques écrivains. Des vrais, des faux. Pris séparément, ils sont souvent bien intéressants. Pris en groupe, c'est un nid de vipères. Ça peut l'être du moins. Je me souviens d'un petit rassemblement d'écrivains. Pas très connus. Qui se sont mis à parler des gros noms (comprendre ceux qui vendent) de notre littérature. Vous auriez dû voir la séance de bashing intense. Un écrivain semble toujours aussi un peu imbu de lui-même (beaucoup en fait), complexe, mélangé, torturé. Je ne dis pas que je ne suis rien de tout ça. Mais. Finalement, je le dis un peu. Pas à ce niveau-là. Pas de cette façon-là. Peut-être parce que je ne suis pas publiée encore. Tout au plus m'a-t-on dédicacée une partie de livre quelque part sur cette planète... Mais bon, tout ça pour dire que dans ce nid, je me sentais étrangement comme une bouffée de fraîcheur. Peut-être alors suis-je imbue ! Héhé ! Mais clairement atypique.

Je suis une intello atypique aussi. Comprenez-moi, je suis totalement, complètement une intello. Aucun doute possible. J'aime lire, écrire, je pense beaucoup, je me questionne. Mais l'intello que je suis va au gym. L'intello a développé une passion pour le jogging. Une passion dont j'ai salement besoin d'ailleurs. J'avais besoin d'équilibrer le corps et l'esprit. De ne plus laisser l'esprit tout raffler. Et je ne m'en porte que mieux. Sinon, mon énergie bouillonne trop. Je ne suis pas fille de yoga léger et contemplatif. Je dois me dépenser physiquement à mon maximum. Suer et avoir mal. Je suis une intello devenue sportive par la force des choses. Pas une intello typique quoi !

Je suis une artiste atypique. Ooooh ! le gros mot que je viens de dire. Que je suis une artiste. C'est la première fois que je le dis. Peut-être aussi la dernière. Mais je ne pourrais nier qu'il y a en moi un tempérament artistique fort. J'aime écrire. Passionnément. Les mots sont ma vie. Je pourrais aussi dire la même chose du chant ou presque. Chanter m'est parfois vital. Écrire, chanter, ça n'équivaut qu'à sortir ce que j'ai à l'intérieur de moi. À l'exprimer. À le sublimer. La photo aussi, je l'aime. Dans une moindre mesure que l'écriture ou le chant. Mais j'ai cet oeil. Qui voit les photos. Pourtant, toute artistique que je suis je ne travaille pas dans le domaine artistique. J'ai besoin d'une stabilité dans ma vie. Je ne pourrais pas être pigiste ou fonctionner à contrat. Ou si, je pourrais peut-être. Un jour éventuellement. Mais ma stabilité me fait du bien. Parce que ça bouge tant dans ma tête, que j'ai besoin que ça tangue moins dans ma vie. Encore une fois un peu atypique.

Je ne suis pas la femme de 29 ans typique. Oooooh ! là, j'exagère peut-être un peu. Je suis peut-être plus typique que je ne le crois. Mais quand je dis ça, je pense surtout à l'horloge. Au tic tac biologique. Je l'ai déjà dit. Je ne l'ai pas. Toutes les filles que je connais de mon âge, et même plus jeunes, ont hâte d'avoir des enfants. Bientôt. Ça urge. Et plus leur âge approche ou dépasse la trentaine, plus ça les démange. Moi, si on me demande si je veux des enfants, je réponds que je ne sais pas. Et c'est vrai. Je ne sais pas. Je me dis que si je rencontre quelqu'un qui m'en inspire, ça viendra peut-être (du moins, je le crois). Mais ma réponse, actuelle et sincère, est que je ne sais pas. Et non, ça ne me démange vraiment pas et je n'entends aucun tic tac. Atypique, vous avez dit ?

Des exemples comme ça, j'en aurais d'autres sûrement. Oui, je crois que je suis atypique. Et vous savez quoi ? Je crois surtout que ça me va bien. Parce que c'est moi. Je suis moi. La vraie moi. Sans compromis. Mais avec plein de magnifiques contradictions. Qui s'entendent bien les unes avec les autres.

dimanche 26 septembre 2010

Le loup qui voulait tuer la beauté du monde‏

Il était une fois une petite fille. En fait, ce n'était plus une petite fille, mais elle avait conservé la candeur de la jeunesse et quelques espoirs que seuls les plus jeunes ont. Donc il était une fois une petite fille. La petite fille était gentille, douce, un brin naïve. Elle avait beaucoup de rêves et d'envies en suspens. La petite fille avait en effet connu une vie parfois difficile, mais sentait que, tranquillement, le poids des années apportait un peu de sérénité dans son petit sac. Elle avait quand même semé quelques miettes de pain en chemin pour retrouver ses douleurs et ses apprentissages au cas où. Dans la vie, on se sait jamais.

La petite avançait donc doucement sur le chemin. Ses pas étaient petits, mais assurés. Allez savoir ce qui l'a conduite dans cette forêt. Un excès de confiance peut-être. L'impression, bien que non fondée, que se cachait là quelque chose de magnifique. Il y a que, voyez-vous, la petite fille était fascinée par les forêt sombres et par les grands méchants loups. Au point d'aimer courir après eux. Comme une petite gamine écervelée.

Ce jour-là, le loup avait un air rassurant. Un air doux et gentil. La petite fille ne s'est pas méfiée. Elle l'a suivi. A fait son petit chemin en gambadant sans savoir, ni même se douter de ce qui l'attendait. Tout au plus y avait-il eu un courant d'air froid juste avant qu'elle entre au milieu des arbres. Ce n'est pas une histoire de petit chaperon rouge. Ne vous y trompez pas. C'est une histoire pire que ça. Le loup était peut-être moins mal intentionné que dans l'histoire du chaperon, mais la fin n'en sera pas jolie pour autant.

-Comme vous avez une grande bouche Monsieur le loup, a dit la petite fille.

Et encore d'autres admirations...

-Comme vous êtes gentil de m'accueillir Monsieur le loup, a poursuivi la fillette, enchantée.

Et le loup d'être gentil.

Non, ce n'est pas l'histoire du petit chaperon rouge, je vous dis. La petite fille ne portait pas de rouge. Et elle n'a pas fini dans le ventre du loup. Pas plus que la grand-mère ou qu'un chasseur qui passait par là. Ce n'est pas un compte pour enfant. Plutôt un pour adulte. Si la fillette a été mangée par le loup, l'histoire ne le dit pas. Mais assurément l'appétit en question n'aurait pas été pas de celle que le loup du conte avait pour le chaperon. C'est une histoire pour adulte, je le répète. S'il l'a mangée, c'est donc bien autrement. Alors, cessez de m'embêter avec ces basses considérations comparatives.

Toujours est-il que la petite fille a été obligé de se déprendre de l'emprise du loup. Un peu. Légèrement. Le temps d'un souffle. La vie qui voulait ça. Mais, rappelez-vous, la fillette a toujours été fascinée par les loups...

Sauf que celui-là, bien qu'ayant l'air gentil, ne l'était pas tant. La petite fille n'a pas fini dans le ventre du loup. Mais lorsqu'il l'a laissée partir, le loup lui a dit quelques mots. Il lui a fait comprendre qu'elle avait fait erreur de le trouver gentil. Il lui a dit qu'il voulait tuer la beauté du monde. Pas seulement qu'il voulait en fait. Il a dit qu'il tuait la beauté du monde et il l'a fait. Puis, il a fermé la porte de la maison. Sans peine pour la petite fille. Et en s'assurant de bien tirer les verrous. Voilà comme il était méchant le grand méchant loup !

Alors, la petite fille est repartie. Sans comprendre. Sans savoir comment on pouvait en arriver à vivre dans les bois et à vouloir tuer la beauté du monde. Sans savoir comment réanimer la beauté du monde pour le loup. En trouvant ça triste de l'ignorer. Mais bien déterminée à retourner le long de ses miettes de pain pour retrouver sa beauté du monde à elle. Celle qu'elle commençait à apercevoir avant de s'égarer en chemin.

La petite fille, cétait moi.

L'art d'apprendre et autres examens‏

L'autre jour, en commentaire, un lecteur fidèle m'a demandé ce que ça pouvait bien faire d'échouer un test. Ou quelque chose du genre. N'importe quoi qui voulait dire que ce n'était pas si grave qu ça en fait.

Pour moi, ça l'est.

Ce n'est pas pour me vanter, mais je suis intelligente. Du moins, du point de vue d'une intelligence scolaire. Car il y a plusieurs formes d'intelligence (bon, j'en ai plusieurs, mais je ne veux pas me vanter... héhé !). Disons plutôt alors que je suis bonne à l'école. Je l'ai toujours été.

Au primaire, au secondaire, au cégep, à l'université. J'ai toujours eu de bonnes notes. Pas toujours, mais très souvent dans les meilleures notes de la classe. Et facilement en plus. Je sais, je sais, ça vous fait chier. Combien de personnes en ai-je fait chier alors que je disais n'avoir étudié que 30 minutes (mon maximum d'études, vraiment) pour un examen important ? Surtout, en recevant ma note. Bonne comme toujours.

J'en ai des souvenirs liés à l'école...

Je me souviens quand je ramenais à la maison un examen noté 100% au primaire. Ma mère me disait la plupart du temps que j'aurais pu faire mieux. Et moi, je lui disais que non. Que j'avais déjà la note maximum. Elle me répondait alors que j'aurais pu inventer une question et écrire la réponse à côté. Je sais très bien que ma mère n'avait aucune mauvaise intention. Au contraire. C'était pour me taquiner. Mais au primaire, comprend-t-on vraiment ce genre de taquinerie ? Ne voit-on pas plutôt la critique constante ?

Au cégep aussi, je me souviens de cette journée si drôle. Oui, bon, c'est relatif la drôlerie... Toujours est-il que ce matin-là, j'étais malade. Vraiment enrhummée (ça ne m'arrive jamais hein !!!! :-s). Il y avait la tempête aussi. Ça ma pris toute mon énergie et bien du temps pour déblayer ma voiture. J'ai brisé un essui-glace. Celui du côté conducteur ! Du coup, pas le choix d'arrêter au garage le changer. Ç'aurait été dangereux vu la grosse neige de ne pas le faire. Résultat, j'étais en retard pour ma journée. Où j'avais 3 examens. Pouvez-vous croire que lorsque je suis arrivée, la prof était en train de dire aux étudiants de se dépêcher pour finir avant moi ? Puisque que j'étais en retard ? J'avais toute une réputation, hein !? Bien entendu, même avec une bonne vingtaine de minutes en retard, j'ai fini en premier. Et pour mon deuxième examen aussi. Et pour le troisième aussi. Pouvez-vous croire qu'au 3e examen, en me voyant me lever, une bonne partie de la classe a vraiment éclaté de rire ? J'ai souhaité un bon congé des fêtes à tout le monde !

C'est moi ça. La plus rapide pour les examens. Pas de temps à perdre. Et pour ceux qui se le demandent, car on me l'a déjà demandé une fois, oui, je réponds aux questions. Et oui, j'ai le temps d'écire. Et oui, j'ai même une bonne note.

C'est pas de me faute. Je ne m'en excuse pas. Mais moi, les examens, je n'en échoue pas. En fait, je ne me souviens que d'un examen que j'ai échoué. Et je vous dirais qu'il travaille encore un peu mon orgueil...

Des fois, je m'ennuis de l'école...

samedi 25 septembre 2010

Un petit vrac (ça faisait longtemps)

Vous le savez, parfois, ça va trop de tous les côtés. Faut que je vous sorte un petit vrac pour mettre tout ça en place.

J'ai commencé à écouter un film il y a 3h30 de ça. Qui ne dure même pas 2h. Il n'est pas terminé. Pas qu'il n'est pas bon. Mais on dirait que je n'écoute plus la télé. Que je ne fais plus grand chose en fait. Je me demande où va mon temps. Ici beaucoup. Je le sais. Faut dire aussi que je m'amusais à terminer de corriger mon premier roman. Et c'est fait. J'ai fini ma première correction aujourd'hui. Ce qui veut dire que maintenant, j'ai une petite trouille. Immense. Parce qu'il ne reste qu'une étape possible avant de l'envoyer aux éditeurs. Le faire lire ailleurs. Plusieurs personnes se sont proposées. Mais j'hésite. Peut-être aussi que je devrais l'envoyer directement comme ça. Après tout, la moitié de ça me servait de projet final de certificat et j'avais eu d'excellents commentaires. Anyway, tout ça pour dire que ça s'en vient sérieux. Très sérieux.

Sinon, ô joie, j'ai trouvé le sujet du deuxième. Le premier était commencé depuis fort longtemps. J'ai régulièrement pensé, me suis demandé ce que je pourrais écrire d'autres. J'ai vaguement eu quelques idées. Mais ce n'était jamais ça. Et là, oui. Exactement le même feeling que j'ai ressenti en pensant au sujet de mon premier roman. La même chose. Un orgasme intellectuel si je puis dire. Je sais que je tiens mon sujet. Reste à voir si je pourrai l'écrire. L'accoucher comme j'ai fait avec le premier.

Ce que j'ai pour ne pas encore avoir fini mon film vous voulez savoir ? Fais de la bouffe et de la vaisselle. Quelle bouffe ? Du n'importe quoi. Ces temps-ci, je mange n'importe quoi. Pas que je mange mal. Mais je n'ai pas envie et on dirait pas le temps non plus, de faire de la bouffe. Résultat, j'ouvre mon frigo. Je prends plein de légumes que je fais cuire et j'ajoute whatever autre qui se trouve dans mon frigo. Puis des pâtes ou du riz. Quelqu'un veut venir souper demain soir ??? ;)

Sinon, ce qu'il y a d'autres... Euhhh ! J'ai failli tuer un commis dans un magasin cet après-midi. J'ai eu un geste violent envers le conducteur qui me klaxonnait derrière moi. J'ai envie de changer de look. J'ai envie d'oser. Je me suis achetée de jolies petites bottes. Mon chat dort. J'ai presque fini mes antibiotiques et je vais beaucoup mieux physiquement. J'ai couru 7.5 km hier pour tout dire. Bon, en deux temps, mais quand même ! J'ai appris quelque chose cette semaine. J'ai failli me brûler avec une fourchette. Ma clé USB est rendue mon bien le plus précieux à mon coeur........

Bon, ok, je pourrais continuer des heures. Mais j'ai un film à terminer moi là. Bisous mes chéris ! Et désolé pour ce vrac sans queue ni tête. :-P

Quand la matinée se fait grasse...

J'aime les samedis matins. De toute la semaine, ce sont mes matins préférés en général. Je peux avoir d'autres raisons de me réjouir les autres matins. Mais les samedis, je me réjouis souvent pour le matin en lui-même.

Ce matin, je me suis levée un peu tôt. Je suis allée à la salle de bain, j'ai flatté mon chat, suis venue un peu sur l'ordinateur. Et ô délice, je me suis recouchée. Je fais souvent ça. Me lever. Me recoucher. Et je trouve que se recoucher est un délice en soi.

On s'enroule dans les couvertures. On ferme les yeux. Ça sent le lit. Ça sent le confort. Ça sent l'odeur du matin. Souvent, j'ai le bruit de ronron du chat en sourdinne. Pas très loin. Et puis, j'ai de plus en plus d'attrait pour le sommeil. Je me retourne moins. Mes paupières sont plus lourdes.

J'aime me rendormir comme ça. Parce que ça signifie un autre réveil. J'aime me réveiller le samedi matin. Pas de réveil qui m'envoit sa musique dans les oreilles. Juste moi qui moi qui garde les yeux fermés en me disant que ce n'est pas encore le moment de les ouvrir. Ce matin, je me suis bien rendormie. Et je me suis réveillée sur un rêve aux images quelque peu érotiques. On ne se le cachera pas, ça aussi, ça fait sourire le matin. Puis, j'ai dû remuer une moitié d'un gros orteil environ. Et allez savoir pourquoi, mon chat l'entend toujours ce léger bruit-là. Alors il miaule, il proteste, il revendique. Comme si ça faisait des heures et des heures qu'il n'avait pas été flatté et pas eu d'affection. Et ça, ça me fait toujours sourire aussi. Parce que moi aussi, si j'étais un chat, je ferais la même chose. J'exigerais qu'on me flatte et qu'on m'aime un peu. J'exigerais qu'on me fasse ronronner. Bon, en fait, quand mon lit est occupé par un monsieur, je le fais pas mal tout le temps faut dire... Du coup, j'ai ouvert les yeux et flatté le chat.

Sinon, avouez-le, les couvertures sont toujours plus douces et plus confortables dans les premières minutes qui suivent un réveil. Et s'étirer ? Un délice lorsqu'on se trouve dans un lit. Et qu'on sait qu'on n'a pas à se lever si on ne le veut pas. Ensuite, après l'essentiel brossage de dents, suis mon verre de jus. Pour ceux qui érigent des temples au café, je l'ai déjà dit quelque part sur ce blogue, pas de breuvage chaud pour moi. J'aime pas. Alors un verre de jus. Et on dirait toujours que la première gorgée fait revivre le corps. En plus, hier, je m'étais achetée un muffin aux bleuets. Pouvez-vous croire que sur la boîte c'est écrit Gâteau Moment Gourmand ? Juste ça, donne envie de se vautrer dans la boîte !

Alors voilà où j'en suis maintenant. Dans mon samedi matin. Tout ça n'est peut-être pas très passionnant comme texte. Mais avouez qu'on y trouve un petit goût de cocooning absolument irrésistible ? Pour tout vous dire, moi, il ne me manque qu'un homme, se faire coller sur le sofa devant un film, bien au chaud dans une robe de chambre ou une couverture. Rien d'autre. Le reste se porte bien.

vendredi 24 septembre 2010

Dis, tu voudrais pas être mon ami ?

Je m'attache vite. Du plus loin que je me souvienne, je me suis toujours très vite attachée aux gens dont je faisais la connaissance. Que ce soit un attachement amoureux ou amical. Ce n'est pas la première fois que je le dis, j'aime l'humain. J'aime faire connaissance, rencontrer, me lier aux autres.

Je pensais à ça ce matin, car j'ai certaines personnes avec qui je suis tranquillement en train de lier certains liens d'amitié. Je ne saurais toutefois dire à quel point... Et lorsque ça arrive, j'ai toujours un peu l'impression d'avancer à tâtons. Je me demande toujours si l'autre voit les choses de la même façon que moi. Si l'autre pense aussi que nous pourrions devenir ami(e)s. Ce genre de choses-là, je ne trouve jamais ça évident. Surtout à nos âges. Je trouve toujours qu'il est difficile de se faire de nouveaux amis. Puisque à nos âges, on dirait que les gens ont assez des leurs, qu'ils n'en cherchent pas d'autres. Ça aussi, j'en ai déjà parlé ici... Mais voilà, je m'attache vite et quand ça arrive, je repense toujours un peu à tout ça. Que ce n'est pas comme quand on était jeunes et qu'il suffisait d'être voisins par exemple, ou qu'on était ami(e) avec celui qui avait une piscine dans le voisinage... Le pire, c'est que malgré la difficulé, de la chance, j'en ai. Je me fais encore des amis. Et je trouve ça étonnant. Tellement. Toujours.

À quel point je m'attache vite ? Je me souviens d'un stage d'une journée que j'ai fait. Pour mes études. Pas celles de mon domaine actuel, mais un autre. J'avais passé la journée dans un centre pour jeunes. Une seule journée. Ça doit faire une bonne dizaine d'années de ça. Pouvez-vous croire que je pourrais encore vous parler de certains de ces jeunes ? De lui qui, on me l'avait raconté, avait déjà péter une rotule à une intervenante. Il était haut comme 3 pommes. De l'autre qui m'a sauté au cou dans la journée. Que je soupçonnais d'avoir fait ça davantage pour se coller sur mes seins que par élan d'affection. Anyway, vous comprenez le principe... Ce qui est drôle, c'est que ces jeunes-là, ça date d'il y a une dizaine d'années, que ce n'était qu'une journée... Il y a des gens que j'ai plus fréquenté que ça et dont je serais pourtant bien en peine de vous parler davantage...

En fait, je m'attache lorsque quelque chose d'émotif se passe à un niveau ou à un autre entre moi et quelqu'un. Et ça arrive si souvent. Alors, je m'attache souvent aussi. Et je me fais mal. Mais parfois aussi, il arrive que je me fasse du bien. C'est la vie. Dans ses beautés et ses laideurs.

jeudi 23 septembre 2010

L'inconstance de l'homme‏

L'homme est inconstant. Je ne pose pas la question. Je n'y réfléchit pas. Je l'affirme. La première protestation qui fusera sera sûrement que les femmes le sont aussi. Possible. Mais ce n'est pas le sujet qui m'intéresse. Ce qui m'intéresse moi, c'est l'inconstance de l'homme. Je le répète. C'est un animal inconstant. Dans sa drague par exemple.

L'homme drague avec inconstance bien souvent. Il se lève un matin. Il a envie de draguer. La femme lui plaît. Il la drague. La femme se dit que. Ooooooh ! quelle erreur. Ne jamais se dire que. Parce que le lendemain, il ne drague plus. Le pire, c'est que parfois, on dirait que rien ne peut expliquer l'inconstance.

Puisqu'on est sur un blogue, j'irai d'un exemple de blogue. De celui-ci. On ne se le cachera pas, il y a parfois un peu de drague sur la blogosphère. À plusieurs niveaux. Parfois anodine, parfois intense, parfois dérapante. Ces messieurs pourraient sûrement en témoigner davantage parce qu'on ne se le cachera pas non plus, les groupies sont femmes. Et les idoles sont mâles. Bien que je me sois fait draguer à quelques reprises, tous les hommes blogueurs avec qui j'ai pu discuter recoivent beaucoup plus de propositions que les femmes. De ce qu'ils en disent. Je ne m'en plains pas. Je ne suis pas ici pour ça. Tout au plus, le phénomène m'intéresse-t-il et m'amuse-t-il grandement.

Cet exemple alors. Un exemple double en plus. On m'a fait le coup deux fois. Envoi d'un courriel. Je réponds. Je réponds toujours. Jusqu'à maintenant en tout cas, je l'ai toujours fait. Alors j'ai répondu. Donc autre courriel du monsieur face à moi. Et quelques échanges prennent places. Échanges intéressants même. Et soudainement, disparu. Moi, j'appelle ça l'inconstance. Mais bon, ça pourrait être n'importe quoi. Mais pourquoi une coupure complète de contact ? Qu'est-ce qui empêche ces messieurs de s'expliquer ? Et je le dis. Par deux fois, ça m'est arrivé. Même plus en fait si j'y pense bien. Les hommes sont bons pour disparaître. Même si les apparences semblaient jolies...

Autre exemple ? Ce gars. J'avais travaillé avec lui pendant plusieurs mois. Puis j'avais changé d'emploi. On se croise par hasard. Il semble enchanté. Il m'invite. On sort, va souper, on revient chez moi. Je lui demande s'il veut entrer un peu. Il dit oui. Ce qui laisse penser qu'il avait aimé sa soirée sinon il aurait trouvé une excuse et serait parti. Il reste un peu et s'en va. Aucun autre type ''d'échange'' si je puis dire. Ensuite, aucune nouvelle. Qu'est-ce qui l'a empêché de s'expliquer ? Qu'est-ce qui l'a fait fuir ?

Un autre exemple de ces changements soudain du comportement masculin ? Je vous trouve exigeants.... ! Mais bon, j'en ai plein. Ce gars, on se croise sur whatever où, un chat de discussion sur internet. On finit par se rencontrer. Il m'appelle souvent. Vraiment. Plus que je ne l'aurais fait moi-même. Je trouve ça mignon. On se revoit une deuxième fois. Puis une troisième. Et là, ÇA arrive. Je n'ai pas besoin de vous faire un dessin toujours ? J'en ai déjà parlé ici de cette histoire-là, désolé pour ceux qui savent le punch. Pouvez-vous croire que le gars, APRÈS (et un après d'un bon deux heures, deux heures et demi.... donc un bon après), il prend son téléphone. Et se met en mode panique. Parce que sa tante lui aurait laissé plusieurs messages comme quoi sa mère venait de rentrer à l'hôpital. Bon, je vous le concède, ici, on ne parle pas d'inconstance. On parle plutôt d'un homme incapable d'exprimer clairement ce qu'il veut. De mettre ses couilles. De dire, moi, je veux du sexe, mais je ne pense pas qu'une femme puisse accepter que je le lui dise... alors je fais semblant. Oui, je juge. Je me permet. Étant la ''victime'' dans cette histoire. Bon, vous aurez deviné qu'ensuite, le gars avait un voyage d'affaires (oui, Québec est une ville lointaine et on n'y trouve aucun téléphone et/ou ordinateur) et que je n'ai plus vraiment eu de ses nouvelles par la suite. Étonnant, je sais !

Des disparitions inexpliquées, il y en a plein. Et vous savez, à mesure que je vous écris ceci, je réalise que je me suis peut-être trompée dans mon affirmation du départ. Je n'irais pas jusqu'à dire que je ne trouve pas l'homme inconstant. Mais je devrais peut-être davantage dire que, maudit que, l'homme a peur de dire les vraies affaires, de nommer, d'expliquer, de confronter... Et il est bon pour se sauver ! Mais ça, je ne ré-inventerai pas la roue en le disant, je crois....

Allez-y ! Bitchage open ! :) Je me doute qu'on m'obstinera bien un peu ici. J'attends vos réactions.

J'ai perdu un membre

Je suis toujours perplexe quand ça arrive. Quand on se désabonne d'ici. Je me demande c'est qui. Parce que bon, je ne connais pas tous mes membres par coeur... Je vérifie toujours mes préférés toutefois. Pour me rassurer. Mais je reste perplexe. Qu'ai-je fait ?

Et puis, moi, j'aime mes membres. C'était ma déclaration d'amour mes chéris. ;) J'vous aime. Bon, les non membres aussi en fait... J'vous aime tous. Mais cpas une raison pour ne pas vous abonner et/ou rester membre là ! ;)

mercredi 22 septembre 2010

Quand la vie est belle et les oiseaux chantent...

Ma vie est de nouveau sur les rails.

Ça a commencé hier. Je n'ai pas besoin de me répéter. Vous savez. Une jolie conversation. Et une rencontre apaisante et fort agréable.

Et aujourd'hui, ça a déboulé à toute vitesse !

J'ai eu une SUPERBE nouvelle. Mais vraiment SUPERBE. Désolé de ne pas la partager avec vous. Je sais, ça fait agace. Vraiment. Pas mon genre. Mais parfois, c'est comme ça. Mais ça a vraiment fait ma journée. J'ai déjà hâte de la raconter à tout le monde... à l'extérieur d'ici. :) Sorry mes chéris.

J'ai aussi gagné dans un tirage. La chance se retourne de bord, dirait-on.

On m'a complimenté sur ma perte de poids. La deuxième fois en moins d'une semaine.

Je vais mieux. Les antibiotiques font tranquillement partir l'épuisement et la petite gorge déficiente.

J'ai reçu de magnifiques compliments pour mon dernier texte ici. Et de magnifiques paroles. Qui touchent à la tête et surtout, au coeur. C'est fou comme les gens sont parfois juste gentils. Gratuitement. Même avec la pure inconnue que je reste pour vous. Quoique... je ne suis pas si inconnue puisque je mets tellement de mon coeur ici.

D'ailleurs, parlant de gentillesse gratuite, aujourd'hui, j'en ai eu plein au travail. Tout le monde s'est réjouit pour ma bonne nouvelle. S'est emporté avec moi. Était content pour moi. Ça aussi, ça fait chaud au coeur.

Ça fait tellement du bien tout ça... J'ai envie de pétiller, de briller, d'être gentille, d'aimer, de savourer, de profiter...

Ooohhhh ! J'vous aime mes p'tits chéris ! :) Et j'espère que votre vie va bien. Parce que c'est ben beau dire que la pluie fait plus apprécier le beau temps qui suit. Mais j'aime mieux justement être dans le beau temps qui suit. Plutôt que dans la pluie.

mardi 21 septembre 2010

Un texte que je voudrais rendre si beau‏

En ce moment, j'ai le coeur plein. Juste parfait. Je ne sais pas pourquoi. Mais je l'accepte.

Aujourd'hui, deux choses m'ont touchée. Deux personnes. Et les deux m'ont fait un grand bien. Parce que vous avez bien vu, je le sais, que j'ai eu quelques jours difficiles dans les dernières semaines.

Je voudrais vous raconter la beauté de ces moments... Rendre ce texte-là magnifique. Un hommage silencieux qui se perdra ici. Mais mettre un coeur plein sur une feuille, c'est difficile.

Le premier moment, la première personne. Je retiendrais l'espoir dans une discussion. La foi. Pas une foi religieuse. Une foi en la vie. Malgré ses difficultés, ses vicissitudes, ses tristesses, ses revers... Un espoir. Pur. Beau. Ce que l'espoir devrait être en fait. Et cette confiance aussi que les gens me portent si facilement. Cet aveu dit à mi-voix comme quoi ce qu'on vient de me dire, même des intimes ne le savent pas. C'est un don que j'ai. Je crois. De faire parler les gens. De les faire se confier. Comme à une vieille amie. Une amie sincère. Je ne compte plus les fois où on m'a dit des choses qui n'avaient jamais été dites auparavant ou presque. Parfois, je me demande. Si je me suis trompée. Si je n'aurais pas dû exploiter ça davantage. Pas pour exploiter. Mais pour donner aux gens. Leur apporter. En faire un métier peut-être. Mais peut-être juste aussi que ça n'était pas pour moi. Qu'autre chose m'attendait, m'attend.

Le deuxième moment, la deuxième personne. Un inconnu. Une rencontre. Non, pas ce genre de rencontre. Je vous arrête tout de suite. Mais une rencontre. L'étrange, c'est la certaine similitude des deux conversations. Des deux moments. De cette rencontre, je retiens aussi ce ''faire parler'' que j'ai. Je suis repartie de là avec un petit sac de secrets, de choses intimes, quelques mots très personnels. Et encore cet espoir. Mais un espoir différent. Je ne peux pas vous raconter les détails. Vous savez comme je ne les aime pas ici. Je peux à peine vous raconter les ressentis. Parce que tous les mots ne sont pas inventés pour ça. Je crois. Je ne sais pas ce qui m'a apaisée dans cette conversation-là. Mais c'est ce qui s'est produit. Peut-être de constater certaines choses. Ce qui m'a fait du bien par rapport à certaines autres choses dans ma vie en ce moment. Peut-être de rêver à d'autres choses. Presque timidement, mais avec aussi un brin d'arrogance. Je ne sais pas. Je ne saurais trop dire et nommer. Ce n'est pas toujours important de nommer les choses. Parfois. Même si j'aime bien habituellement... Ce que je peux dire, c'est que j'ai le coeur plein. Peu importe de quoi. Peu importe pourquoi. Et j’ai la tête pleine aussi. De questions, de réflexions, de vie… Il y a des inconnus qui nous touchent et puis repartent. Parfois, c’est l’inconnu, parfois, c’est le moment, parfois, un peu des deux…

Oui, peu importe. Peu importe de nommer. Ce soir, je prends. Ce soir, j'accepte. Ce soir, j'ai le coeur plus plein. Un peu plus apaisé. On m'a parlé, on m'a confié, on m'a avoué. On m'a donné un peu d'espoir pour la suite. Ce soir, je prends et je dis merci en silence.

Ne m'approchez pas... ou plaignez-moi‏

Faut que je le dise. Anyway, ça se voit comme un nez dans le visage.

Je suis la pire des plaignardes quand je suis malade. Attention, je ne veux pas dire que je ne me plains jamais en temps normal. Ça peut m'arriver de temps à autre. Mais si je suis malade, alors là !!!!

Comment vous dire ????

Ne m'approchez pas ! OU, et seulement ou, plaignez-moi et soyez patient et prenez soin de moi si possible. Bon, à la limite, vu que personne prend jamais grand soin de moi, la dernière partie est un peu facultative. Mais plaignez-moi. C'est comme ça. N'essayez pas d'y changer quoi que ce soit. Ma mère le sait, elle doit me dire que je fais pitié. Les gens qui me connaissent bien savent aussi que la meilleure réaction à avoir est de s'exclamer que je suis ENCORE (oui les majuscules s'imposent ici) malade. Parce que c'est moi ça. La grande ''malade''. Bon, ok, je l'ai dit, j'ai jamais rien de grave. D'où les guillemets pour entourer le grande. Mais, je le suis souvent. Et généralement de maladie qui finissent en ite. Otite, bronchite, sinusite, laryngite... Name it !! (oui, je sais, rime facile et savoureuse). Des trucs d'enfants alors que je n'en ai pas dans mon entrourage proche ou presque. Sinon, c'est juste la bonne vieille grippe (ou le rhume... whatever, ça là...!). Ça fini pas en ite, mais j'y ai aussi développé une expertise.

Tout ça pour dire quoi déjà... Ah ! oui, pour me plaindre... Encore. Que je suis souvent malade. Encore.

Non, sérieux, j'vous le dis, j'vas être la meilleure p'tite vieille au monde. Attendez de me voir me plaindre pour mes p'tits bobos. Je serai imbattable. Fucking imbattable à part ça.

lundi 20 septembre 2010

Je suis malade, complètement malade...‏

J'ai essayé de le nier. J'ai essayé de ne pas le voir. Je ne voulais pas en parler. Le nommer à voix haute. Ou par écrit.

Mais voilà. Je dois l'avouer. Je suis malade. Complètement malade. J'ai une maladie. J'ai besoin régulièrement d'un soluté. Pour me soigner. Ça fait un bon bout de temps de ça. Ça ne paraît presque pas quand on me voit. Mais c'est là. Ne vous fiez pas à l'eau qui a l'air de dormir. Je suis malade. Réellement malade.

Il faudrait que je me soigne. Mais je ne veux pas. Je refuse. Parce que aussi bizarre que ça puisse être de dire ça, ma maladie, c'est aussi ce qui me soigne.

Oh ! oui, ma maladie, vous demandez ?
Une dépendance.

Une grande dépendance à mon ordinateur.

Je ne dors pas avec. Mais j'ai bien failli une fois ou deux. Vous dire à quel point je l'aime cet ordinateur... À quel point je ne pourrais vivre sans lui. La matin, j'ai l'oeil encore hésitant, je l'ouvre. Le soir, j'ai la paupière fatiguée et le dernier geste que je vais faire, c'est de tout revérifier sur mon ordinateur, sur internet. Y aurait-il un nouveau courriel dans une de mes 3 boîtes de réception ? Quelque chose nouveau sur facebook ? Des commentaires sur mon blogue ? Et quand il y a quelque chose, toujours, c'est une petite excitation. Surtout les commentaires sur mon blogue. La seule chose qui me convainque que ma maladie a du bon. Parce que je me sens quelque part relié à des gens qui se soucient de ce que j'écris, de ce que je vis. Oh ! bien sûr, j'ai des gens comme ça hors ordinateur aussi. Rassurez-vous tout de suite. Mais allez savoir pourquoi, il y a ici une certaine intimité qu'on ne trouve pas ailleurs. Une intimité différente.

Alors, je me lève avec lui. Je me couche avec lui. J'ai même failli le laisser sur le bureau à côté de mon lit pour mieux pouvoir voir les nouveautés quand je me réveille la nuit. Failli j'ai dit. J'ai toujours résisté jusqu'à maintenant. Et je ne considère pas que les fois où je me lève la nuit pour aller sur mon ordinateur parce que je ne dors pas compte. Au moins, je ne l'ai pas gardé avec moi. J'ai coupé le fil du soluté quelques instants. Pas de ma faute si j'ai besoin d'une dose de nuit pour parfois soigner mes insomnies !

Oui, je suis malade. Très malade. Et vraiment pas certaine de vouloir me soigner. Parce que mon ordinateur c'est écrire, c'est des mots. Et moi, les mots, l'écriture, j'ai parfois l'impression que ma vie en dépend.

Métro et pilules

Un p'tit truc vite ce matin. Parce que des fois, c'est bon une p'tite vite.

Ce matin, dans le métro (source d'inspiration inépuisable), un homme était vraiment près de moi et fort bien placé. Tellement que si j'aurais été un homme homosexuel, j'aurais pu me l'enfiler d'un coup sans plus de préliminaires. Heureusement pour lui, je suis une femme hétérosexuelle ! Ahhh ! la proximité du métro... !

Sinon, bonne nouvelle. Ma sacoche contient en ce moment la petite bouteille magique. Les antibiotiques dont j'avais besoin. Enfin ! Niveau de stress qui descend d'un petit point. Bon, juste un petit. Mais c'est mieux que rien !

dimanche 19 septembre 2010

Une boule de nerfs‏

J'ai l'impression que mon corps n'abrite que des tensions et du stress. Une boule de nerfs comme mon titre le dit si bien.

J'ai l'air fatiguée. Je suis épuisée. J'ai un collègue, il me fait souvent un câlin ou un début de massage sur le haut des épaules. Il m'a vu l'air aujourd'hui. Il est venu me voir. Je crois que ça m'a pris plus de cinq minutes après qu'il soit parti avant de ne plus sentir ses mains imprimées dans mes épaules tendues. Pourtant, il ne les a touchées qu'une petite minute environ. Il a remarqué la tension assez facilement je vous dirais...

Un paquet de nerfs je vous dis. Mais un paquet de nerfs à plat. Épuisée la fille. Complètement vidée. J'ai le tremblement continuel. J'ai les paupières tombantes. Le sommeil non réparateur. Le ventre noué. Le corps qui fait mal. J'en ai marre.

Tout me stresse. Tout m'indispose. Tout m'agresse. Je suis une boule de nerfs à n'en plus finir. Le dit collègue me suggérait un bain. Ou un dessert. Comme si je n'avais rien essayé. Comme si ça s'enlevait facilement. Oui, bon, les intentions sont là. Je ne vais pas l'accuser d'en avoir de bonnes. Mais les remèdes, je n'en vois pas en ce moment. Pourtant, va falloir. Parce que si ça continue comme ça, j'y arriverai pas.

Demain, j'ai rendez-vous pour la gorge. Je sens pertinement que j'ai besoin d'antibiotiques. Tout mon corps me l'indique. Pouvez-vous croire que je peux différencier une fatigue d'antibiotiques versus une autre fatigue ? Ne faut-il pas être malchanceuse et tout attrapé dans la vie ? Jamais rien de grave au moins. Non. Mais constamment toutefois. Running gag à ce sujet pour ceux qui me connaissent bien ! Marre. J'en ai marre. Foutrement marre.

Je suis une crisse de boule de nerfs sur le point d'éclater en mille morceaux.

Un autre inconnu du transport en commun

Parce que des inconnus dans le transport en commun, il y en a plein. Parce qu'en voici un autre dont j'avais envie de raconter l'absence de vraie histoire. Une histoire plus récente celle-là. La semaine passée...

*

Parfois, j'aimerais que ça se fasse de prendre la main d'un pur inconnu sans prévenir...

C'était un matin, récent, dans le métro. Je n'allais pas. Pas du tout. Ni physiquement. Ni mentalement. Il est entré. Il devait être plus jeune que moi. Nos regards se sont croisés. Plus longtemps que ne le demandait la décence. Pas juste une seconde. Non, un bon cinq secondes. Pas de l'attirance. Autre chose. Je crois aux regards. Dans celui-là, il y avait une certaine reconnaissance de l'autre, de son existence. Pendant ces secondes, j'existais. Lui aussi. Puis, nos regards ont vogués ailleurs.

C'était le matin. Heure de pointe. Le métro se remplissait rapidement. Surtout qu'à chaque station, l'arrêt durait un peu plus longtemps qu'à l'habitude. Il est venu près de moi. Juste à côté de moi. À un souffle de mon corps. Son bras s'est appuyé sur le mien. En fait, c'était nos vêtements. Pas nos bras. Et pourtant, comme je le sentais ce bras. Puis, il y avait nos mains. Un peu plus bas. Je peux vous dire qu'il avait la peau un peu rugueuse, chaude. Ce n'était pas un contact érotique. Plutôt un simple contact physique. L'éveil des sens dans des mains qui se frôlent sans but. Je ne sais pas s'il le voulait. Mais il ne retirait pas sa main. Il ne me regardait pas non plus. Il a essuyé son front. De son autre main. A laissé celle qui nous reliait en place. Il a regardé la sueur sur son autre main d'un air étonné. J'ai regardé aussi. Cette deuxième main. Celle qui formait la paire avec l'autre qui me touchait doucement. Je l'ai dit, j'avais senti un peu de rugosité. Pourtant, cette main que je pouvais voir était lisse. Douce.

Allez savoir pourquoi, cette main, c'était tout ce qui me rattachait à l'univers, au vrai monde à ce moment précis. Rien d'autre que cette main ne me faisait exister. Tout le reste était dévasté en moi. Vide. Désespérément vide. Mais il y avait cette main, sa main.

Je n'ai pas compté le nombre de stations de métro. Je ne m'occupais que de ressentir sa main. Quand il est parti, sa main avec lui, il a fait froid. Très froid. J'ai ressenti un vide immense. Je n'existais plus vraiment. Je retournais à mon néant. À mes malheurs. À ma solitude.

samedi 18 septembre 2010

Un inconnu du transport en commun

J'ai toujours été fascinée par le lien qui peut se créer de reconnaissance quelconque entre deux inconnus. Dans le transport en commun par exemple.

Je le voyais. Chaque matin. On se croisait l'espace d'une dizaine de minutes dans l'autobus. C'était bref, ordinaire. En surface du moins. Je le regardais chaque fois qu'il entrait. Fascinée. Je le comparais à cet acteur plutôt beau garçon et connu de tous. Je tairai le nom pour ne pas qu'on ne le reconnaisse. Ni moi. Et pourtant, cette histoire est si banale, que nommée ou pas, où est la différence ? Cette histoire ne compte que pour un rêve. Alors voilà, je le comparais à cet acteur. Il lui ressemblait comme une goutte d'eau ressemble à une autre. Même si on dit que deux gouttes d'eau ne sont jamais vraiment identiques. Ou est-ce juste deux flocons de neige ?

Je le comparais donc et je le regardais. Cette beauté tape-à-l'oeil m'était choquante. Elle avait attiré mon attention la première fois, mais elle ne m'intéressait plus maintenant. Du tout. La profondeur de son regard m'interpelait davantage. Et le fait qu'il ne souriait jamais. Qu'il était toujours soit mélancolique, soit seulement sérieux. Difficile à dire.

Toujours est-il que mon attention était toujours très brève. Une ou deux minutes à son entrée et je partais dans mes pensées. Jusqu'au jour où il s'est assis près de moi, à côté de moi. Collé sur moi. Il ne l'aura jamais su, mais ce jour là, mon attention aura duré de son entrée à ma descente. Avec le souffle coupé et la nervosité dans les doigts. Je suis comme ça. Il y a certaines personnes que je ressens trop. Qui me rentrent dans la peau. Même sans mot. Il en était. Je ne lui ai jamais parlé. Que ce serait-il passé si je l'avais fait ?

D'accord, puisque vous insistez, Leo. Il ressemblait à Leo.

Je ne lui ai jamais parlé. Même si sa présence, je la ressentais trop.

Du sport et du boire à la bouteille !

Je reviens du gym.

J'étais tellement due. Mon corps en avait besoin. Au point où je l'ai poussé beaucoup trop. C'est moi ça. Pas de demi-mesure. Poussons jusqu'à avoir envie de vomir. Poussons jusqu'à trembler légèrement. Poussons jusqu'à l'épuisement. Alors j'ai poussé. Parce que mon esprit en avait besoin.

Ça doit faire 3 ou 4 semaines que je vis sur les nerfs. Qu'il se passe des choses et d'autres dans ma vie. Qu'en plus, je tombe fatiguée et sans énergie et malade. Mais pourtant, il y a toujours ce tremblement au fond de mon corps. Tout léger, mais bien présent. Du stress. J'en ai marre. Et je ne peux pas toujours boire (direct à la bouteille d'alcool de préférence). Seul remède que j'ai trouvé jusqu'à maintenant pour m'apaiser.

Alors je suis allée au gym. Avec les vacances et la gorge, j'avais négligé. Je me suis levée récalcitrante. Encore endormie. Sommeil jamais assez réparateur ni assez long. Des yeux de raton-laveur à cause d'un reste de maquillage de la veille. Un peu tremblotante vu un léger lendemain de veille. L'humeur qui en voulait au soleil. Les yeux qui disaient de ne pas m'approcher, me regarder ou me parler sous peine de mort. En forme donc !

Je vous rassure. Je vais mieux. Un peu. Je ne sens pas très bon. La douche sera appréciée dans un instant. J'ai pratiquement rien mangé parce que mon estomac a un criss d'humeur de merde (excellent pour la ligne toutefois). Et faut vraiment que j'aille faire une épicerie. La dernière remonte à une semaine avant mes vacances je crois. Mais comme je mange peu, ça disons fitte bien ensemble. Mais je vais mieux. Oui, un peu.

Putain que je raconte des platitudes.

Anyway, voici la morale de cette histoire en ce samedi après-midi : faites du sport !

vendredi 17 septembre 2010

Un vendredi soir sur terre

Ma journée ?

Du magasinage compulsif avec une nouvelle amie.

Ma soirée ?

Sortie au resto avec une autre amie pour étrenner la nouvelle jolie robe mignonne.

Ma déception ?

Le resto est terminé. Mon amie est partie dormir, car elle travaille tôt demain. Mais moi, j'ai encore une jolie robe à sortir. C'est triste.

Littérature psychologique‏

Vous le savez, je suis une assez bonne "confesseuse". Pas trop honteuse, assez assumée, je vous raconte souvent mes petits travers, goûts douteux et/ou anecdotes savoureuses (comprendre par là que les grosses confessions, elles, je les garde).

En voici donc une. Une confession.

J'aime les livres de psycho-pop. Je les aime. Je serais bien en peine de dire le contraire. Je vois déjà d'ici un titre comme Le secret apparaître dans vos têtes. Soupir... Mais à ma décharge, non, je ne l'ai pas lu celui-là. Je ne compte pas le lire non plus. Je ne lis pas des livres pour la mode de les lire. C'est plus l'instinct qui me guide et les livres qui doivent "me choisir" en quelque sorte (psycho-pop ou autres types de livres, hein !). Mais peu importe les titres, j'en ai lu plusieurs des livres de ce type-là. Et j'aime. Et j'ai mes préférés. Du moins, une auteure entre autre que j'apprécie particulièrement.

Pourquoi j'aime ça ? Bah ! pourquoi pas ? C'est un petit plaisir coupable comme un autre. Et puis, il y a de ces livres qui réellement font réaliser certaines choses (psycho-pop ou autres, remarquez !) et d'autres qui donnent un petit coup de oumphf ! au ventre... et au cul ! Apprécié parce que parfois, il en faut.

Si j'ai honte ? Non. Pourquoi ? Disons juste que je ne veux pas me faire demander ce que je lis quand j'ai ça entre les mains. Des choses qui arrivent ! ;)

jeudi 16 septembre 2010

Duo sur le désir : Un désir certain

Oui, celui-là est un peu plus incriminant. Un désir des sens... À tout le moins.

Le désir de la douceur d'une peau. Le désir d'une caresse délicate. Le désir d'un baiser. Le désir d'un regard enflammé. Un désir qui enivre et qui détruit à la fois.

Je pensais avoir les mots, je ne les ai pas. Je n'ai que ce ressenti au fond de moi. Cette envie lancinante qui se propage et me submerge. Ce coeur qui bat un peu plus vite. Des battements désordonnés. Le souffle un peu court. La tête en désespoir. Les sens en détresse. La voix muette.

Tout ça est trop. Est immense. Prend trop de place dans mon coeur, dans mon corps, dans ma tête. Je cherche les mots. Je n'aime pas quand je ne trouve pas. Les mots, je les connais par coeur. Les mots sont des amis qui savent se placer dans mon esprit. Mais là, rien ne se place. Ça vole, ça tombe, ça frappe, ça bouge, c'est un grand remous qui ne veut pas se calmer. C'est un ventre aussi. Un ventre en feu. Des lèvres sèches et brûlantes. C'est de la mort surtout. De la mort sur tout le corps. De grandes traces qui subsistent au-delà de tout. C'est de la douleur. Des blessures de femme carbonisée.

Du désir. Un désir qui ne veut pas se taire. Qui crie, qui trépigne, qui monte aux barricades, qui brasse la porte dans l'espoir de la faire tomber. Mais la porte est scellée.

Duo sur le désir : Un certain désir

Non, pas le désir sexuel. Juste le désir, désirer quelque chose, vouloir, avoir envie de.

Je suis allée dans une librairie. J'ai le droit d'acheter des livres puisque mon sevrage d'achat de livres est terminé. Depuis le 12 septembre. Bon, disons le 13 puisque le 12 était la dernière journée incluse.

Mais rien. Il n'y avait rien. Pas de désir. Aucune envie. Le vide. J'avais le désir en panne. Et je me suis demandée si ce n'était pas l'interdit qui avait créé autant de désir, autant d'envie d'acheter. Il faut dire aussi que la vie m'a permis de tricher pendant le sevrage. Le but étant d'économiser en achetant moins de livres, de cesser de dépenser compulsivement dans ce domaine, rien ne m'interdisait de profiter des deux cartes cadeaux de librairie que j'ai eues. Ce que j'ai fait, croyez-moi sans hésiter, avec délice et empressement.

Aujourd'hui. Rien. Je l'ai dit. Aucune envie. Je regardais les livres et ça me décourageait un peu. Avais-je besoin encore d'en acheter ? Est-ce l'interdit qui avait créé un tel désir comme je le disais ? Possible. L'interdit a toujours été tentant. Une des histoires les plus connues mondialement ne repose-t-elle pas sur une femme qui aurait croqué une pomme ?

Bon, je ne vous dis pas tout... Le fait est que j'ai une horrible envie de dépenser. En vêtements, en bijoux, coupe de cheveux... N'importe quoi qui me fera sentir belle. Pas que je ne le sois pas déjà. Mais parfois, viens des moments dans la vie où on ressent, pour diverses raisons, l'envie de magnifier tout ça, de l'amplifier. J'ai envie d'être belle, d'être resplendissante. Probablement parce que de l'intérieur, en ce moment, je ne le suis pas beaucoup.... Probablement parce que ça vient long quand depuis une semaine tous tes collègues te font remarquer ton air malade/fatigué/épuisé/synonyme de votre choix selon votre niveau de vocabulaire...

Alors voilà, puisque je n'ai pas l'argent illimité, je dois compter un peu... Et choisir. Et éliminer les livres pour aller dépenser compulsivement dans ce que j'arriverai bien à trouver dans les boutiques... Arrghhhhhhhhhhhhhh ! La vie est pleine de vices. Trop. Et c'est si bon le vice...

Santé... globale !‏

Cette semaine au travail, nous avons la possibilité de répondre (de façon confidentielle) à plusieurs questions au niveau de notre santé.

Et bien, les résultats m'ont décrissée disons-le (bon, j'admets, j'étais déjà décrissée au départ...). Au moins à première vue. Avec tous les efforts que je fais ! Et en plus, moi, MOI, "échouer" un test. L'impensable. Je n'échoue jamais à un test. Ça doit m'être arrivée genre une fois dans toute ma vie. Donc, ça m'a décrissée je disais !

Comprenez-moi, je suis en forme physiquement. En ce sens que je fais du jogging très régulièrement (plus de 30 minutes à la fois la majorité du temps) et que je m'entraîne. Il y a plus en forme que moi, c'est certain. Je ne suis pas mince, c'est certain. Mais tout de même !!! Je le suis en forme.

Sauf que.

Le test y allait pour la santé globale. Pas juste pour l'activité physique. Endroit où j'ai quand même raflé un nombre acceptable, sans être parfait, de points. Même chose pour l'alimentation, les médicaments, ma consommation d'alcool. Pas parfait, non. Mais ça se tolère. C'est raisonnable. Si on exclut le surplus de poids qui pourrait être amélioré, il y a deux endroits où mes résultats sont beaucoup plus pitoyables. Le stress, oui, où ce n'est pas génial et surtout le sommeil. Le sommeil, j'ai eu 8/18, donc 0/2 dans le résultat global. Pitoyable. Et c'est drôle. Parce que tout en sachant que je n'avais pas le meilleur sommeil du monde, on dirait que je viens de me rendre compte qu'en fait c'est pire que ça. Hier, j'étais comme l'enfant qui s'est fait battre toute sa vie, le dit à ses amis, et s'aperçoit que contrairement à ce qu'il pensait, ce n'est pas normal, ce n'est pas tous les enfants qui endurent ça. Je disais tout bonnement que moi, je me réveille toutes les nuits, presque systématiquement. Que souvent, pas tout le temps heureusement, je n'arrive pas à me rendormir et que donc, vers les 4-5h du matin, je lis, je suis l'ordinateur ou j'écris. Regards d'incompréhension. Blank dans les yeux des deux filles en face de moi. Elles se réveillent bien pour aller à la salle de bain. Mais rarement plus. Sauf exception. Moi, c'est ne pas me réveiller l'exception !

Comme quoi malgré tout mes efforts, la santé, c'est global et j'ai encore un ou deux trucs sur lesquels bosser ici et là pour améliorer le tout. Au moins, question activité physique, c'est pas mal ! Merci mon cardio de coureuse, merci mes jambes de coureuse. Vous me consolez un peu...

mercredi 15 septembre 2010

Viscéralement

J'en parle souvent. Je le nomme souvent. Mon ventre. Ce qui est viscéral (littéralement et littérairement). Mes tripes.

Je suis une femme de tripes. J'ai les tripes à vif. Comme un grand feu. Une infection qui m'envahit et se répand dans mes veines. Un brasier sans fin. un volcan. Une misère dans mon ventre. Tout me rattache à ce ventre. À ce viscéral. Je n'ai pas de demi-mesure. Je n'ai pas de limites. Je n'ai rien. Que des bras qui parfois se lèvent, essaient vaguement de me protéger le ventre, de le cacher. Mais la vérité, c'est que je prends tout en plein dedans. En pleine gueule je voulais dire, mais c'est plutôt en plein ventre en fait. Directement là où se cachent mes viscères.

Déjà adolescente, j'étais comme ça. Je parlais de mon ventre dans mes écrits. Je parlais de mes tripes, de mon sang, des mes os. J'ai une relation émotionnelle à mon corps vraiment très forte. Quand j'ai mal, mon corps a mal. Quand je suis bien, les douleurs s'estompent plus facilement. Et mon ventre, mes os aussi, c'est le pire. Mon ventre est un trou. Un vide. Un abysse. Le noir. Il est profond. Il est immense. On pourrait s'y perdre. Je m'y perds. Mon ventre m'avale. Fait de moi ce qu'il veut. N'a que faire de l'esprit qui tente de raisonner. Veut prendre la place, veut me violenter, veut me remuer les viscères jusqu'à la souffrance ultime. Mon ventre est coriace, exigeant, trop sensible.

Mon ventre m'épuise.

Je pourrais en parler longtemps. Le qualifier de tous mes maux. Lui reprocher tout. Lui demander de s'effacer. Le supplier de me laisser tranquille. Mais rien n'y fera. Je suis prise avec. Et mon ventre me guidera toujours. Me fera toujours faire des gestes extrêmes. Me fera toujours ressentir des sensations douloureuses. Provoquera toujours des tortures dans mes viscères. Je dois faire avec. Ça semble sans appel. Ça l'est. Mon ventre est là. Mon ventre, c'est moi. Je ne pourrai jamais m'en dissocier. Mon seul salut, c'est l'esprit. L'esprit pour parfois tenter un peu de le raisonner. Mais ça, c'est une autre histoire...

Rimes qui tournent en rond‏

L'autre soir, mon cerveau a foutu le camp.
En fouillant sous les décombres, j'ai eu peur.
Il y avait ce que l'on nomme un coeur.
L'autre soir, mon cerveau a foutu le camp.
Il ne reste que mon coeur maintenant.

mardi 14 septembre 2010

Mes piranhas‏

Je ne suis pas faite pour le bonheur. C’est un constat affligeant. Mais je dois le faire. Je ne suis pas faite pour le bonheur.

Le bonheur ne m’aime pas. Le bonheur ne m’a pas à la facile. Le bonheur me fuit. Le bonheur me nargue. Le bonheur, c’est de la crisse de marde !

Oh ! oui, bien sûr, je suis de plus en plus sereine, de plus en plus zen, de plus en plus sage, de plus en plus indulgente envers moi-même… C’est vrai.

Mais.

Mais fucking rien. C’est toujours la même merde. Peu importe ce que je fais, peu importe mes efforts, peu importe mes envies, peu importe que j’essaie ou pas, peu importe ce que je veux ou pas, peu importe tout, c’est des coups sur la gueule tout le temps et de la crisse de marde ! J’essaie, j’essaie fort. Si fort, trop fort, comme une forcenée. Mais rien. Rien du tout. Les résultats, c’est quoi ? Un peu de sérénité qui vole au vent à n’importe quoi ? Des sourires plus fréquents, mais pourtant encore fragiles ? Rien. Rien du tout.

Je ne suis pas faite pour le bonheur. Je n’ai pas ce talent-là. Certains sont tombés dedans à la naissance. Comme des Obélix tombés dans la potion magique. Moi, je ne l’ai jamais facile. J’ai essayé de me battre, j’ai essayé de laisser aller, j’ai essayé de faire les bons choix, j’en ai essayé des affaires, des tas… Mais rien. Jamais rien. Ma vie n’est pas un long fleuve tranquille. C’est une mer infestée de requins. C’est des piranhas par centaines qui ne demandent qu’à me bouffer. Et moi, je suis là, à me débattre, comme si ça servait réellement à quelque chose. C’est ridicule.

Des fois, j’aurais envie de me laisser bouffer. Par petites bouchées. Par ces piranhas affamés. Par ces piranhas qui sont tout ce que j’ai.

Un mois féminin

Messieurs, bienvenue dans ma tête (nos têtes), Mesdames bienvenue chez vous.
Aujourd'hui, on jase.

***

Il fût un temps. Jadis. Avant. Un temps révolu j'oserais dire. Ce temps où j'avais le mois féminin sans remous. Ce temps où être dans la période précédent mes menstruations ne changeaient rien. Ni d'être dans la période après d'ailleurs. Et à peine pendant sauf si on exclut cette nécessité de protéger sa culotte de quelque façon que ce soit. Ce temps n'existe plus.

Non, je ne veux pas parler de SPM. Je n'ai pas besoin d'une période du mois pour me dicter mes humeurs. J'ai l'humeur que j'ai (encore du moins) peu importe le jeu d'hormones qui se produit dans mon corps. Je sais, je suis chanceuse (ou pleine d'illusions, allez savoir) de ne pas avoir les humeurs qui fluctuent au rythme de mes hormones. J'ai aussi été très chanceuse d'éviter pendant très longtemps tous les autres petits inconvénients féminins qui peuvent survenir dès l'âge où on découvre avec surprise que, voilà, on est une femme. Ça aussi c'est révolu. Longtemps, j'ai été la chanceuse qui disait aux autres : non, moi rien, pas d'effets du tout.

Maintenant, c'est différent. Maintenant, il m'arrive de sentir avec précision mes ovaires. On a fait connaissance moi et eux. Ils ont décidé de m'en vouloir occasionnellement. Il m'arrive aussi de tout manger sur mon passage (bon ou presque, hein ! façon de parler) et je réalise toujours que je suis environ une semaine avant mes règles quand ça arrive. Il m'arrive d'avoir des crampes. Rien d'extrême comme ces filles qui me disent rester coucher la première journée de leurs règles parfois. Mais assez pour accueillir avec soulagement 2 advils. Je peux identifier avec précision les moments où j'ai la libido à son maximum. Étrangement toutefois, ce n'est pas la même période que pour les autres femmes (à la mi-cycle). Moi, c'est en début de cycle, juste, juste après avoir été menstruée. ''Preuve'' de ce que j'avançais l'autre jour, comme quoi mon horloge biologique est encore bien calme... Donc en début de cycle, dis-je, je pourrais.... Euhhh ! oui, bon, je vais quand même vous éviter les descriptions pornos (je sens votre déception...). Il y a les seins aussi. Enlever un soutien-gorge le soir, on le sait, fait généralement éprouver un certain sentiment de liberté. À certaines périodes du mois, ça fait carrément penser à une sortie de prison ! Rien de moins. Que dire de ces légères nausées aussi parfois ? Le matin, comme une femme enceinte, mais sans l'être... Il y en a sûrement d'autres des symptômes comme ça. Tout plein. De ces petits trucs auxquels je ne pense pas actuellement et qui sont dictés par nos hormones. Les hormones qui nous jouent sur le corps...

Il y a un tant jadis où ça ne changeait rien. Ce temps est révolu.

Comme si ma vie‏

J'ai cette envie d'écrire comme si ma vie en dépendait.

Mais écrire, c'est beaucoup écrire ici.

J'ai peur de vous noyer.

lundi 13 septembre 2010

Ce que j'ai envie de t'écrire‏

Je sais, je commente chez toi, tu commentes chez moi. Mais je porte des mots en moi. Je les offre ici. À toi et à tous ceux qui voudront bien les prendre pour eux-mêmes. Parce que tout le monde a besoin d'encouragement. Parce que tout le monde cherche ou au moins voudrait améliorer sa vie. Je sais aussi que j'ai l'air de jouer à la grande soeur là-dessus. Disons que soeur seulement serait plus juste.

***

Chère Green Head,

on ne se connaît pas, mais il m'arrive de penser à toi. À tes combats. Je n'ai pas besoin de les nommer, tu les connais... J'en ai tant des combats dans ma vie moi aussi. Pas les mêmes. Ils sont différents. Mais j'ai l'impression que le brassage d'émotions à l'intérieur de nous se ressemble étrangement. Nous semblons entières et sans pitié pour certaines de nos faiblesses. Pourtant... Comme nous ne devrions pas.

Je suis forte; tu l'es aussi. Notre but est noble : améliorer nos vies, atteindre une certaine sérénité. Je ne sais pas pour toi, mais moi j'y arrive de plus en plus.

Sauf que. Mais.

C'est peut-être pour ça que chaque ''échec'' (oui échec entre guillemets, car ce n'en est pas toujours) me rentre dans le coeur aussi fort. Pour ça que j'ai ces pensées négatives, ces douleurs vives, ces angoisses, ces sentiments de culpabilité... Parce qu'on dirait qu'une fois qu'on y a touché, au mieux, on ne se pardonne pas assez le droit de ne pas être parfaites, de parfois fléchir le genou comme je l'ai déjà dit. Pourtant, comme c'est normal dans la vie, comme c'est humain, si humain. Et humaines, nous le sommes.

Je crois qu'il faudrait apprendre à se serrer plus fort qu'on ne se juge, à s'aimer plus fort que l'on ne s'en veut. Je crois qu'il faudrait encore plus d'indulgence. J'en ai beaucoup pour moi. J'ai appris avec les années. Je le dis, je suis de mieux en mieux. Mais lorsque la vie me donne un fouet imaginaire dans les mains, comme j'y vais fort. Comme je m'en veux. Comme je frappe sans pitié. Il faudrait arrêter tout ça. Il faudrait comprendre que la vie nous donne les épreuves qu'on est capable d'affronter, les obstacles qui nous apprendront à prendre encore mieux soin de nous...

La route est belle. La vie est belle. Je nous souhaite le meilleur.
On ne se connaît pas. Mais je pense parfois à toi.
Câlin virtuel. Bonne route. Bon chemin de vie.

Une soeur de mots

Question sans réponse‏

Pourquoi faut-il que les mots qui sont les plus beaux soient aussi souvent ceux que l'on va taire le plus ?

dimanche 12 septembre 2010

Aimer la douleur (suite... et fin)‏

J'ai fait un texte il y a quelques jours qui s'intitulait Aimer la douleur. Voici la suite. Elle a été écrite hier. Alors, non, la chanson ne joue plus en boucle et ma gorge va mieux. Mais pour le reste, c'est pas mal ça qui est ça ! :)

***
Just gonna stand there
And watch me burn
Well that's all right
Because I like
The way it hurts

Love the Way You Lie, Eminem

Cette chanson-là, je ne compte plus les fois où je l'ai écoutée depuis jeudi soir. On s'est rencontré moi et elle (la chanson) et on s'aime d'amour. Je voudrais vous dire que je hurle le refrain dans mon appartement à m'en arracher les tripes, mais ma gorge ne me le permet pas encore à sa juste valeur, à sa pleine valeur du moins.

Sauf que cette chanson-là, ce coup de coeur, j'ai beau l'aimer d'amour, je n'endosse pas les paroles. Oh ! je les aime, je les comprends, elles me touchent, elles me parlent, s'adressent à mon ventre, à quelque chose de viscéral que j'ai en moi, ça et le mélange avec la musique... Ça me rejoint. Mais me voilà, encore une fois, confrontée à cet amour de la douleur. Pas le mien, bien que je n'en sois pas immunisée, mais celui qui semble faire parti de notre monde.

J'ai déjà fait des textes ici et qui parlaient de ces choix. Celui d'aller vers un amour douloureux. Mais surtout d'aimer cette douleur. De la prendre comme preuve d'être en vie. Plus en vie que lorsqu'on a le ventre vide d'amour. Et je me questionne. Sans relâche. Je me demande. Pourquoi l'a-t-on fait ? Parce que tous, on l'aura fait. Sans exception. Accepter la douleur comme preuve d'amour. Et il y a les autres, les plus extrêmes, qui ont jusqu'à chéri cette douleur, tendrement, passionnément, parce qu'ils aimaient la façon dont ça les blessait... L'ai-je été de ce groupe-là ? Je n'ai jamais été en demi-mesure... Je l'ignore. Je sais que j'ai toléré, je sais que j'ai aimé, je sais que j'en ai laissé quelques-uns me faire souffrir plus que la situation ne le demandait. Pourtant, je crois avoir toujours été assez éclairée sur qui je suis. Sur comment je fonctionne. J'ose croire que j'ai choisi mes malheurs en connaissance de cause. Que j'ai fait un troc. Ma douleur contre un peu de l'autre.

Ce qui m'attriste, ce sont les autres que je vois. Qui sont là-dedans, bien pris, qui ne savent pas leur situation, qui aiment leur douleur. Qui se brûlent en en enfer par soi disant amour. Est-ce mieux de choisir son sort ? N'est-ce pas plus pire me direz-vous de choisir consciemment de souffrir en jouant à faire du troc ? Possible. Pour moi, non. Chacun son avis.

Ce texte ne va vraiment pas où je pensais l'amener au départ. Il prend une direction plus personnelle. La même chanson joue et résonne en boucle depuis que j'écris. J'ai mon ventre qui comprend. Qui en redemande. Je suppose qu'on peut même dire que mes oreilles se lasseront avant ce ventre exigeant et capricieux que j'ai.

L'amour...

L'amour est complexe. L'amour, on le veut, on le refuse, on en rêve, on le repousse, on l'aime, on le déteste, on le chérit, on le maudit, on le transcende, il nous attaque au ventre, on perd notre souffle, on en redemande, on retrouve notre souffle, il nous attaque. Il est sournois, il est doux, il surprend, il cogne à la porte et repart, c'est le train qui n'arrive pas toujours en gare, dans lequel il faut savoir grimper lorsqu'il se pointe, il est dur, il demande du travail, il est beau, il est magnifié, il est étrange, il ne s'explique pas.

En amour, il n'y a pas de loi.

Pourtant, il devrait y en avoir une.

Il ne devrait pas être souffrant. Pas parfait, pas un fleuve tranquille et sans douleur, mais il ne devrait jamais arriver à nous faire dire qu'on aime la façon dont il nous brûle et nous blesse. Jamais.

samedi 11 septembre 2010

Billet qui sent légèrement l'alcool

J'ai bu. Beaucoup trop pour ce que mon corps pouvait en prendre. Un peu plus d'une demie bouteille de vin. Ce n'est que peu. Mais 3 gorgées étaient déjà de trop dans mon corps abîmé. Mais j'ai bu. Au goulot. À la bouteille. Direct. Dans la gorge. Maudite gorge. J'ai bu un peu de ma vie. Je me la suis balancée dans le ventre sans prévenir. Et maintenant, je suis épuisée. Je n'ai plus rien à donner. Aucune énergie. Je suis dans une transe. Une envie de dormir. La même chanson joue en boucle depuis des heures. Une seule putain de chanson. J'ai regardé mon plafond. J'ai regardé mon chat. J'ai lu aussi. Encore en transe. Puis, j'ai lu autre chose. Un bouquin. Une auteure que je viens de découvrir. Une écriture qui me semble si familière. Des phrases courtes. Des mots tranchants. Pour un peu, j'y aurais presque vu le style de mon roman. Mais la comparaison est peut-être bien mince. Et le sujet assurément pas le même.

Mon roman. Ce soir, j'aurais envie de me le balancer en pleine gueule. Il me ferait un bien immense. J'ai envie de le partager. J'ai envie de le faire aimer. J'ai envie qu'il vive. Il traîne sur un bureau. Je ne l'ai finalement pas ouvert pendant les vacances. Au début, j'écrivais autre chose. Ensuite, j'étais trop malade. Puis, après, après rien. Après rien, puisque les vacances tirent à leur fin. Demain matin, dans quelques heures minables, je serai au bureau. Je ne déteste pas mon boulot. Du tout. Mais je ne me sens pas prête. Pas demain matin. J'aurais pris du temps de sursis. N'avoir pas été malade, je crois que ç'aurait mieux été. Que du temps, j'aurais pu assez en profiter. Mais non. Le temps, on me le vole toujours. J'exagère sûrement en disant ça. Mais ce soir n'est pas un soir positif. Il y en a comme ça. Alors, oui, le temps, on me le vole. À être malade. Jamais rien de grave. Non. Heureusement. Mais dois-je absolument tout attraper ? Et puis, je regarde la fatigue que j'ai et je crois la reconnaître. Je me laisse quelques jours pour confirmer mon idée, mais c'est une fatigue familière. Une fatigue qui dit que j'ai besoin d'antibiotiques. J'espère me tromper. J'en ai marre de ce corps dont je prends soin et qui ne me le rend jamais. Mais je la connais si bien cette fatigue-là... Encore ? Encore une fois ?

J'ai trop bu ce soir. J'ai les jambes molles. Je vais tenter de dormir tôt. Si je ne veux pas traîner un air cadavérique demain matin. Je ne veux pas de ce cadran qui sonnera. Je ne veux pas de cette vie qui ordonne plus qu'elle ne donne. Je ne veux pas de cette vie qui prend plus qu'elle ne donne. Oh ! je sais, je dis souvent que la vie est belle. C'est vrai. Mais ce soir, cette partie-là de mes pensées est rangée dans un coin infiniment petit de mon esprit. Bien caché. Ce soir, ce petit coin ne laissera rien sortir. Alors, je vais continuer ces pensées qui détruisent plutôt que de construire... Ou en fait non.

Je crois vraiment que je vais essayer de me balancer un bout de mon roman en pleine gueule. Pour me faire du bien. Et puis, j'essaierai de dormir tôt. Chimiquement s'il le faut. Parfois, il faut ce qu'il faut.

Il est encore temps de célébrer mon un an de blogueuse. Le deuxième billet précécent celui-ci. Je le répète parce que je m'y rattache comme à une bouée. Savoir que ce blogue est apprécié. Mais parfois, il ne suffit pas de savoir quelque chose. Il faut le lire, il faut l'entendre, il faut le vivre. Parce qu'il n'y a que comme ça qu'on arrive à vraiment le sentir et le croire.

Le billet que j'écrirais si je ne voulais pas enlever l'attention sur le précédent...

Ce n'est pas que je déprime. Non.

Mais si je pouvais me pleurer le coeur, la gorge, le ventre, la tête, le corps au complet jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien, je crois que je le ferais.

Mais ne lisez pas ça. Lisez le billet précédent. Et célébrez ce an avec moi. Ça, au moins, ça fait du bien. Pour le reste, ça ira à plus tard, ou un autre jour. Ne lisez pas ce billet. Oubliez-le. Allez lire le précédent.

vendredi 10 septembre 2010

Déjà un an le 11 septembre...

Dans quelques minutes, ce sera fait. Un an déjà.

Un an de quoi ? Ben, ce blogue !

Oui, je sais. On peut trouver mieux je suppose qu'un 11 septembre comme anniversaire, de blogue dans le cas présent. Mais, c'est à cette date-là, l'an dernier, que j'ai commencé à écrire sans trop savoir où cela me mènerait.

J'en aurai dit des choses ici. Je me suis vidées les tripes et le coeur. Je me suis mise à nue. Je me suis affichée, tremblante, mais assumée. J'ai partagé, savouré, aimé, écrit à m'en défaire les doigts, sans arrêt, constamment. Comme une rage de mots qui ne veut pas s'assouvir. J'ai laissé ma voix monter et enfler et tout défaire. J'ai refait mon monde. J'ai changé et évolué. J'ai peaufiné, cherché, ragé. J'ai eu des sueurs, j'ai eu des envies, j'ai vécu.

Un an, c'est très long. Un an, c'est parfois une vie. Je ne suis plus celle que j'étais il y a un an. Elle est encore en moi, mais différente. Écrire ici, ç'aura été de beaux échanges. Des opinions, des discussions, des compliments, des attachements. Il y aura des débuts de complicités virtuelles, d'autres qui auront mis un pied dans la réalité. Il y aura eu des joies partagées, des peines comprises, des mots gentils, des mots d'encouragement, des mot de compréhension, des mots de différence. Il y a aura eu beaucoup de beauté, un peu de laideur (si peu), de l'émotion, du viscéral, du plus léger, du carrément volatile.

Un an, c'est un monde. J'ai commencé ce blogue sur une impulsion. Je n'aurais pas pu dire ce qu'il en adviendrait... Comme je ne le regrette pas. Je me questionne parfois. Mais chaque fois, je m'aperçois que j'ai encore quelque chose à vous dire, que j'ai encore un propos, que ça intéresse encore au moins quelques personnes à l'occasion. Que les échanges et les attachements restent.

Un an qui a coulé sous les ponts. Parfois, j'aurais envie de tout relire. Mais ça me fait un brin peur. Il y a là quelque chose de démesuré. De se dire que je vous ai vraiment dit tout ça. Sans pudeur, sans retenue.

Alors, je suppose que tout ce que je peux dire, c'est : est-ce qu'on se rembarque pour une autre année ?

Et si ça vous dit de me célébrer un peu, allez, sortez le champagne virtuel et qu'on trinque !

Cheers à vous ! Sincèrement.

Torture

Je déteste, je déteste, je déteste ne pas pouvoir chanter quand je le veux !!! Je déteste ça.

Ma gorge me permettant le murmure un peu dégueux et la discussion à petite voix, le chant est à proscrire.

Sauf que moi, le chant, c'est quasi comme les mots. Ça m'extériose, ça me fait vivre, ça me fait du bien. Ça fait peut-être chier mes voisins aussi. Mais j'ai déjà eu des compliments dans mon bloc donc.... Je sais, je sais. Moment bizarre quand quelqu'un t'arrête pour te demander. 2 fois déjà. Mais ça fait longtemps que je vis dans ce bloc. À ma décharge.

Pis là, faut que je ronge mon frein. Malgré la "rencontre" de cette chanson qui me donne envie de m'arracher les tripes en la chantant comme une dingue (au moins le refrain).

J'ai bien vaguement tenté l'expérience dans ma voiture tantôt. PITOYABLE. C'est un truc atroce qui sort de moi. Et pas fort parce que sinon, ma gorge mourrait drette là. Et ça sonne genre crécelle horrible. Moi qui chante plutôt bien habituellement...

Soupir.

Aimer la douleur

***En réponse à That guy...‏ (qui ne voulait peut-être pas de réponse, mais bon...)***

Avant-hier, je l'avoue il m'a fait réagir le jeune homme. Et mal, je dirais. Pas son texte. Plus un commentaire qu'il a fait suite au mien (mon commentaire).

Au départ, je comprenais bien. Il parlait de crises de down qu'il a parfois. J'en ai de ces crises-là... Du moins, j'en ai eu plus souvent qu'à mon tour. Je lui ai alors conseillé de laisser aller, de le vivre comme quelque chose qui aide à remonter par la suite. Je lui ai dit qu'en acceptant ces moments comme un passage obligé, ça fini par s'atténuer, par avoir moins de force. Qu'il y en avait moins aussi. Jusque là, rien de mal. La vie n'est certes pas un long fleuve tranquille. La souffrance existe. Il faut savoir la vivre le mieux possible. Ne pas la banaliser, ne pas la refouler.

Ce qui m'a fait mal réagir alors ? "En même temps, j'adore ça. C'est dans ces moments là que je me sens vivant !"

Ça m'a agacé de lire ça. Fait réagir. Je me suis demandée pourquoi. Mais en fait, je le savais. Pourquoi faut-il donc à certaines personnes de se sentir mal pour se sentir en vie ? Bien sûr que dans ces moments-là, on ressent tout plus fort qu'autrement. Bien sûr que le corps, le coeur, la tête nous font mal. Bien sûr, que quand tout nous fait mal, je suppose, je peux concevoir qu'on se sent plus en vie. Je l'ai vécu.

Mais non.

Non, non et non. Il ne faut pas vivre la souffrance comme quelque chose de précieux. Il ne faut pas la vivre comme si on la chérissait. Parce que si on fait ça, on la recherchera, inconsciemment peut-être, cette douleur. On voudra la reproduire pour avoir un trip, son fix. On voudra qu'elle revienne pour sentir qu'on n'est pas mort. Mais, ce n'est pas ça la vie. Il y a tellement d'autres moyens de se sentir en vie. Prendre soin de soi, s'affirmer, avoir confiance, poursuivre ses projets et ses rêves... Il y a mille et une façons positives de sentir pleinement vivant. Des façons autres que la souffrance. Alors de lire ça, ça m'a choquée. C'est comme une éloge à la souffrance. Je veux bien qu'on l'accepte. Puisqu'elle existe, elle est là, que parfois ça arrive, la vie est moche. Mais je ne veux pas qu'on l'élève plus haut qu'elle ne le mérite. Parce qu'un début de sérénité, ça aussi, ça fait sentir vivant. Et ça n'est pas dommageable. Au contraire.

Voilà That guy ce que j'avais à dire ! Je ne t'accuse surtout pas. Tu es jeune. ;) Mais je voulais en parler. Parler de ça. De cette recherche du malheur. Pour penser qu'on est vivant. D'ailleurs, j'ai déjà une autre idée de texte dans le même genre.... Anyway, ça me semblait un peu long pour te répondre le tout dans un autre commentaire direct sur ton blogue ! Héhé !

jeudi 9 septembre 2010

Pourquoi la 40 ?

Je suis fatiguée. Épuisée presque. Pourtant, je n'ai pas réussi à faire une sieste digne de ce nom depuis mon arrivée qui date de bien peu. Mais commençons par le début.

J'ai mal dormi hier soir. Ma gorge me torturait. Ce matin, il m'a fallu me forcer pour déjeuner. Oh ! j'avais faim. Mais quand, même respirer est difficile, ou juste avaler sans rien avoir dans la bouche, imaginez avoir de la nourriture qui va se frôler à toute l'infection bien placée dans le fond de la gorge ! Bon, ne l'imaginez pas, c'est atroce.

Après, ça  a été la route. Longue, longue la route. Pluvieuse la route. Longue je vous dis. Et de la pluie, de la pluie. Rendue à Québec, j'étais déjà complètement amorphe et utilisons un mot bien français, vedge. Complètement. D'où mon titre. Je m'explique. Comprenez-moi, je n'ai rien contre ceux qui prennent l'autoroute 40 pour faire un Montréal-Québec et vice versa. Moi, c'est la 20. C'est tout ! J'ai la 20 tatoué en moi. Bon,  façon de parler.... Mais vous comprenez ! Et là, allez savoir pourquoi, j'étais si vedge, je me suis retrouvée sur la 40. Sans m'en apercevoir ! Il a fallu que je fasse un petit bout de chemin avant de trouver que c'était ben vert autour de moi, qu'il n'y a pas de vert vraiment à Québec quand on se dirige près du pont Pierre-Laporte. Et là, j'ai vu la maudite pancarte. 40 ! Arrgrghh ! Ben oui, la fille tellement vedge sait qu'elle suit les pancartes pour la 40, mais ne réalise pas avant d'y être que c'est là qu'elle s'en va. Oui, je sais, je sais, anecdote passionnante. Tant pis ! À ma décharge, je suis bourrée d'advils. Vraiment bourrée. Y'a que ça qui me fait ne pas me trancher la gorge avec une scie. Et aux deux heures les advils. Sinon je meurs. Et oui, c'est un médecin lui-même qui m'a recommandé ça l'an dernier quand j'ai eu des problèmes de gorge. Problèmes qui ont perduré et m'ont fait craché du sang tous les matins pendant quelques mois, soit dit en passant.

Ensuite, je suis arrivée chez moi pour découvrir qu'on avait oublié de me laisser mes clés (la voisine qui gardait le chat). Donc remets toutes mes choses dans la valise (puisque j'avais tout sorti) et go pour aller chercher les clés. Au point où j'en étais d'épuisement, je crois qu'on m'aurait parlé du sort de la banane ou de la problématique des baleines à bosses (oui, je sais, des exemples percutants), j'aurais pleuré ma vie au complet. Vraiment. Bien entendu, en vraie freak, j'ai quand même pris soin de défaire la grosse majorité de ma valise avant de prendre ma douche et d'aller me coucher ! Oui, sans commentaire...

Et j'en étais là. À ce sommeil so so que je viens d'avoir. Et j'ai faim. Mais faim. Je n'ai rien avalé depuis le déjeuner (exercice de torture) sauf un orangeade et un cappucino glacé. L'avantage des deux étant qu'ils sont froids et liquides. Va falloir que je me résigne à manger et à me torturer par le fait même. La douleur est quand même un peu moins pire que ce matin. Je croise les doigts pour que ça se pousse au plus vite.

Oui, je sais, j'en dis des affaires banales aujourd'hui. Quand vous savez le dîner de quelqu'un, c'est qu'il y a un genre de too much information. Tant pis, c'est mon blogue pis mon chialage pis mon besoin de sortir tout ça.

Mais parce que je vous aime, je vais vous laisser sur une jolie note. Vous semblez avoir beaucoup apprécié mes photos de Charlevoix. Charlevoix étant terminée, moi étant de retour à Montréal, je vous suggère des photos de ma ville.  Pour faire différent un peu. Pis parce que j'aime ça la photo. Beaucoup. Pas comme les mots. Mais bon. Beaucoup, beaucoup. Et voici donc Montréal. Dans tout son trash.




mercredi 8 septembre 2010

En réponse au labyrinthe...

La vie est parfois bien étrange avec moi. En ce sens, qu'il m'arrive parfois quelques hasards assez impressionnants. De mon regard à moi. Il m'est arrivé de lire le nom d'une femme à qui j'avais fait une demande de stage la journée même dans l'agenda de quelqu'un assis à côté de moi (je l'ai eu... le stage, pas l'agenda). Il m'est arrivé de tourner la page de mon calendrier avec une image de Londres la journée précise où j'allais réserver mon voyage pour là-bas (et il y a quand même 365 pages dans ce calendrier...). Vous comprenez un peu le principe !

Aujourd'hui, mon texte précédent le dit, je réfléchissais sur cette faculté que j'ai de vouloir un peu trop croire. Ou de chercher le mieux parfois. Ça n'a pas toujours été le cas. Mais de plus en plus, on dirait que je développe ce réflexe-là. Et dans mon texte, je ne comprenais pas ma stupidité qui me poussait à croire vite et rapidement versus mon cynisme qui me protégeait un peu.

Puis, cet après-midi, alors que je faisais quelques pas sur le sentier des amoureux (oui, c'est bien son nom), j'ai vu ceci.


Et voilà. Voilà en une citation ce que je tentais d'exprimer. J'ai de l'idéalisme en moi. J'ai envie de plus. Je veux croire en plus. Je veux avoir plus. Je veux penser qu'il y a mieux. Je ne veux pas arrêter de chercher. Je veux tout idéaliser. Bon, ok, tout, c'est extrême. Mais parfois, il faut un extrême pour mieux comprendre. Parfois, il faut plus pour arriver exactement dans le juste milieu. Sur la terre pour tout idéaliser. Rien de moins.

Je l'ai déjà dit. Je ne suis pas mesurée. Sauf à la hauteur de ma démesure. Tant pis. Il faudra que je l'accepte. Que j'apprenne à me protéger comme je peux et que sinon, je largue les amarres vers ça. Parce que c'est ce que je suis. Et tant pis, si ça fait de moi une personne un brin naïve à l'occasion. Tant pis, si je dois prendre un brin de cynisme pour me protéger de ça. Je suis plus grande que nature.

***

Sinon, puisque vous aimez mes photos d'ici et que je vous ai affreusement négligés hier (j'en ai tellement des belles en plus !), en voici une. De ce midi. Qui montre l'ambiance fantômatique et pluvieuse de Charlevoix depuis ce matin. Car oui, le déluge est commencé. Léger, mais quasi continuel.

Le labyrinthe

C'est étrange parce ce midi, dans le traversier qui me menait à l'île-aux-Coudres, j'ai écrit ce qui suit. Et Je trouvais dommage de me frapper à plusieurs murs. Et bien cet après-midi, la vie m'a donné une réponse. Qui même si elle ne résoud rien m'a semblé bien sympathique et comment dire, juste au bon moment. Comme quoi Patty avait raison dans ces commentaires sur un autre blogue. Comme quoi, je suis un brin téléphatique.

Voici donc le texte de ce midi.

Le deuxième suivra dès qu'il sera écrit. :)

Je suis une naïve cynique. C'est mon constat.

Mais qu'est-ce que ça veut dire ces opposés ?

Ça veut dire que je crois vite et fort. Mais que je désenchante aussi bien rapidement.

Avant, quand ce moment-là arrivait, je m'acharnais. À voir le bon, à voir la beauté, à croire ce qui n'a pas de sens.

Maintenant, je ne sais plus. Je ne veux ni que la naïve gagne ni la cynique. Je joue en eaux troubles. La naïve est un peu stupide. La cynique est dure et froide. Alors il ne me reste rien. Qu'à avoir un peu confiance en la vie. Sauf que j'ai des sirènes d'alarme dans les oreilles. J'ai des marques du passé sur le coeur. Alors, je sais encore moins.

Ce que j'écris, on dirait un labyrinthe. J'explore une voie, un mur ! Un questionnement, autre mur. Une possibilité, toujours un mur.

La vérité, c'est que je veux trop. Alors je joue risqué. Et moi, dans les risques, je deviens souvent faible, je perds souvent la face.
Non, ce n'est pas maintenant que je vais sortir de ce labyrinthe-là...

Les regards (des hommes‏)

Vous le savez si vous me lisez régulièrement, les regards m'obsèdent. Je trouve qu'on y voit beaucoup. Parfois trop, parfois pas assez. Mais on y voit un monde. Le monde qu'on sent, qu'on imagine parfois, qu'on devine, dans le regard de l'autre. Et il arrive, que pendant un bref moment, ce monde, ce soit nous. Que nous.

J'en ai eus quelques regards comme ça. Des regards de désir, des regards d'amour, des regards d'admiration, des regards qui disaient ma beauté... Des regards lorsque j'avais les lèvres trop rouges, des regards entre deux souffles, des regards qui se perdent. Puis, il y a les absences de regard, les regards qui évitent, les regards qui mentent. Des regards, j'en ai une petite collection que je m'amuse à sortir lors des froides soirées d'automne.

Je ne sais pas si je suis la seule à me plaire tant dans les regards. À les aimer ainsi. À m'en presque gênée lorsqu'un regard s'appuie longuement sur moi. Comme une caresse amoureuse. Comme une main de soie. Sur ma jambe, sur mes lèvres, dans mes yeux. Il y a dans les regards un monde qui n'a pas de frontières.

Mais la vie n'est pas un simple regard. La vie, souvent, elle commence après les regards. Ou par les regards. Et ensuite, on ne sait pas, on ne devine pas. Mais ça ira vers l'ailleurs. Vers un monde. Qu'on sent, qu'on imagine mal ou qu'on devine. Ou ça n'ira nulle part. C'est selon...

La nuit, les articulations dansent (le jour aussi, mais bon)

Je ne sais pas comment il se fait que je survive à ma nuit. Mon corps est un immense amas de douleurs. J'ai un rhume. Que dire... un gros rhume. Mais musculaire et de gorge seulement. Rien d'autre. Quoiqu'il y a aussi la fièvre, les étourdissements, les maux de coeur... C'est amplement assez disons.

Ma gorge si fragile qui attrape tout... Et toutes mes articulations me font souffrir. En a-t-on autant ? Réellement ? Quant à ma gorge, elle me fait penser à une caverne de feu. Je ne sais pas comment il se fait que je survive à ma nuit...

Si je garde un semblant de moral ? Bah ! non. Du tout.

Et en plus, mes advils s'épuisent. Je les prends à dose quasi homéophatique pour tenir jusqu'au matin.

Si j'ai autre chose à dire. Oui. Mais je retourne me coucher. Tenter encore un peu de sommeil.

mardi 7 septembre 2010

L'écriture

L'écriture m'emporte. Me rend volubile. Me libère. M'explose. Me réchauffe. M'enrobe. M'enivre. Me saoule carrément. M'excite. M'allume. M'éteint. Me saisit.

Quoi de plus savoureux que de trouver le mot parfait ? Quoi de plus jouissif que de tourner une phrase trop joliment ? Un plaisir gratuit. Envahissant. Obsédant. Patient. Tête en l'air. Fort. Brutal. Violent. Doux. Presque de l'amour.

L'écriture, je la vis. Je la survis. Je la laisse vivre. Me pénétrer. Je la laisse prendre la place. Se charger de tout. Me décharger du reste. M'embellir. Me magnifier. M'enlaidir. Me saisir. M'épanouir.

Les mots sont des perles. Des écrins. Des baisers volés. Des cachottiers. Des peureux. Des valeureux. Des vaincus d'avance. Quelque chose de précieux.

Les mots, je les aime d'un amour qui fait presque mal.

lundi 6 septembre 2010

Auto-censure

C'est rare que je pense trop à la censure sur mon blogue. Je l'avoue, j'ai assez de doigté avec les mots pour m'en servir et bien en jouer. Raconter sans trop dire. Parfois, je pense à la censure des autres. La trouve souvent bien élastique. Avis personnel. Puis, voilà, que je suis confrontée à moi-même...

Des choses que je voudrais dire plus franchement, des aveux, des histoires, des tranches de vie. Et jouer avec les mots n'a plus la même couleur. C'est un peu plus fade. Un peu moins franc. C'est plus difficile de partager. Ça n'arrive pas souvent. Mais ça arrive. Je m'auto-censure. Presque par contrainte et non pas par choix délicieux et jeu agréable.

Qu'aurais-je à dire là qui demande à franchir mes lèvres ? Mais je ne vous le dirai pas voyons. Et vous le savez. Les détails trop personnels, j'en suis avare. Par choix de garder mon intimité. Par soucis de non-identification. Par pudeur. Parce que ma vie, c'est la mienne.

Mais voilà, parfois, il y a des mots. Quelques-uns. Qui se bousculent aux lèvres et caracolent autour de moi. Me narguent. M'embêtent. Me font rire un peu tout de même.

Les mots, ce sont des délices qu'on ne peut pas toujours cueillir.

Ma journée en mots et images

J'ai eu une journée superbe. Dehors en majeure partie. Parce qu'ils annoncent un déluge sur météo média pour mercredi et aussi jeudi (jour de retour). Alors je maximise. En croisant les doigts pour que ça change. Sinon, ça me laissera plus de temps pour écrire.

Aujourd'hui, je suis allée au Parc des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie. That Guy, tu devineras peut-être la suite... Je me suis tappée le sentier l'Acropole-des-Draveurs ! Oui, monsieur ! Bon, j'ai arrêté un peu avant le 2e sommet (je me suis dit que le 1er était amplement beau... entre autre !), mais l'exploit mérite quand même d'être souligné. Parce que ça monte pas à peu près. Et puis, j'ai quand même pas mis trop longtemps à y arriver. Plus que toi That Guy (maudit malade mental d'ailleurs !) qui nous a compté l'avoir fait il y a quelques jours. À ma décharge, j'ai quand même 12 ans de plus que toi. Matante rocks ! Ahahahahah ! Ben non, je ne suis pas matante. On se comprend... !

Pour ceux qui ne veulent pas se tapper tout ça, la facilité :


Sur la route du retour, le ciel me faisait même de l'oeil :


Non, vraiment, un sentier magnifique. Mais si vous me demandez si je veux le refaire demain... No. Hell no ! :) Un autre moment donné disons. Mais le pire, c'est que ça fait vraiment réaliser que je suis beaucoup plus en forme depuis que je suis une coureuse. Meilleur souffle et jambes de coureuse à l'appui !

Après lent retour en voiture. Les chemins là-bas, presque aussi tortueux et montant/descendant que les montagnes ! Mais, c'est la voiture qui force. Donc mieux, beaucoup mieux. Plus facile à tout le moins.

J'ai fait un arrêt à La Malbaie. Principalement arrêt photos/contemplation. Partout dans les environs, ça appelle à la contemplation... C'est exactement ce que je voulais.

Cette photo-ci n'est pas ma plus jolie. Mais je trouve que question contemplation de l'univers, c'est bien :


On dirait juste le calme en image.

Après, je me suis de nouveau arrêtée sur la plage où je suis. C'est si beau ce coin de vie. Je pensais écrire un peu. Assise sur un banc au bout du quai. Mais je n'arrive pas à écrire sur la plage. Je marche, je respire, je m'assoie, je pense, je savoure, je prends des photos, je vis... Mais je n'écris pas. Je contemple. À l'extérieur et aussi un peu à l'intérieur de moi. Et même s'il y a de petits nuages qui se pointent, c'est plutôt la grande éclaicie que je remarque. Quant aux nuages à l'extérieur, ce sont des chef d'oeuvres pour photographe. Les cieux sont merveilleux à mettre en images.


Maintenant, je suis de retour au studio. J'ai soupé. Une bonne coupe de vin m'accompagne (la bouteille ?... claquée comme je suis, je serais bien fin saoule... on verra). Et je refuse de me casser la tête. Je fais juste prendre le beau dans ma vie. Et j'aime.

Presque en pause

Je suis sur mon balcon. Je mange mes céréales, boit mon jus d'orange. C'est un peu frais. Mais le soleil est magnifique. Je peux voir un coin de fleuve en arrière-plan.

C'est fou comme j'ai juste bien dormi. Bon, j'avais sans doute le matelas le plus inconfortable au monde. Sans conteste en fait. On dirait dormir comme sur des briques. Ou presque. Mais ça n'a pas gâché mon plaisir de sommeil. Et surtout le plaisir de ne pas me lever pendant la nuit. Même pas pour aller aux toilettes. Ni pour angoisser, lire, écrire, internet ou quoi que ce soit d'autres qui soit à ma portée.

Je m'excuse pour les chroniques du quotidien. Mais c'est ainsi que je le sens ce matin. Que je le sentais hier soir.

Aujourd'hui, je m'enferme dehors. Faut. Parce que pour les prochains jours, on annonce rien de moins que du déluge. Tant pis j'écrirai, je corrigerai mon roman et je vivrai tranquillement. Pourvu qu'on me laisse quand même une ou deux éclaircies d'une trentaine de minutes ici et là. Sinon, je prendrai ma voiture, me stationnerai devant la plage et prendrai le ciel noir en photos. Et j'écrirai dans mon fameux carnet.

Je raconte tout, je raconte rien. Je savais qu'être ici m'amènerait une certaine contemplation. De paysages, oui, mais aussi de ma vie. Et j'ai quand même plusieurs choses à y contempler. À penser. À laisser aller. La vie est un processus mystérieux. Là, je suis en semi-pause. Quelque part ailleurs.

Et je rentre à l'intérieur du studio. Le temps de me préparer à découvrir le monde !

dimanche 5 septembre 2010

Tranches de vie

En ce moment, je dois avoir des restants de couleur homard sur le corps. Habituellement, je ne suis pas celle qui prend les douches les plus chaudes. Mais là, ça s'imposait.

Je suis perdue quelque part dans Charlevoix. Je viens de m'ouvrir une bière. D'ici of course. Et j'ai envie d'écrire. Après tout, ne suis-je pas venue ici en partie pour ça ?

Il fait chaud. Vraiment chaud. Ça compense pour les quelques frissons tout à l'heure lorsque j'ai pris une longue marche sur la plage. Je me suis gavée de beauté. Ainsi que mon appareil-photo. Qui m'avait démangé toute la journée. Bon, j'avais bien pris quelques photos un peu plus tôt. Mais seulement en conduisant et pour le hasard de voir ce que ça pourrait donner. J'aime faire ça. Ne pas toujours prévoir la photo. La laisser se créer d'elle-même.

La bière est bonne. Pas trop forte. Un léger goût d'épices.

Je suis seule. J'ai fermé tous les stores et allumé 2 lumières. C'est un peu en apesanteur comme sensation. J'ai vraiment l'impression d'être très loin de tout. Mais ce n'est pas le lieu qui fait ça. C'est moi. Quand je suis dans un hôtel, seule à l'étranger, je n'ai aucun problème à être seule. Ni chez moi. Je ne dis pas que j'en ai ici. Mais d'être seule dans un hôtel au Québec m'a toujours fait une drôle d'impression.

La journée a été longue. Pas longue pour me plaindre. Juste longue. Comme le sont parfois les journées. Parce qu'on a peu dormi. Des choses qui arrivent. Parce qu'on a fait plusieurs heures de voiture. Faut bien se rendre. J'ai bien aimé la route aujourd'hui. Pour le temps de penser, pour le temps de chanter à tue-tête. Le temps de regarder aussi. Le temps d'arrêter quand je veux. Un cappucino glacé, un arrêt toilette, un dîner, quelques photos...

J'ai dîné d'un sandwich et d'une soupe. À côté de gens qui ont certainement eu aujourd'hui la conversation la plus ennuyante de la planète. Les mots étaient gauches. La femme a dit quelque chose. L'homme n'a rien compris. Il a dit la même chose plus tard. La femme a acquiescé de façon laconique. Même les silences avaient l'air ardus et pénibles. Qui sait que les silences peuvent se révéler délicieux si on choisit la personne avec laquelle on les partage. Ce n'était pas leur cas.

Il y a eu la plage aussi. Magnifique. Où j'ai marché longuement. Pris de nombreuses photos. J'aime le fleuve. D'un amour inébranlable. J'aime ses couleurs, ses textures, ses nuances, ses humeurs. Ça vide la tête. Non pas que j'aie tant de négatif à vider en ce moment. Mais ça fait du bien. Respirer, regarder, ne pas trop penser, prendre des photos.

Les bruits de fond du studio sont étranges. Vous savez ces bruits qui font que l'on est jamais plongé dans un silence complet...

J'ai hâte de me lever demain matin, de sûrement ouvrir ma porte, de faire quelques pas à l'extérieur et d'aller voir le fleuve. Qui n'est vraiment pas loin.

Mes vacances se poursuivent fort bien jusqu'à maintenant. Agréables et simples.